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Nwar

« Nos épreuves sont individuelles, elles tissent notre toile, notre identité. Leur accumulation construit ce mirage changeant que nous appelons "je" ; à la faveur de nos joies et de nos déceptions, nous donnons un sens au passé, le transformons en leçons [...], parlant avec orgueil d'expériences.
Notre propre parcours, notre empathie nous permettent cependant de partager l'expérience d'autrui, de compatir ou de désapprouver. Nos avons traversé des situations comparables et le langage, allié imparfait, nous permet de jeter des ponts par-dessus l'abysse de nos différences.
Mais la vérité, c'est que nul n'éprouve l'acuité des perceptions de ses semblables, ne les comprend véritablement pour les avoir vécues. Nos conceptions se rejoignent quand même, permettant la construction d'un monde commun. Cependant, il existe un monde éminemment personnel dont les mystères et la puissance sont à jamais inaccessibles. [...]
Il existe une sensation que tu ne pourras jamais concevoir de toi-même [...] Une différence fondamentale qui nous fascine tous et que nul ne peut décrire convenablement. Un ressenti d'une puissance écrasante, inaccessible autrement que par la litane. »

Port d'Âmes, Lionel Davoust.

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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Nwar

(À partir de "L'horloge" de Baudelaire)

Il la regarda, de son air impassible,
Se pencha sur elle, murmura " Souviens-toi ! "
Fascinée, inquiète, elle tressaillit d'effroi
D'être le coeur pur qu'il prenait pour cible.

Elle chassa son émoi, sonda l'horizon,
Tenta de fuir Ses perfides coulisses.
De vives couleurs dansaient en délice
Automnal ; d'Or se dessinait la saison.

Elle voulut rester, même une seconde,
Voilée, sourde à la rudesse de Sa voix.
Mais fort, Il la tint et cria : " Autrefois,
Tu consentais à des voeux plus immondes ! "

Sortant Ses griffes, Il cracha " Esto memor ! "
Et tout autour de sa perfide langue,
Ses crocs défiaient les plus impures gangues -
Pourtant, devant elle, le Soleil était d'or !

Soudain cruels, Ses yeux devinrent avides,
Comme s'ils menaçaient d'enfreindre toute loi.
Elle souffla avec rage " Par pitié, tais-toi ! "
Ferma les yeux, s'abandonna au vide ;

Racheta son âme, condamna le Hasard,
En silence, pria le ciel, la Vierge,
Laissa le Mal, retourna vers l'auberge,
Et fit sèchement : " Maintenant, c'est trop tard ! "
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Défi
Nwar
Comme l'imposait le défi de Phoenix-blanc, ce texte fut écrit sur Audiomachine - Being Alive
(→ https://www.youtube.com/watch?v=vH_gcp0GEbc)
Bon... je l'avoue, j'ai tellement aimé cette musique que j'ai poursuivi l'écriture sur Audiomachine - Wars Of Faith
(→ https://www.youtube.com/watch?v=3GjNX7jcLK0), de quoi donner une note plus nostalgique à l'intrigue.


↓ ⚠ SPOIL ! ↓


J'ai adoré écrire ce texte. Lui et la musique m'ont littéralement happée - durant un jour entier - dans un autre monde, si puissant, légendaire et tragique, que je ne voulais plus le quitter. Je souhaitais rester auprès de Slayne, conter son retour au château - adulé par les Siens, alors que lui aurait été si rompu et las. Mais il y a des rencontres qu'il vaut mieux garder courtes ( mais intenses ).
Ce fut un beau défi.


Couverture : Linhsiang → https://linhsiang.deviantart.com/gallery/
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Défi
Nwar



Je suis le cadeau de ses quinze ans ; le profil d'un petit oiseau d'or pur dont les ailes déployées sont serties d'émeraudes. Symbole de Liberté, je m'efforce de lui porter bonheur chaque jour. Elle me serre quand le doute, la colère et la tristesse l'assiègent, m'embrasse tendrement lorsque la chance lui sourit enfin.
Chaque matin, j'attends sur sa table de chevet qu'elle se lève ; j'ai veillé toute la nuit.
Elle m'a perdu, une fois - une seule. J'avais glissé sous un meuble, que voulez-vous ? Impuissant, j'avais senti sa détresse, perdu ma fierté. Quelle fut notre joie lorsqu'elle remit la main sur moi !


Les années ont passé, mais je suis toujours accroché à ses vêtements, du côté du cœur. Son doux parfum fleuri ne me quitte pas. Je connais tout d'elle. J'ai assisté à tous ses espoirs, ses doutes, ses craintes, ses joies, ses peines.
J'arbore fièrement son histoire, peu importe que l'âge l'ait rendue aigrie et triste. Sûrement repense-t-elle à sa jeunesse lorsqu'elle me sourit ; au temps qui passe et passera toujours, à ses quinze ans déjà bien loin derrière nous. Elle me prend dans ses mains rugueuses, me regarde avec émoi, fait glisser ses doigts meurtris sur mes contours et m'admire comme si l'usure ne comptait pas ; car moi aussi j'ai vieilli, j'ai perdu quelques-unes de mes gemmes. Mais qu'importe si je n'ai de valeur que pour elle ; je suis son emblème.


Même dans la tombe, à ma place, posé sur son coeur éteint, je serai le symbole éternel de sa vie ; je l'accompagnerai dans son repos. Et lorsqu'elle ne sera plus que poussière, je demeurerai fidèle à ce qu'elle fut autrefois, je me souviendrai d'elle alors qu'elle aura tout oublié de moi.

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Questionnaire de l'Atelier des auteurs

Pourquoi écrivez-vous ?

L'écriture est pour moi un moyen de se confronter à soi-même et au Monde, de faire surgir les émotions, quelles qu'elles soient.
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