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yasmine-13

yasmine-13
Une histoire à la fois centrée sur les problèmes du monde actuel, et sur de la subjectivité de chacun.
Une histoire personnelle dans laquelle tout le monde s'y retrouve.
J'ai essayé de transposer mon imagination à la réalité afin de la rendre un peu plus belle - à mes yeux. Le résultat en est : des ados, des pouvoirs magiques et une intrigue à la fois démesurée et mystérieuse.
Enfin pour moi, tu décideras par toi-même !

Kaira est sûrement la fille ayant le plus de défauts au monde, mais ce n'est pas cela qui l'abat. Au contraire : elle s'en sert pour mieux se justifier, ils constituent sa force. C'est elle qui m'a inspiré tout au long de ma vie et qui, je l'espère, t'inspireras à ton tour. Sans oublier ses meilleurs amis, ayant participé à la formation de sa personnalité, et de la leur…

PS : Le personnage principal n'est pas forcément là où on le pense…
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Au début une pensée, devenue ensuite un texte - j'en ai maintenant l'idée d'en faire une histoire plus complète, en espérant qu'elle vous plaira !
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Une ville où les contraires convergent. Une ville sans nom, sans but, sans âme.
Lorsque tu entres dans la ville de Marseille, une sensation étrange t'assiège, tu ne sais plus où te mettre, alors tu restes là, silencieux en un point, et pourtant si attentif à ce qui t'entoure. Cette ville est à la fois irréfléchie, et ayant sa propre logique. Une logique par essence, irrationnelle.
Dès le premier pas posé sur cette terre, si proche de la méditerranée, la seule odeur perçue est celle du gasoil, le seul bruit audible est celui des voitures grouillantes dans les embouteillages... Ta seule pensée est celle de quitter cette ville que tu n'aurais jamais dû connaître.
Tu vois le monde courir autour de toi sans raison précise, certains hommes sont pressés de rejoindre leur lieu de travail en début de journée et de retrouver leur femme le soir pour aller manger. Mais, chose étonnante, lorsque tu te trouves entre ces deux moments de la journée, tu les vois ralentir leur marche comme s'ils avaient choisi leur proie, comme si ce qu'ils voyaient était la seule chose méritant leur attention. Les enfants jouent à la balle dans les squares, libres comme ils sont, profitent de la vie avant que ce qu'ils appellent "la vie active" ne les emporte. Les femmes apprennent très tôt à s'occuper des enfants, dès leur plus jeune âge généralement, puis grandissent toujours avec cet idéal de famille parfaite, inconcevable.
Cependant, la vie à Marseille est loin, très loin d'être celle que ses habitants s'étaient imaginés. C'est lors de ta deuxième visite à Marseille que tu comprends les changements apportés : les enfants sont divisés en deux catégories - ceux qui continuent de jouer tard le soir et ceux qui travaillent toute la journée. Les hommes vieillissent et s'aperçoivent que leurs enfants n'ont pas les moyens de s'occuper d'eux, ils croupissent alors sur un banc de la ville en attendant que la Mort ne vienne les saluer. Les femmes, elles, ont eu tôt leurs enfants, et ne savent plus quoi en faire.
C'est ainsi qu'à Marseille, la vie prend un autre sens, tiraillée entre l'idéal imaginé et la réalité ereintée de leur vie.
A Marseille, les contraires s'entrecroisent, s'entremêlent et fusionnent afin de laisser cette impression de vies divergentes à jamais unifiées.
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- Non ! Je t'en prie... Laisse-moi encore du temps, je...
- Tu as vingt-quatre heures.
Et l'ombre noire, la silhouette squelettique, grande et élancée, s'évapora dans la nature.
Me laissant là, perdue entre les rues de la ville - elle m'avait abandonnée, une nouvelle fois.
Cette mort que j'attendais tant, elle me l'avait enlevée. Cet espoir vivant en moi depuis toujours, elle me l'avait dérobé.
La Mort elle-même s'était jouée de moi. Elle ne voulait pas de moi.

