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Alexis Ids

Etterbeek.
Alexis Ids
En Belgique, des mesures de confinement ont été prises pour lutter contre la propagation du coronavirus. Me voici au chômage technique pour trois semaines. Et comme le mot "chômage" est apparenté aux mots "chaleur" et "calme", ils serviront de base à ma chronique des semaines à venir.
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Alexis Ids
Pendant deux ans, de 2011 à 2013, j'ai écrit un poème par mois, à chaque pleine lune. J'ai essayé dans un premier temps de me tenir aux alexandrins, rajoutant un quatrain par mois, pour ensuite passer à des formes différentes. Après un an, je me suis mis à écrire en vers libres, toujours sur le même thème.
Ces poèmes, ce sont les Lunaires. Je les retravaille encore (surtout au niveau de la métrique), mais ils sont à mon sens suffisamment bons pour les livrer au public.
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Alexis Ids
La révolution se prépare à Altéïa où la magie a modernisé la société comme jamais auparavant. Plus récemment, le roi Dragon terrorise une partie de la population occidentale, un mage noir a pris le contrôle de certaines terres du Nord. Pire encore, le prince a disparu et personne ne semble savoir où il se trouve. Dans ce monde bizarre et familier, tout est changement. Et ça ne fait pas plaisir à tout le monde...
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Alexis Ids
On verra bien s'il y aura une suite au premier texte de ce qui pourrait, à terme, ressembler à un rantbook. En attendant, ça va sans doute me permettre de raconter des petits n'importe quoi librement. Et c'est déjà ça.
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Alexis Ids
Photo : Winter Tree, Parc du Cinquantenaire, Brussels CC-BY-SA Eoghan OLionnain.

Une aventure hivernale en plusieurs épisodes. Si jamais vous avez des idées de ce qui pourrait se passer, n'hésitez pas à en faire part dans les commentaires.
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Alexis Ids
2016, dans un monde qui en est resté à la vapeur : un groupe part à la recherche de quelque chose qui pourrait révolutionner leur monde.
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Défi
Alexis Ids
Interprétation personnelle du défi que j'ai lancé.
En gros : une belle au bois dormant un peu plus actuelle (et portée sur le sexe).
Rien de choquant, néanmoins (enfin, normalement).

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Défi
Alexis Ids
C'est le grondement lointain du tonnerre qui me tire de mon sommeil. Je me suis endormi mais j'aurais mieux fait de ne jamais me réveiller. Au moins, je serais mort sans souffrance. Maintenant, je sais que rien ne me sera épargné : ni ma propre fin, ni la perspective de celle-ci.
J'ouvre les yeux sur la fraicheur de la nuit et le silence qui y règne. Du haut de la dune géante où je suis, le désert se dévoile dans toute son immensité. Cette vision ne fait que me confirmer ce que je savais déjà : je suis perdu. Aucun abri aussi loin que porte le regard. Rien pour briser l'horizon. Juste cet erg de sable blanc. Et au dessus de ma tête, des nuages qui commencent à dévorer la Lune. La lumière s'éteint et je me retrouve dans une obscurité totale. Je ferme les yeux. J'attends la suite avec résignation. Inutile de fuir, la mort est déjà partout. Je l'entends qui tombe en bombes silencieuses.

