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Killian Pasquier

Bulle, Suisse.
Killian Pasquier
"A Domenico Monteleone, un Grand-Père avec un grand G, qui bien souvent doit veiller sur moi depuis son nuage. " Omerta est une nouvelle en plusieurs chapitres qui prend place dans l'Italie du XXème siècle. On y suit un barman qui est sous le joug d'une mafia locale et qui va, suite a une augmentation des taxes, devoir faire des choix. Amour, rancœur, pouvoir et désir sont maîtres mots ici; le reste, à vous de le découvrir.
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Défi
Killian Pasquier

Je suis un fumeur que l'on qualifie de moyen. Le matin je me lève et fume ma dernière cigarette en buvant mon café, préparé avec soin dans la cafetière italienne par ma femme. Je m'habille en fonction de la météo et quitte mon logement pour me rendre à mon travail. Avant de rentrer dans mon véhicule, je vais me procurer un nouveau paquet de "Pueblo" au tabac d'en face. S'ensuit un trajet sur l'autoroute en écoutant la radio et fumant encore et encore. Cela me calme et me permet de me préparer à la journée qui se présente à moi. Bien souvent, c'est "Couleur 3" qui s'échappe du poste de ma voiture, j'y écoute "Ponny Express".
Arrivé sur le parking de mon boulot, je coupe le gaz et ma consommation de clopes. La prochaine, ou les prochaines seront pour la pause du matin. Je monte au dernier étage et me lance dans mes analyses. Dès que j'ai un peu de temps, je me pose à mon bureau et me soustrais aux calculs en écrivant plein d'histoires sur un site internet dont je tairai le nom. Ses internautes sont comme mes collègues. Ils me donnent plein de conseils et me permettent de m'améliorer très rapidement. Je fais attention à ce que cette activité ne vienne pas empiéter sur mes performances au travail !
Puis vient la pause, son verre d'eau et sa barrette de nicotine. Lorsqu'il fait beau, on m'accompagne dans mon petit plaisir, la cigarette en moins. On discute, on rigole, je parle beaucoup, parfois un peu trop. Lorsqu'il fait froid, je sors, seul avec le bruit des voitures. C'est un moment tout aussi agréable puisqu'il me donne l'occasion de me concentrer sur mon travail et sur ce qu'il me reste à accomplir avant la fin de la journée.
Les analyses reviennent et m'occuperont ensuite jusqu'à midi. J'ai vraiment un travail qui me plait ; il est tranquille, m'oblige à quand même beaucoup réfléchir. J'y apprends énormément de choses, chaque jour. Pafois, je regarde dehors et me dis que je ne peux pas rêver mieux, en terme de vie. Sentimentalement, mon petit bout de femme me suit et me soutient depuis bientôt deux ans. J'ai un travail de rêve où je peux m'épanouir et des amis toujours là, pour m'aider en cas de coups durs.
La pause de midi remplit mon estomac, et mes poumons, mais vide mon paquet encore un peu plus. De même pour le temps mort de l'après-midi. Je sais que je ne devrais pas fumer, mais c'est plus fort que moi. La journée se termine, l'autoroute revient et avec elle, le tabac et la radio.
Souvent, nous regardons des séries, le soir avant d'aller se coucher. Bien sûr, je gâte ma femme en lui préparant un bon petit plat, que nous dégustons joyeusement en parlant de nos journées respectives. Le dernier moment où je gratte une allumette, c'est juste avant le lit. Il ne me reste plus qu'une cigarette.
Le lendemain matin, je la brûle en buvant mon café et sors de chez moi. Un paquet de clope plus tard, j'en achète un autre...
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Défi
Killian Pasquier


C’est en me levant ce matin que je me rendis compte du fait accompli. Baillant sans gêne, je descendis les escaliers à la recherche du trône afin d’y poser mon séant. La lumière vacillait dans ma demeure ; je trouvais cela étrange mais n’y fis pas plus attention. Après m’être soulagé, je rejoignis la cuisine. Quel fut mon étonnement lorsque que je ne vis personne ! Certes, peut-être ma famille était-elle partie à l’heure, pour une fois. Mon café était prêt, comme chaque matin. Je m’en servis un et voulus lire le journal, mais rien, ni même devant ma porte, ni même sur la table. Encore en retard, ce jeune qui livre les nouvelles. Résolu à lire le quotidien, je me mis devant l’écran de mon ordinateur. Horreur ! Pas un site mis-à-jour depuis hier ! Paniqué, je sortis de ma maison. Le ciel était ocre, les voitures arrêtées jusqu’au milieu de la chaussée, un véritable désert. Tout n'était que néant. Qu'était-il arrivé à tous mes amis, à ma famille ? Qu'allais-je faire ? Je me résolus à tenter de trouver quelqu'un au centre-ville. Je pris mon auto et rejoignis la place Vendôme. Le seul bruit que j'entendais, là-bas, c'était celui des feuilles morte frottant le sol. Je m'assis, les yeux équarquillés...
Plusieurs mois plus tard...
Je m'étais habitué à ma situation. Pour manger je me servais dans les centres commerciaux, pour m'amuser je me rendais au bowling, seul. Les gens me manquèrent, au début, plus à présent. Je ne suis même pas sûr de savoir encore parler à voix haute. Mais tout cela à aussi ses avantages, j'habite une grande villa. Elle devait appartenir à une célébrité. Piscine, jardin, tout. En fait la planète m'appartient...
Quelques jours plus tard...
Une femme! Je viens de rencontrer une jolie femme. Je ne suis plus seul! Il est temps pour moi de laisser ce journal dans un coin. Il était ma seule compagnie. Je l'ai elle, maintenant. Elle s'appelle Maria, une petite blonde au yeux marrons. J'espère qu'on va bien s'entendre sur le long terme. De plus nous ne sommes que deux sur la planète...
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Défi
Killian Pasquier

Le temps était aux ténèbres, le jour aussi d'ailleurs. Une dame se balladait paisiblement dans une petite ruelle du dix huitième arrondissement de Paris. La lumière battait au rythme des lampadaires, éloignés d'une vingtaine de mètre les uns des autres. Il faisait froid; normal pour un soir d'octobre, le dernier plus précisément.
Le silence pesait dans cette partie de l'agglomération, mais il n'allait pas durer. Un hurlement non humain se fit entendre, puis des cris féminins, des tirs, encore des hurlement et finalement la pluie frappant le sol maintenant rouge et violet. Ne restait debout qu'un homme, arrivé lors de la boucherie, une arme à la main. Il contemplait le cadavre du démon et la dépouille de la femme, troués de coup de griffes. Il était trop tard pour la sauver. L'intervenant frappa le mur. "Merde! Encore en retard."
Les gouttes ruisselaient sur son manteau. Des gants laissant ressortir ses doigts le protégeaient du vent. Mis à part cela, il portait des bottes en cuir, un jeans et un haut blanc. Ses pectoraux étaient gratifiés d'une gemme pendant à son cou. Il avait des cheveux longs, noirs, attachés en chignon à l'arrière de sa tête. Son visage était sombre, montrant qu'il n'avait pas eu une vie de tout repos.
Il pratiquait la chasse aux démons. Il ne savait pas pourquoi ni comment, parce qu'il ne s'en souvenait pas, mais il savait qu'il excellait dans ce domaine, son seul défaut étant de prendre son temps.
Cette période de l'année est plutôt productive en matière d'apparition de démon. Le monde terrestre et celui des catacombes se raprochent; des anomalies se forment très rapidement, liant les deux espaces durant quelques jours, facilitant l'entrée des bêtes sur nos terres.
Le chasseur avait un nom que toutes les personnes de l'entre-deux connaissaient: Thésomi. Pour, lui ce mois hivernal était une aubaine; plus il tuait de monstres, plus il était rémunéré. Le travail étant terminé, il appuya sur sa gemme. Elle scintilla et ouvrit un passage vers sa demeure.
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Défi
Killian Pasquier

Je suis moi, tout simplement. Le gars du fond qui n'aime pas se mêler des affaires des autres. Le gars qui ne veut pas se donner des difficultés. Le gars qui veut vivre, c'est tout. Je suis grande gueule, quand il faut, où il faut. Je suis ce gars, qui aime passionnément son petit bout de femme, qui ferait tout pour voir se dessiner sur son visage un sourire, qui la marierait, même s'il n'a que 20 ans. Je suis ce gars qui réfléchit avant de parler, ce qui, bien souvent, lui fait défaut en lui laissant perdre sa place. Je suis ce gars qui , malgré les alléas de la vie, les peines de coeurs, la fatigue, les galères d'argent, les problèmes de voisinages, s'est relevé et se relevera jusqu'à ce que la mort vienne faucher son âme. Je suis ce jeune barbu, qui aspire à la joie de vivre, qui a la rage de vivre, qui a envie de donner la vie, un jour sûrement. Je suis qui? Je suis moi et personne d'autre.
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