J'avais passé plusieurs années à essayer de me comprendre, à trouver un sens à ma vie. Plusieurs années dédiées à une quête inachevable - la recherche désespérée d'un je-ne-sais-quoi pouvant me rendre vivante. J'avais besoin d'adrénaline, cette dose indispensable sans laquelle je ne saurais vivre. Car je me sentais déjà morte à l'intérieur.
Les jours passèrent, puis les mois et les années. Et je n'avais toujours aucune réponse à donner à cette simple question : "pourquoi suis-je en vie?" Je ne savais y répondre et cela me rendait dingue. Mais plus encore, mon esprit se jouait de moi et s'amusait à me mettre dans des situations inconfortables, puis rapidement insoutenables.
Alors je m'aventurais dans les rues de la ville, à bon entendeur. Et si je parle d'aventure, c'est bien parce que je ne faisais attention à aucune indication, à aucun signe qui pourrait m'avertir d'un quelconque danger. Tout était naturel pour moi, j'avançais, pas à pas, sans même savoir où j'allais. Mais une chose était sûre : il me fallait une excuse, une raison valable pour sauter le pas - sans quoi, je ne pourrais définitivement disparaître de la surface de la Terre.
Ayant tout essayé, il ne me restait que l'altruisme. La dose d'humanité avec laquelle j'étais née ne me suffisait pas encore pour me sentir pleinement vivante - encore fallait-il que je m'en serve. Tout était dit. Je devais essayer, même s'il fallait essuyer beaucoup d'échecs pour cela. Mais j'étais prête, j'allais réussir.

Quelques jours plus tard, je n'avais toujours aucun plan en tête. Mais cela m'importait peu puisque je comptais tout miser sur mon instinct - lui seul savait me guider. Comme toujours, je gambadais sans impératif en tête, puis tombais sur une scène étonnante.
Deux personnes se battaient, l'une ayant un avantage certain sur l'autre. Et je déteste mélanger les arguments biologiques qui peuvent paraître très sexistes par moment, mais il fallait l'avouer : l'homme dominait la femme, une fois de plus. Mais cette fois-ci, je ne comptais pas me laisser faire - je pris immédiatement la défense de cette personne que je jugeais innocente, et, sans trop savoir comment ni pourquoi, je pris le dessus sur l'agresseur.
- Idiote ! Tu ne comprends donc rien ?
- Je comprends que tu martyrises une personne inférieure à toi ! La force ne doit pas faire de toi un tyran, mais un bouclier pour ceux qui ne peuvent se défendre !
Seulement, et comme je pouvais m'y attendre, celui-ci prit très vite le dessus sur moi et me plaqua contre le mur. Il n'était pas armé - il n'en avait pas besoin. Il avait pour seule arme ses mains qui compressaient mon cou, m'empêchant totalement de respirer.
J'essayais tant bien que mal de résister, sans comprendre pourquoi - je découvrais pour la première fois l'envie irrépressible de survivre à cette mort imminente. Je pensais alors que mon instinct de survie s'était réveillé, après avoir été endormi pendant une éternité. La seule occasion que j'avais d'en finir se présentait à moi, se trouvait devant mes yeux - et pourtant...
A ce moment-là, je compris.
Je compris mes sentiments et émotions refoulés.
Mais je compris surtout qu'il était trop tard pour les manifester.
Car...
Le coup fatal arriva.
Du sang tachait à présent mes vêtements. Je vis le visage effaré de l'homme qui avait tenté de m'assassiner - totalement inanimé. Ses mains étaient toujours agrippées à mon cou, comme pour ne jamais me laisser partir. Mais à part cela, rien d'anormal, si ce n'est ce corps meurtri gisant à mes côtés.
Je détournai alors le regard pour apercevoir l'assaillant. Et alors je réalisais la triste vérité : la personne la plus dangereuse ici se trouvait être celle qui feignait l'innocence.
Son regard noir m'effraya. Elle m'avait sauvé la vie, certes, mais elle restait une meurtrière à mes yeux. N'y avait-il pas un autre moyen que de tuer cet homme ? Si elle avait pu lire en moi, entendre mes pensées, alors elle aurait su que le tuer ne m'aurait été d'aucune aide, bien au contraire.
- Pourquoi as-tu fait cela ?
Elle mit du temps à me répondre, peut-être même à réaliser que je m'adressais à elle, mais finit par formuler une phrase.
- J'étais comme toi avant.
Elle me regarda droit dans les yeux et son regard me glaça le sang. Que voulait-elle dire par là ? Je l'interrogeai du regard pour en savoir plus, elle continua de ce pas.
- J'étais comme toi, cela veut dire que je n'avais pas développé cet "instinct de survie" qui me permet de vivre en paix à présent. J'ai bien observé ton regard, il s'est ouvert à l'instant précis où tu as réalisé-
- Que tuer un homme est sûrement la pire chose à faire. Qui es-tu pour décider du sort d'untel ? Personne ! Mais le pire dans tout ça, c'est que je serai accusée de complicité de meurtre alors que je n'ai rien à voir avec vos histoires ! Pourquoi te faisait-il du mal ?
- T'en as pas marre d'être égoïste et de ne penser qu'à toi ?
Je déglutis, ne comprenant pas ce qu'elle voulait dire par là. Enfin si, mais il s'agissait d'une inconnue, alors comment pouvait-elle savoir que...
Elle arbora un sourire malicieux sur son visage, me scrutant du regard, avant de me répondre.
- Je te connais depuis bien trop longtemps, Clara.
Lorsque j'entendis mon nom, je n'eus qu'une envie : celle de m'enfuir. Pour autant, mes jambes ne bougèrent pas, comme pétrifiées, collées au sol par la peur qu'elle m'infligeait.
- Ce n'était pas quelqu'un de bien, de toute façon. Il a harcelé et violé un bon nombre de femmes. Et pour ce qui est de ma légitimité à le tuer...
Je me sentis bizarre tout d'un coup, comme si un sentiment familier revenait en moi, mais je ne pus en savoir plus. Elle me regarda de cet oeil déstabilisant avant de disparaître sous une nuée de fumée noire, laissant alors apparaître une figure squelettique et pourtant très attirante.
Un peu plus grande que moi, les cheveux d'un noir-ébène flamboyant, la taille imprégnée d'un sceau marqué d'une tête de mort - je savais exactement à qui j'avais affaire.
- Toi...
Je m'approchais d'elle, comme pour enlacer une vieille amie. Mais je m'arrêtais en pleine course, ne comprenant pas les raisons de cet arrêt si soudain. J'avais envie qu'elle m'emmène avec elle, et pourtant... une partie de moi m'ordonnait de ne pas lui faire confiance et de tracer ma route. J'entendais ses cris de douleur mais j'étais comme incapable d'y faire face.
- Je t'en prie...
- Tu as maintenant compris le coût de la vie. Il t'en a fallu du temps...
- Cela veut-il dire que tu me laisseras vivre ?
- Je te laisse le bénéfice du doute.
- Je sais que tu viendras pour moi un jour ou l'autre, alors pourquoi ne pas en finir maintenant ?
Elle jeta un rapide coup d'oeil à sa montre avant de me répondre. En guise de réponse, elle avait pointé du doigt une passante - je la reconnus immédiatement. Cette merveilleuse femme se dressant fièrement devant moi, qui ne m'avait toujours pas aperçu... Cette femme n'était autre que ma mère.
Je refusais d'admettre la réalité et m'opposais directement à Elle.
- Non ! Je t'en prie... Laisse-moi encore du temps, je...
Je ne savais que dire pour la convaincre de la laisser en paix. Elle devait me prendre moi à la place, j'étais prête pour cela. Je m'étais faite à l'idée depuis très longtemps déjà, mais... Elle ne devait juste pas prendre la vie de celle qui m'était le plus chère au monde.
Elle me lança un regard désolé avant de prononcer ces dernières paroles :
- Tu as vingt-quatre heures.
Elle s'éloigna ensuite de moi de quelques pas avant d'ôter la vie à un passant. Elle l'abattit froidement sous mes yeux d'un coup de sa faux à la lame tranchante, avant de se tourner une nouvelle fois vers moi.
Là, je compris qu'elle n'avait pas tué un simple passant, un individu lambda. Ce n'était même pas dans son plan, à vrai dire... Par mon refus d'accepter la vérité, la mort de ma mère, j'avais moi-même assassiné un innocent.
Mes derniers espoirs venaient de s'effondrer à la vue de cet homme à qui je venais d'ôter la vie...
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Défi
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38.5, 40, 152. Savez-vous ce que représentent ces chiffres ? Il s’agit du nombre de victimes, se comptant en millions, de l’esclavage depuis la traite négrière à nos jours avec l’esclavage moderne dans le monde. Trois-cents millions. C’est le nombre de victimes de l’esclavage à travers le monde depuis l’Antiquité jusqu’à son abolition, en passant par la triste époque du commerce triangulaire. Et encore, ce n’est qu’une plate estimation au vu du peu d’informations dont nous disposons à ce jour. Trouvez-vous cela normal ? Vous imaginez-vous à leur place ? Non, bien-sûr que non. Et pourtant, l’esclavage est un des nombreux fléaux de notre société.
La suprématie de la race blanche a assez duré, ne pensez-vous pas ? Pourtant, les faits ne le démontrent pas. L’inégalité politique est encore assez visible dans notre société. Encore aujourd’hui, un homme noir est plus discriminé pour accéder aux postes de pouvoir qu’un homme blanc. Ceci vient de l’Histoire du monde, cette longue histoire qui se répète sans cesse – les hommes n’apprenant jamais de leurs erreurs. En effet, cette inégalité politique vient d’une inégalité sociale, elle-même déterminée par une inégalité de destiné. L’esclavage a trop souvent détruit la vie des prisonniers de guerre dans la Grèce Antique, des africains aux XVI° et XVII° siècles, des enfants du Tiers-Monde à l’époque moderne, et des migrants actuellement.
Le problème aujourd’hui n’est pas l’acte en soi, l’esclavage, mais la passivité avec laquelle nous abordons le sujet. En effet, je suis intimement convaincue que l’esclavage ne se résoudra pas de lui-même, pire encore, que c’est un mal nécessaire au bon fonctionnement de notre société car il permet de nous rendre compte des défis à venir pour aspirer à une société prospère et plus égalitaire. Il s’agit d’une utopie, par définition, le but que nous nous sommes fixés est inatteignable. Je ne prétends pas connaître la solution absolue, j’affirme juste qu’il faut lutter contre l’esclavage sans tenter de l’éradiquer complètement ; car, alors, la frustration règnerait et engendrerait des externalités négatives pour notre société ; ce qui pourrait brider la prise de position et alors retourner la situation sur elle-même d’une manière encore inconnue. Il faut donc une totale remise en cause du système, afin de mieux prévenir les populations, de contrôler plus scrupuleusement les agissements, et de paralyser le mouvement.

Il est facile de se cacher derrière la législation, en prétendant aider au développement social international. Nous avons un but en commun : limiter, voire annihiler l’esclavage, encore faut-il avoir le courage de se dresser contre les inégalités et affirmer notre volonté face à l’adversité. Par cela, je veux bien-sûr désigner les multinationales qui profitent de la faiblesse de certains pays pour exploiter leur population, construisant leur richesse sur leur pauvreté ; les « passeurs » qui ne se gênent pas de vendre les victimes de guerres au plus offrant comme nous pouvons le voir actuellement en Lybie, de ce fait, les acheteurs et les gouvernements sont en cause. Les gouvernements ? Vous avez bien entendu. Pensiez-vous que nous étions innocents ? La communauté internationale regarde d’un œil craintif ce trafic qui se passe sur le continent africain et personne n’ose réagir de peur de représailles – de qui ? Les Etats ne sont-ils pas les plus puissants ? Telle est la première chose à rectifier : non, les Etats ne sont pas aussi puissants que les lobbies, non la politique ne peut pas régler tous les problèmes du monde mais oui, ce mal doit être poursuivi, la situation doit s’inverser afin que les Etats gardent le contrôle sur ce qui se passe sur leur territoire. Comment ? Il s’agit d’un processus assez long, la première étape étant la suppression de tout poste à haut pouvoir détenu dans les mains d’une poignée de personnes.
Pour la fraction de ceux qui trouve l’esclavage abominable et honteux, ne serait-ce pas, à défaut des raisons éthiques, à cause de l’évolution des sociétés ? En effet, nous vivons dans des sociétés de plus en plus riches. Ainsi, l’esclavage ne semble plus pouvoir se justifier par des nécessités économiques, le salariat étant la nouvelle forme d’asservissement de l’Homme, mais ceci constitue un autre débat. Je parle ici d’esclavage moderne : les enfants du Tiers-Monde exploités par les multinationales ; les réseaux de prostitution qui ne se gênent pas d’asseoir leur domination sur l’impuissance des filles, oh, pourquoi faire du sexisme ? des filles et garçons mineurs, rappelons-le ! ; des victimes de guerre qui n’ont d’autres choix que de vendre leur force de travail au plus offrant, se faisant alors dominer par le capitaliste… Je parle des nouvelles formes d’esclavagisme qui nous guettent en tous points. Je parle de ces formes que nous connaissons, que nous blâmons mais que nous avons du mal à pointer du doigt, à dénoncer et à anéantir. Alors que faire ? Renoncer ou se battre ? Laisser l’esclavage moderne gagner du terrain ou les éliminer un à un ? Eh oui, nous sommes en guerre. En guerre contre les ennemis de la Justice sociale.

