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Chloé Brume

Chloé Brume
Jeanne, elle était fille, femme, épouse, amie, voisine, connaissance, mère, grand-mère et arrière-grand-mère. Elle souriait, riait, pensait, s’intéressait, apprenait, racontait, lisait, écrivait, chantait, marchait et jouait. Elle vivait aussi simplement qu’intensément. Au-delà d’un regard perçu derrière les rideaux, je souhaite m’approcher délicatement d’elle : de son existence parsemée d’infimes subtilités aussi massives qu’un saut en parachute ou d’un voyage à l’autre bout du monde. Jeanne c’était cette femme fermant son portillon en bois pour avancer droit devant elle, sans regarder en arrière, ou du moins uniquement dans certaines circonstances. Elle marchait pour elle, pour son bien-être. Possiblement, pour ne pas se morfondre dans de multiples noeuds difficilement saisissable. Il s’agissait de garder la forme, afin de préserver au mieux sa présence dans ses différents plaisirs du quotidien. Elle saisissait sa vie à bras le corps, avant, pendant et après avoir été créatrice, éducatrice et mère de seize enfants. Elle construisait son chemin, tout en semant des principes et des valeurs à la cadence de ses pas. En outre, l’aspect corporel, elle souhaitait par-dessus tout, garder
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Défi
Chloé Brume
 Aussi anodin soit-il, son corps est de marbre au milieu de ce tumulte d’individus allant d’un point A à un point B, téléphone à la main, discussions passionnés, houleuses ou silencieuses. Elle est tout simplement là, présente, en appui sur ses deux jambes, immobile en contraste avec la précipitation du monde. Son regard, poignant semble porter au loin, ses bras sont alignés à son corps dans la continuité de ses jambes droites, parallèles sans gestuelle particulière. De ce corps posé au milieu de ce parc, elle est devenue le point central, le lieu d’attente, de rendez-vous et de repère. Alors, elle tente de deviner les pensées de ceux qui se posent à ses côtés : inquiétude ? excitation ? peine ? malaise ? joie ? Après plusieurs années au milieu de cette foule, elle perçoit les détails de ces êtres humains en attente d’une rencontre ou de retrouvailles. Au fur et à mesure des années, elle sent que ce moment de solitude devient pénibilité. Ainsi pour ne plus sentir ce moment désagréable, l’attente s’estompe et devient occupation au travers de petits écrans. Ces objets, autrefois inexistants monopolisent désormais l’attention de chacun en se saisissant du temps qui passe en une fracti
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