La première goutte s'écrase loin de moi mais l'écho de sa chute me parvient très distinctement. Pourtant, dans le silence qui précède la chute de la deuxième, je rouvre les yeux. J'entends une autre musique, au loin. C'est le bruit d'un convoi lointain qui traverse le désert. Le vent souffle à l'Est et transporte ce chant inespéré.
Prenant appui sur mes mains, je me redresse et tente de me relever. J'entends la pluie tomber de plus en plus fort, de plus en plus près. Elle me rattrapera si je ne fais rien. Elle me tuera si je reste là où je suis.
Sans plus réfléchir, je comprends que ma seule chance est de courir et de fuir. Je remets sur mes yeux la paire de lunettes protectrices et démarre en trombe. Des gerbes de sable s'envolent sur mon passage. Je cours sans m'arrêter, dans la direction de mon salut. En haut de la dune, je repère plus clairement la direction à suivre. La caravane est encore loin. La première goutte m'atteint enfin. C'est maintenant une course contre la montre. La pluie commence à fondre sur moi. Je glisse en bas de mon promontoire, comme je peux.
À chaque impact sur mes vêtements, j'entends un léger grésillement : le tissu qui se dissout. Une goutte touche le dos de ma main. Ça fait comme une piqüre. La douleur passe en un instant. Une marque rouge et une chaleur diffuse témoignent encore de l'impact. Je continue malgré tout de courir.
J'atteins le sommet de la deuxième dune, puis de la troisième. J'entends à présent le bruit des roues sur le sable et le tonnerre des moteurs  qui tirent péniblement les carapaces de métal et de céramique. Je commence à fatiguer. L'air corrosif attaque mes poumons. Pas le temps de se plaindre. Il faut aller plus vite ! Je dévale la pente de sable à toute vitesse, en roulant parfois sur moi-même lorsque je tombe. Toujours, je me relève et reprends ma course.
En haut de la quatrième dune, je me mets à tousser fort. Je crache du sang à terre et m'essuie la bouche du revers de la main. Je ne suis plus très loin. Derrière la prochaine dune, peut-être la suivante, je serai sauvé. J'essaie d'ignorer la douleur qui parcourt ma jambe droite, là où un trou laisse passer un filet d'eau. Je fais abstraction du bruit de ma peau qui crépite et de l'odeur de ma chair qui se consume.
Je cours moins vite et je peine à atteindre le sommet de la cinquième dune. Ma vue se trouble. Le monde est recouvert d'un voile d'eau opaque. Je n'entends plus le bruit du convoi. Il n'y a plus que le son incessant de la pluie sur le sable. Je tiens à peine debout. Il y a de nombreux trous dans ma cape. Mon dos est parcouru de frissons. L'intérieur de mon corps est en feu, l'extérieur est glacé. Je vacille, titube et chute jusqu'en bas de la dune. Le sable a un goût de fer. C'est ce que je me dis juste avant de perdre conscience.
Je ne sais pas combien de temps je reste ainsi. Pas longtemps, sans doute, tout mon corps n'étant que souffrance. Tout ce que je sais, c'est que lorsque je rouvre les yeux, je vois des lumières, loin devant moi. J'ouvre la bouche pour hurler que je suis là, mais mon cri se perd dans un gargouilli de sang. Mon vêtement n'est plus qu'un suaire de dentelle. Ma chair mise à nu est mordue jusqu'à l'os. Mes jambes ne peuvent plus me porter. Je ne les sens plus. Je ferme les yeux, pour de bon cette fois.

Je sais que je peux me reposer, maintenant qu'il n'y a plus d'espoir. Il n'y a d'ailleurs plus rien d'autre que le silence qui précède la fin de toute chose.
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Alexis Ids
Poèmes variés rédigés au fil des saisons.
Rédaction en cours.
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Alexis Ids
L'ortografe sera réformée. La conjugaizon sera réformée. Cela, qu'on le veuille ou non. Dans certaines frazes, cela se remarquera à peine. Dans d'autres, les diférances serons inévitablemant plus évidantes.
Sous prétexte d'aimer le français, nous l'étoufons. Depuis mintenant des siècles, on acorde plus d'importance au passé qu'au présant. Le latin et le grec projètes sur nos écrits des ombres asfixiantes. Voila pourquoi il est aujourdui plus que tens de nous débaraser de ce carcan qui nous empèche de nous rendre maitres du français et qui fait du français notre maitre. Il faut faire en sorte que les enfants francofones cesses d'avoir peur d'écrire, alors quils n'ons pas peur de parler. Les Académiciens manques de couraje. La révolucion lingistique se fera finalemant sans eux, parce qu'ils aurons tro atendu.
Et nous, pourquoi ne nous révoltons-nous pas ? Parce que nous avons gagné à la sueur de notre front durant nos dures années d'école la conaisance de la « bone écriture » et qu'il n'y a aucune raizon que nos enfants ne pases pas par le même chemin que nous. Cette pensée si simple explique en grande partie que le français reste fijé et que nos enfants se noies dans une norme qui ne suit pas l'évolucion du français parlé.
La proze que j'utilize à l'instant n'empèche en aucun cas la bone compréhension. Elle suit d'ailleurs des règles plus simples que celles qui existes actuèlemant. Plutôt que de luter contre l'instint, elle va dans son sens. Les pluriels ons un « s » final, mème dans la conjugaizon. Finies les finales en « ent » éritées d'il y a plus de mile ans, qui ne serves plus à rien et qu'on n'entend plus, sauf dans des formes intèrogatives désuètes. Les adverbes perdes ausi ce « ent » final qui prète parfois à confuzion. Les consones géminées, elles, disparaises là où elles n'ons plus d'utilité. Il y a encore bien d'autres inovacions, mais elles suives toutes une lojique qui se veut implacable.
Ce n'est pas en simplifiant le français que nous oublierons nos racines. Le langaje parlé évolue et chanje. Le langaje écrit suivra quoi qu'il arive. Ceci est un premier pas vers le chanjemant.
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Alexis Ids
« Si je devais choisir une autre vie, je voudrais me réincarner en un bloc de savon de Marseille, dans la salle de bain d'une jolie demoiselle. »
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Alexis Ids