Il suffit de savoir dans quel camp vous souhaitez être : celui des dominants ou des futurs dominés. Je choisirai personnellement celui des dominants, c’est-à-dire ceux qui prendront leur destin en main, ceux qui se révolteront contre la tyrannie des bourreaux et le dysfonctionnement du système. Je suis de ceux qui inverseront la tendance.
Ces constatations, ces propositions, ces rétrospections sont, je le crois, le moyen essentiel à la lutte que nous menons. Il ne s’agit plus d’être passif comme nous l’avons trop souvent été, mais d’agir enfin sans aucune peur ni honte, car la honte ne vient pas de nous, mais d’eux ; par conséquent, c’est eux qui doivent craindre notre politique et non l’inverse. Passer de la parole à l’action : tel est notre défi majeur. Et ce défi constituera la première étape vers la voie d’un monde meilleur.
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C'est mon premier texte dans ce registre et je ne suis pas sûre d'être très douée pour celui-ci, mais le défi lancé par BalthazarZii m'a assez inspiré, pour le coup… ^^
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Au lycée, pendant la récréation...

- Tu sais, ça ne sert à rien de faire des jeux de regards sans jamais se parler.
- Le but même des regards c'est de ne jamais prononcer un mot. Il est assez mignon ^^
- *souriant* Moi c'est Rayan *il lui tendit une main afin de la checker*
- Kaira. Tu es en quelle classe ? *il vient s'assoir auprès d'elle*
- En seconde, comme toi je présume ?
- Exact. Tu es souvent seul.. pourquoi ?
- C'est difficile à expliquer.. disons que je suis mystérieux ! Et toi ? tu as une raison particulière ?
- Je.. je n'arrive pas à bien m'entendre avec les gens de ma classe.. ils sont assez superficiels..
- Je ne peux que trop bien te comprendre ! Tu finis à quelle heure ?
- A 15h30 mais je dois rester pour finir un truc, et toi ?
- 16h30, on pourra faire le chemin ensemble, histoire de faire connaissance ?
- Avec plaisir oui, mais tu devras trouver mieux que "je suis mystérieux"

Ils continuaient à rire, en se dirigeant vers leur salle de classe. Une nouvelle amitié vient de naître. La suite de la journée se passait sans encombre. Kaira était très chamboulée par cette nouvelle rencontre, à vrai dire, elle l'avait déjà remarqué depuis la rentrée, mais il est beaucoup trop canon pour elle... C'est une fille assez discrète, mais qui n'a pas peur de dire ce qu'elle pense. Il a l'air d'être quelqu'un de très sympa, j'espère qu'il sera un bon ami, et qui sait, peut être mon premier vrai meilleur ami. Il a l'air aussi perdu que moi, peut être est-il aussi bizarre que moi... J'espère le voir à la prochaine récréation en tout cas, on aura sûrement des points communs. Perdue dans ses pensées, elle bouscula quelqu'un, une fille, à la chevelure d'un blond magnifique:

- Oh ! excuses-moi ! Mon dieu, tes cheveux... ils sont magnifiques...
- Ah t'inquiètes c'est pas grave,et mercii ! Toi tes yeux... ils sont verts ou bleus ?
- Haha !! Un peu des deux ! Merci ! Au fait, moi c'est Kaira !
- Anastasia ! Mais tu peux m'appeler Ana. *une lumière jaillit de son cœur*
- Euh... excuse moi mais.. tu as une sorte de lumière dans ton cœur.. est ce que ça va ?
- *gênée* Oh ! euh.. oui ! Je.. c'est juste que...
- *l'interrompant* Tu sais.. je ne te juges en rien, juste que c'est la première fois que je vois ça et.. même si c'est bizarre, c'est assez cool, j'adore, par contre elle est éphémère non ?
- Je ne sais pas si je peux t'en parler.. mais comme tu as l'air de le prendre plutôt bien.. en gros, c'est.. un jeu sur portable qui fait en sorte que tu sois.. différente des autres..
- Et ça s'appelle comment ? *visiblement intriguée*
- Il faut que ça reste secret.. mais, je peux te l'envoyer par sms si tu y tiens tant.
- Oui ! Désolée d'être aussi curieuse.. *Elle donna son numéro de portable*
- Pas de problème ! J'espère que tu y trouveras ton compte ! Par contre.. je dois y aller, on se parle plus tard ok ?
- Euh.. oui si tu veux, bye !
Tiens.. c'est bizarre cette lumière.. C'est comme si elle était magique ! Mais non.. ça n'existe pas malheureusement.. j'en parlerai à Rayan, peut être qu'il pourrait m'éclairer à ce sujet.

A la récréation de l'après midi, elle découvrit Rayan dans les couloirs, en train de parler avec quelqu'un qu'elle n'avait jamais vu. Elle l'examina brièvement, apparemment, ils ne se connaissaient pas jusqu'à aujourd'hui, puisqu'ils faisaient connaissance. Au même moment, Rayan l'a vit et l'invita à la discussion, le mec à côté de lui s'interrogea à son sujet :
- Salut ! Moi c'est Dylan, je ne t'ai jamais vu ici, bizarre non ?
- Kaira. Et c'est pareil pour moi, tu.. est ce que tu connais une certaine Anastasia ?
- Non, pourquoi ?
- Je.. humm.. comment dire.. on dirai que vous avez un lien ou un truc du genre..
Rayan intervient : c'est à dire ?
- Ben.. je sais pas.. c'est comme si je le savais ou je le sentais..
Dylan : Bizarre comme impression.. pourquoi ? Tu sais un truc ?
- A toi de me le dire.
Rayan : Kaira t'es assez bizarre, t'es sûre que ça va ?
- Moi oui, mais lui.. il appréhende quelque chose.
Dylan : Comment tu peux le savoir ?
- Je sais pas.. tu comptes parler ou toujours pas ?
- Ok.. en gros je suis sur un jeu qui me permette de me sentir bien dans ma peau..
Rayan : Comment ça ? Tu n'es pas bien ?
- N'étais, mais ça va mieux. Mais je ne suis pas sencé vous parler de ce jeu donc vous la fermez ok?
Kaira : Tu es un quoi dans le jeu ? Anastasia aussi y est, c'est pour ça que je connais son existance.
- Un vampire, elle est une quoi ?
Rayan : Quoi ?!! Un Vampire !! C'est dingue ! Alors comme ça t'es immortel et tout !!
- Wow attends t'emballe pas ! En gros, on a seulement leurs pouvoirs, mais on n'est pas immortels.
Kaira : Je sais pas elle est quoi mais elle avait une lumière en elle, c'est difficile à dire.
Rayan : Attends, y'a que moi que ça choque qu'on parle avec un vampire ?
- Calme toi ok ! C'est pas un vrai vampire.
Dylan : Oui bon.. ça peut être un jeu que je vous conseille, il se base sur votre personnalité pour vous attribuer des pouvoirs, il y a différentes catégories.
Rayan : Du genre ? Sorcier, elphes, loup-garou et tout ?
- En gros oui, ça vous dit ? Jr peux vous envoyer le lien par sms si vous voulez.
Rayan : OUI !! ça à l'air trop cool ! T'es partante ?
- Je sais pas.. on doit pas donner quelque chose en contre partie ? C'est pas une sorte de secte virtuelle ?
- Non ! Je vous jure, tu t'inscris, t'as des pouvoirs, la belle vie quoi !
- Euh.. C'est bizarre. T'as des pouvoirs gratuits comme ça ?
- Oh allez ! Sois pas aussi rabas joie ! On fait un deal ok ? On s'inscrit ensemble.
- En même temps. Et si ça par en..
Rayan *l'interrompant* : T'inquiète pas pour ça ! Il n'y aura rien de fou ! Ooh.. j'espère trop être un loup-garou, j'ai toujours été faciné par les loups… Et toi ?
- Quitte à être une créature surnaturelle.. pourquoi pas une sorcière ?!!
Dylan : Comme pour Harry Potter ?
- C'est un grand classique et je suis aussi une Potterhead mais.. je pensais plus à avoir des pouvoirs sans avoir besoin d'un baguette.
Rayan : Cool ! Alors c'est bon pour le jeu ? Ce soir ça te dis ? Après les cours par exemple.
- Oui pourquoi pas, on se rejoint devant le lycée, Dylan, on reste en contact ?
- Et comment ! Des gens cool, je sens qu'on va bien s'amuser !
La sonnerie retentie et tout le monde rentrait en classe, le silence regnait.

Après les cours, Rayan et Kaira se retrouvaient pour réaliser quelque chose qui aller chambouler leurs vies à jamais, mais pas le temps pour les regrets et toutes ces formalités. Ils allaient réaliser leurs rêves, et se rapprocher avec un secret commun.

PS : Et j'ai quand même réussi à faire quelque chose de ça...!
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De retour chez moi, je checke mes messages pour voir si cet imbécile a répondu.
Rien. Apparaît juste un "vu" sans réponse. On sait tous ce que cela veut dire.
Mais c'est pas grave, je m'en fous. Ça aurait pu me "blesser" comme on dit, si ça avait été quelqu'un d'autre, de plus important. Enfin, juste pour me donner bonne consicence, je regarde le dernier message envoyé : "C'est sûr que si tu te vois déjà aux rattrapages, tu y seras."
Je ne faisais que dire la vérité. Ça ne sert à rien de s'apitoyer sur son sort, surtout si on peut le changer. Et puis, à vingt ans, on sait (on est censé, du moins) se gérer. Je ne suis pas là pour écouter les caprices tourner en boucle, venant de la même personne en plus. J'ai mes propres problèmes, pourtant je ne viens pas vous emmerder avec !
Garde ton calme... Ce n'est rien... Respire.
Je passe la porte et vois ma soeur sur son portable, comme toujours. Non sérieux, elle ne passe pas une heure de sa vie sans être scotchée dessus. Et devinez à qui elle parle ? Son copain qu'elle ne lâche jamais. Je lui souris malicieusement et tente un rapprochement.
- Alors ? Toujours avec ce type qui finira par te larguer ?
Elle me regarde froidement, en silence. Je penche la tête, interloquée. Je ne comprends pas vraiment ce qu'il y a de mal à cela : à dix-sept ans, les chances de rompre avec son copain sont plus élevées que celles de se marier avec. C'est un fait, faut s'y faire. Alors, certes j'étais sérieuse, mais j'ai bien pris le soin d'incliner mon intonation de voix pour que ma phrase paraisse ironique. Apparemment, le sarcasme ne prend pas avec elle. Bref, c'est pas grave, passons à autre chose. Ce n'est pas comme si un individu allait pouvoir me gâcher la vie - c'est généralement l'inverse qui se produit.
Je m'avance alors en direction de ma chambre et entend la voix de ma soeur m'appeler. Je ne me retourne pas, pensant qu'elle n'a rien de plus à dire qu'une connerie. Mais elle retient mon attention et rétorque à son tour.
- Tu dis ça parce que t'as jamais eu de copain.
Certes, c'est vrai. Mais je ne pense pas avoir la faculté de me conduire en parfaite idiote dès que je parle à quelqu'un que j'aime - je ne suis d'ailleurs pas capable de ressentir quoi que ce soit, selon certaines sources.
Je passe mon chemin, totalement indifférente à son intervention.
J'arrive enfin dans ma chambre et m'affale sur mon lit. La journée m'a complètement crevée, non pas pour les cours, mais pour les gens que j'ai dû supporter ! Enfin bref, je suis ici pour me reposer, pas pour ressasser le passé.
Mais le repos ne fut que de courte durée... Je maudis la Terre entière au son de la voix de ma mère qui m'appelle. Mais que veut-elle ? N'est-il pas possible de se reposer tranquille, à la fin ?
Je m'active et sors de ma chambre pour lui faire face, sentant que quelque chose n'allait pas. Ah oui, je faisais juste preuve de courtoisie pour la première fois. Je l'écoute parler et plonge dans mes pensées. Ce qu'elle me dit n'est pas très intéressant, ça ne l'est jamais. Puis, elle me demande comment s'est passée ma journée, je ne sais pas quoi lui répondre et m'ennuie de la banalité de la conversation. Lorsque je lui "demande" si je peux partir, elle répond soudain :
- Tu ne me demandes pas comment ça s'est passé chez le médecin ?
- T'es encore vivante, donc non.
Cette réponse me paraissais la plus adaptée. Et je ne regrette pas de l'avoir dite. Pourtant, ce n'est pas ce qu'en pense ma mère, qui s'énerve de plus en plus. Je le vois dans ses yeux : ils me foudroient. Et encore une fois, je ne sais pas ce que j'ai fais de mal.
- Je suis peut-être encore vivante, mais je ne le serai pas toujours ! Est-ce que c'est possible de porter un peu d'attention à ta famille ? Je t'ai pas éduquée comme ça, merde !
Je reste totalement impassible à sa remarque. Certes, elle ne m'a pas éduquée comme ça, car elle ne m'a pas éduquée tout court. Mon éducation s'est faite de manière autonome, par apprentissage, échecs, et observation. Je n'ai absolument aucun compte à lui rendre. Et pourtant, elle se permet de me faire la morale... Que faire ? Je crois qu'il n'y a rien à faire, si ce n'est, replonger dans mes pensées. Mais sa voix résonne encore...
- Je n'aurais jamais cru pouvoir enfanter quelqu'un comme toi...
Je la regarde, retenant ma colère. Elle m'observe avec dégoût de la tête aux pieds, les bras croisés et la mâchoire serrée. Quelqu'un comme moi ? Ça veut dire quoi exactement ? Mais je n'ai pas le temps pour ces sottises, et puis mon calme ne tient plus. J'explose.
- Désolée d'être celle que je suis.
Mais je ne suis pas vraiment désolée. Non, au contraire. J'ai mis longtemps à m'accepter telle que j'étais, et je l'assume parfaitement à présent. Mais personne ne se donne la peine de comprendre ici. Bref, je garde tous les mots que je rêve de dire pour moi, et avance en direction de ma chambre, désirant être en paix.

Rien ni personne ne m'empêchera d'agir comme je l'entends. C'est beaucoup trop facile de critiquer les gens sans rien savoir d'eux !
Ce soi-disant ami, sait-il au moins que j'ai, non seulement été dans la même galère que lui, mais que j'ai réussi à m'en sortir par force de volonté - mais seule ? Non.
Ma soeur sait-elle au moins toutes les critiques que j'ai essuyées pour ne pas avoir accepté la demande de plusieurs, seulement parce que je savais au fond de moi qu'ils auraient une influence néfaste ? Non, elle fait aussi partie des critiques - c'est même l'auteure de la majorité d'entre eux.
Ma mère sait-elle que j'ai lu son dossier médical dans les moindres détails, que je pourrais relater l'évolution de son état comme un médecin le ferait ? Non. Elle a évité tout risque de cancer, mais c'est elle le cancer de ma vie en m'insultant à longueur de journée !
Tous, sans exception, pensent que je suis sans coeur car je ne vois pas la réalité à leur façon, parce que je n'agis pas comme ils voudraient que j'agisse. Eh ben quoi ? C'est la vie ! Darwin a bien dit que les espèces disparues aujourd'hui étaient celles qui n'avaient pas su s'adapter à leur environnement ! Eh bien je m'adapte, moi ! Je m'adapte, souffre en silence et essaie d'apparaître le plus chaleureuse possible aux autres. Mais apparemment, ce n'est pas assez ?!
Reprenant peu à peu mon calme, je réalise que je suis fatiguée.
J'en ai assez de cette situation. Je n'ai pas choisi d'être traîtée ainsi.
Etre considérée comme étant la fille sans coeur, puis finalement réaliser que l'on est plus sensible qu'on ne le laisse paraître - non, qu'on le pensait - est bien plus dur qu'il n'y paraît.
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yasmine-13

- Mais… qu’est-ce que je fous ici ?
La jeune fille se retrouvait seule en territoire inconnu, sans savoir comment ni pourquoi elle avait été emmenée ici. Elle se releva difficilement, une migraine l’empêchant de faire tout mouvement brusque. