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Rêveur

Rêveur
On dit que la guerre commence avec les armes. Mais elle commence bien avant. On dit que la guerre est humaine. Mais elle est surtout omniprésente. Elle est là avant les cris, avant les uniformes, avant les camps. Elle est dans ces brebis qui s’entretuent pour un territoire. Elle est dans les plantes qui s’empoisonnent entre elles pour survivre. Elle ne regarde ni le sexe ni l’âge. Elle rafale tout sur son passage. Elle change le cours de la nature. Elle kidnappe les enfants de leur enfance et les force à devenir adultes trop tôt. Elle change le cours de la vie. Les parents se retrouvent à enterrer leur petit. Vous savez ce qu’elle m’a dit, la guerre ? Qu’elle touche tout le monde. Tous les êtres vivants. Chaque âge. Chaque sexe. Qu’elle aussi, elle aime. Qu’elle ne détruit pas par plaisir. Mais vu qu’elle n’a pas le choix d’être ce qu’elle est, elle finit toujours par tout détruire. Elle m’a dit qu’elle n’est pas la seule à être comme ça. Elle m'a dit qu’il existe aussi la gravité, la même qui ne trie jamais, celle qui attire vers elle tout et n’importe quoi. Les carnivores comme les herbivores, les ventres pleins comme ceux qui ont les os sur la peau, les riches, les pauvres, les
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Rêveur
J’avais un ami tout con, tout bête. Il disait que l’homme le plus égoïste de l’histoire était le premier à avoir dit : « Ici, c’est à moi. » J’avais un ami tout con, tout bête. Il avait toujours des billets sur lui. Il disait qu’il avait pris l’habitude de payer comptant en étant fâché. J’avais un ami tout con, tout bête. Il disait que lui, au moins, c’était un vrai procrastinateur : il ne remettait jamais à demain ce qu’il pouvait faire la semaine prochaine. J’avais un ami tout con, tout bête. Il disait être le plus égoïste, alors qu’il était le plus généreux. Il disait qu’agir par empathie, c’était : si j’étais à sa place, je voudrais que quelqu’un m’aide ; si c’était moi… si ça avait été mes proches… Et donc, pour lui, ça revenait à agir par égoïsme. J’avais un ami tout con, tout bête. Il disait vouloir trouver la femme de sa vie. Il disait souhaiter qu’elle soit plus jeune que lui. Il disait que les statistiques démontraient que les hommes vivaient moins longtemps que les femmes, en moyenne, mais il voulait se donner toutes les chances de mourir avant sa bien-aimée. J’avais un ami tout con, tout bête. Il disait être fasciné par les beaux parleurs, les manipulateurs, les escrocs
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Elle m’a dit qu’elle ne m’aimait pas, ma bien-aimée. J’ai compris que lorsque l’on se regardait, j’étais le seul à être charmé. Elle m’a dit que je ne pourrais pas, que je ne pouvais pas l’aimer comme elle voudrait être aimée. J'ai répondu qu’elle n’avait qu’à ordonner et j’exécuterais ; qu’elle n’avait qu’à exiger et j’exaucerais. Elle m’a dit qu’entre nous, ça ne pourrait pas marcher. Je lui ai dit que j’étais prêt à courir. Elle m’a répondu non, que je devais respecter sa décision. J'ai dit à mon cœur de ne pas s’affoler, et à mon cerveau de se dépêcher. J’ai dit à mon cœur de se calmer, que l’on finira par l’avoir, notre bien-aimée. J’ai dit à mon cœur de nous laisser le temps, à moi et à monsieur cerveau, de devenir ce que l’on n’est pas pour être ce qu’elle veut que l’on soit. J’ai dit à mon cœur de ne pas s’inquiéter : avec ça, c’est sûr, elle va nous aimer.
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Elle avait toujours peur de moi quand je lui posais une question. Elle changeait de place quand je m’asseyais à côté d’elle, alors que j’avais toujours été gentil. Je sentais la peur dans son regard quand elle me parlait. Pourtant, je ne comprends pas, j’avais toujours été gentleman avec elle. Un soir, on était tous seuls dans un bus, dans ce même bus, et c’est comme si elle était devenue plus apte à me parler. Elle avait même plus peur que d’habitude, mais cette fois-ci, elle était plus ouverte d’esprit, plus apte à discuter. Là, elle m’a dit qu’elle était gardienne forestière, qu’elle sauvait les animaux, qu’elle s’en occupait, qu’elle aimait beaucoup les animaux. Mais, pour quelqu’un qui disait aimer les animaux, elle avait toujours d’autres chats à fouetter quand je lui proposais un rendez-vous. Elle avait toujours quelque chose de prévu. Et je me suis rappelé avoir entendu dire que la galanterie n’était plus à la mode, qu’elle s’était fait remplacer par la barbarie. Que les gentlemen s’étaient fait détrôner, avaient perdu la première place face aux «bad boys». Et donc je me suis dit : la prochaine fois que je la croiserai, je ne l’accueillerai plus avec « Bonjour, comment alle
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Vous dites souvent que « les médias parlent de ce que le public veut voir ».Mais si c’était vrai, comment expliquer qu’en 2025, le sport féminin reste presque invisible ?Peut-être que le public ne le demande pas parce qu’on ne le lui montre jamais. Je comprends vos contraintes : les audiences, les contrats publicitaires, les chiffres. Oui, le sport masculin attire plus de monde. Mais cela ne justifie pas d’enfermer le sport féminin dans l’ombre.L’intérêt du public, ça se construit. Et ça, c’est votre rôle. Vous dites que les chiffres ne mentent pas. Alors regardons-les ensemble.Selon l’UNESCO, en 2023, seulement 4 % de la couverture médiatique mondiale concernait le sport féminin. Au Canada, à peine 8 % des articles sportifs mentionnent une athlète. Pourtant, les femmes représentent près de 45 % des participants actifs dans les clubs et fédérations. Comment peut-on justifier un tel écart ? Et ne dites pas que “le public ne regarde pas”. La Coupe du monde féminine de football 2023 a réuni plus de 2 milliards de téléspectateurs à travers le monde. Lors de la finale de l’US Open 2021, plus de 9 millions de Britanniques ont regardé le match en direct, soit davantage que pour la finale
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Je me sentais tout gluant. A trop tourner autour du pot, elle avait fini par me pousser dedans. J’ai voulu faire comme si de rien n’était, mais même mon calme sonnait faux. Ce soir-là, j’ai compris que j’allais prendre. Cette soirée la elle ne macha pas ses mots. Elle avais la langue légère et tranchante. Elle n’a pas fait de scène. Elle a juste marché, et j’ai suivi, comme si mes pas savaient déjà où l’on se dirigeait. Elle m’avait amené sur le banc du parc pour me dire ses 1000 vérités. Elle a posé ses mots comme on pose des preuves sur une table. Et moi, j’étais là, assis, sans défense, à attendre le verdict. Tu es un homme sans couilles Rêveur. Même pas capable de dire a une femme que tu l’aimes. Tu a laissé passer ta chance. Rêveur. Pragmatique m’a déclaré sa flemme. Je n’avais pas été surpris par cela. Elle était certes de classe noble, mais elle avait toujours eu le comportement d’une ouvrière. Ses mots, sortant de sa bouche, ne m’avaient pas surpris. Elle avait passé toute la soirée à me faire comprendre qu’entre elle et moi, ça ne marcherait pas. Même si j’avais arrêté de rêver et que je commençais à agir. Même si j’avais décidé de me transformer en homme. Même si j’avais
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