Il faut pour cette expérience un citron, un couteau et des idées claires.
Observation.
Il y a nécessairement application du troisième élément sur l'utilisation du deuxième sur le premier.
Il existe autant de façon de faire qu'il y a de main qui peuvent tenir citron et couteau.
On peut couper le citron en rondelles. On peut en arracher quelque zeste. On peut le couper en deux pour en extraire le jus. On peut tout. Il n'existe pas de plus grande liberté que celle du détenteur d'un couteau et d'un citron, seul face à ces deux objets.
Mais nous, par la puissance de l'imagination, nous nous adjoignons à cette scène pour constater ce qui peut se passer.
La découpe de ce citron dépend d'une somme de paramètres qui font la vie. L'humeur, l'envie, le caractère, l'intelligence, les expériences passées, tout. Tout fait que ce citron en particulier entre les mains d'une certaine personne et non d'une autre sera coupé d'une façon qui ne correspond pas et ne correspondra jamais à aucune autre découpe. Encore un miracle. Le genre de miracle qui n'intéresse personne, mais un miracle tout de même.
Une fois le citron coupé, la chair doit en être utilisée. Un nouvel élément entre en scène : la bouche. L'application nouvelle des lèvres, des dents, de la langue sur une tranche de citron à de quoi faire rêver. On touche à l'infini en essayant de tout imaginer. Même le goût doucement acide est ressenti différemment selon de fragiles connexions tissées par toute une vie passée. Toute une vie qui aboutit au goût de ce citron qui explose en bouche. La consécration.


La théorie du citron veut donc que la façon de manger l'agrume soit directement liée à l'être-même. Il faut donc observer. Observer tout ce qui se passe et laisser la pensée aller librement du citron à la main, de la main au citron. Il faut aussi garder une partie de soi pour observer celle qui observe.
Car ce citron et cette main, c'est l'expérience absolue.
On retrouve tout en s'y intéressant. C'est que l'intérêt ne vient pas de l'agrume. Il ne vient pas de la main. Il vient de l'expérience elle-même. L'intérêt, c'est qu'il faut faire l'expérience de l'expérience.
Se connaître soi-même. Analyser les autres. Les comparer à soi. C'est ce qui fait l'importance de cette expérience. On ouvre les portes de soi-même sur l'autre pour y découvrir un gigantesque miroir qui a la forme du monde. Car après tout, le monde n'est qu'une extension de soi. Le monde, il est contenu tout entier en soi et se révèle pour peu que l'on possède le bon éclairage. Il faut aimer s'observer sous la moindre facette.
D'abord, prendre le temps de s'imaginer ; prendre le temps de s'écouter respirer ou de se voir réfléchir.
Ensuite, essayer de comprendre. L'exercice est presque impossible. On a toujours été soi ; on n'a jamais été quelqu'un d'autre.
Il n'est pas question ici d'avoir raison dans la compréhension – ceci, ce serait le travail de vrais analystes – mais la question est de penser. Le simple fait de se poser des questions sur la façon de couper ou manger un citron permet de jeter une lumière nouvelle sur la façon dont on pense, pour peu que l'on y fasse attention. Et c'est tout ce qui compte : découvrir des parties de soi que l'on ne connaissait pas et que l'on découvre grâce à un simple citron. Grâce aussi à l’expérience de la pensée.


D'ailleurs, ce texte n'est pas écrit pour être lu. Il est écrit pour être écrit. C'est la matérialisation d'une pensée obscure qui a besoin d'être formulée pour s'éclaircir.
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