anwar
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de toujours
Jael, un jeune charognard, se bat tous les jours pour survivre, tout en nourrissant le rêve secret qu'un jour il pourrait rejoindre les rangs des synchronisés, avec toutes les promesses de richesses et de sécurité qui vont avec. Mais le jour ou la milice l'a dans le viseur, il voit toute son existence chamboulée, il est obligé d'accepter une mission suicidaire pour avoir un échappatoire.
Son voyage l'emmènera aux confins d'un monde qu'il connaissait à peine, il découvrira, à l'aide de ses compagnons de route, les mystères du Système, étrange entité à l'origine de la "synchronisation".
Son voyage l'emmènera aux confins d'un monde qu'il connaissait à peine, il découvrira, à l'aide de ses compagnons de route, les mystères du Système, étrange entité à l'origine de la "synchronisation".
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Casablanca, années 90 Par où commencer ? Je ne me rappelle pas vraiment de ma première rencontre avec la lecture, tout ce que je sais, c’est que j’étais très jeune. D’abord, il faut comprendre le contexte : durant les années 90, le Maroc n’était pas encore rentré dans l’ère du numérique, même les consoles de jeux vidéo étaient très rares. Nous, enfants, nous devions nous occuper comme on peut. Alors, avant de parler de livres, parlons de jeux. Nous étions réglés comme des horloges suisses, les jeux ne se chevauchaient pas, ils changeaient au gré des saisons, et chaque jeu attendait sagement son tour. Il y avait la saison de la toupie, celle des billes (il n’y avait pas de chaussée à l’époque, il suffisait de faire des trous par terre pour créer les cibles des billes) ou encore zdi (une sorte de balle au prisonnier, pas forcément avec une balle). Avec ces jeux, nous étions la plupart du temps livrés à nous-mêmes, le quartier lui-même était notre gardien, nous pouvions entrer dans n’importe quelle maison voisine (ou presque), prendre le repas puis repartir jouer, pour ne rentrer à la maison que pour dormir. La lecture, même si, honnêtement, je pense qu’elle était plus répandue qu'auj
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