Chacrou
Les plus lues
de toujours
Voici un recueil contenant plusieurs nouvelles, organisées en partie selon les personnages mis en scène. Le style varie en fonction des personnages; le récit pourra être d'un point de vue personnel comme d'un point de vue externe, et chacun aura son propre ton.
Dans le monde d'Etherin, de nombreux peuples de différentes espèces se côtoyaient, de manière pacifique ou non. De puissants guerriers et mages écrivaient leur propre légende, tandis que d'autres étaient oubliés malgré leurs actes héroïques... Sont regroupés ici des journaux, carnets et mémoires de diverses personnes, nous permettant de mieux comprendre ce monde désolé, ravagé.
Dans le monde d'Etherin, de nombreux peuples de différentes espèces se côtoyaient, de manière pacifique ou non. De puissants guerriers et mages écrivaient leur propre légende, tandis que d'autres étaient oubliés malgré leurs actes héroïques... Sont regroupés ici des journaux, carnets et mémoires de diverses personnes, nous permettant de mieux comprendre ce monde désolé, ravagé.
10
1
11
25
Voici un petit recueil d'aventures tournant autour de Symmycète, un druide vivant dans un monde sauvage. Monde dans lequel les tribus orques se font continuellement la guerre, et où la nature n'est pas plus hospitalière. Seuls les plus forts survivent, jusqu'à ce qu'ils deviennent vieux et que de plus forts prennent leur place.
4
10
4
15
Défi
An mil quatre-cent quatre-vingt-et-unze, dix-septième jour de septembre. Aujourd'hui, j'ai pu apercevoir chez mon ami la plus fantastique des bêtes que Dieu ait sans doute créée. Cette curiosité trônait dans le jardin, une masse grisâtre aussi forte qu'un taureau, aux yeux vitreux, qui paissait aussi paisiblement que n'importe quel mouton ! Muni de quatre pattes épaisses comme des troncs d'arbres, ses griffes étaient rondes. Le plus étrange est encore sa dentition. Il possède des dents semblables aux autres herbivores, mais deux immenses canines plus tranchantes que celles du lion sont fichées sur son museau, sortant de son crâne ! Cependant, ses yeux sont assez petits, plus petits que ceux des chevaux, malgré son immense carrure. Sa vue me semble assez mauvaise aussi, et des plis de peau lui retombent sur les yeux comme de lourdes paupières. Le Ciel a sans doute voulu cela pour le pourvoir plus ailleurs. C'est alors qu'une chose extraordinaire s'est produite : l'animal a soufflé, tapé du pied comme nous le ferions dans la colère, et s'est élancé sur un ouvrier qui passait trop près. L'homme partit aussi vite en courant, mais la bête allait bien plus vite. Elle est sans doute plus
5
5
1
1
Défi
Le temps et la marée n'attendent personne. Marchant le long de la grève, je replonge dans mes souvenirs que le temps me vole. La vague qu'est ma vie, le travail et mes devoirs, m'emportent et me noient. Je ne peux sortir la tête pour reprendre haleine aussi souvent que je le voudrais ; c'est dans un moment comme celui-ci que je profite de revoir l'écume de mes souvenirs sur la crête de ma vie. Le temps passe sans que je puisse le rattraper; tel un fleuve, il suit son cours. Le sable crisse sous mes pieds, la mer vient me frôler. Je me remémore une perle que ma vague a portée. Je n'ai cependant pas réussi à la garder, et elle s'en est retournée à l'océan, au gré des courants. Son doux reflet nacré n'illuminera plus mes eaux, ne laissant que des couleurs un peu plus fades. Ce jour reste dans ma mémoire tel un orage. Je lève la tête, le ciel se couvre. Je ne tarderai pas à rentrer. Je veux cependant rester le plus longtemps possible. La marée remontera bien assez vite, me coulant à nouveau dans ses eaux. Ma perle était des plus éclatantes : sa teinte légèrement bleutée, sa surface irisée, l'ensemble était parfait. Et elle chantait. Elle chantait de douces mélodies, qui résonnaient à m
3
1
0
1
Défi
Un vaste mouvement circulaire C'est la trajectoire planétaire. Né d'un désir qui empresse Et qui les emplit d'allégresse. Chacun s'attire sans se toucher, Ils n'arrivent pas à se rapprocher Emportés dans leur mouvement Comme des feuilles dans le vent. Leur attraction maintes fois prouvée, Ne suffit à leur faire déjouer La vaste trajectoire qui leur est donnée Par la Nature, la fatalité.
5
3
1
0
Défi
Tout est rien. "Rien" n'existe même pas. Tout est tout tout en étant rien. Jusqu'à ce que cette chose arrive. Les ténèbres n'existent pas ; la lumière non plus. Ainsi, il ne voyait rien et tout à la fois. Ce triste constat aussi joyeux que son inexistence le mène à ne rien vouloir changer, et alors il crée tout. Il bouge ses lèvres silencieusement, sur lesquelles nous pourrions lire : — Que la matière, l'espace, le temps et la lumière apparaissent. Dans un éclat obscur qui parcourt de nouvelles distances, il voit alors. Il voit ce qu'il pensait et ce qu'il ne pensait pas. Cependant, ce premier jet est incomplet ; se mouvoir n'est pas assez. Il prononce alors distinctement, de manière moins hésitante, dans la matière vibrante qui l'entoure : — Qu'un Soleil trône au milieu, afin de décompter le temps. Que des planètes tournent autour pour l'embellir d'une couronne. Ce qu'il dit se forme alors ; rien n'est fait pour l'utilité, mais uniquement pour la beauté. Le Penseur, car tel est le nom qu'il se crée, ordonne alors : — Vie, soit ! Et la Vie fut. Un jour suffit au Penseur pour créer son Univers, avec le temps, l'espace, la matière et la lumière. Un jour suffit au Pe
4
3
0
1
Il était une fois… Il était une fois un château, Situé sur de hauts plateaux, Où vivait une princesse Qui espérait sans cesse Qu’un grand chevalier Vienne la libérer De son terrible geôlier : Un dragon doré. La Princesse Belle comme le jour, Elle inspirerait l’amour Si quelqu’un daignait Venir la visiter. Ses yeux de velours Tristes dans cette tour, Ne faisaient que pleurer L’hypothétique guerrier. Tout à coup l’espoir ! Que peut-elle bien voir ? Au prisme de ses larmes, Elle voit un homme sans arme. Le Chevalier Horreur ! Mais qui est-ce ? Que fait ce gringalet sur ce brave destrier ? Il va se faire tailler en pièces ! Ô terrible espoir mensonger ! Le garçon s’avance, Secoué dans tous les sens. Son armure d’air vibrant, Murmure un air reposant. Son épée imaginaire N’est qu’une vague idée De l’esprit prolifère Du jeune homme balloté. Le Dragon Ses écailles rutilantes Reflètent le Soleil. De sa position dominante Son intérêt s’éveille. « Qui donc me défie ? Moi, le plus puissant. Il ne tient pas à la vie, Pour provoquer le plus grand. Mes écailles me protègent De ses attaques ridicules ; Mon souffle désagrège N’importe quel homoncule. » Ses écailles glissent D’un mouvement uniforme
0
1
0
3
Défi
Dans sa chaumière vieillie, éclairé par la flamme tremblotante de sa bougie, Saraël noircit ses parchemins de symboles et de croquis. La nuit, depuis longtemps tombée, est son moment favori : tout y est calme et silencieux, l'air frais est vivifiant et personne ne vient vous embêter avec des pacotilles. Serein, le mage continue son travail de traduction d'un vieil ouvrage. C'est alors qu'il ne se sent plus tout à fait seul. Pourtant, ni un bruit ni une odeur ne troublent la quiétude de l'instant. Seul un simple sentiment. Un ressenti troublant. S'agitant de plus en plus, il ne parvient plus à se concentrer sur son labeur. D'un geste agacé, il pose sa plume et commence à scruter avec soin la pièce encombrée qui l'entoure. Ses yeux se posent sur l'imposant battant en bois épais : sa porte. Son instinct lui fait se lever, et le voilà qui se dirige vers le cadre de chêne, prend la poignée en bronze et ouvre. Devant lui, une pauvre personne de guenilles vêtue tremblote. A peine visible dans les ténèbres environnantes, l'étranger fixe Saraël d'un regard consterné. — Mais qui êtes-vous donc ? entame le mage agacé. N'avez-vous donc rien de mieux à faire que d'attendre devant les portes des
1
2
0
3
Vous êtes arrivé à la fin
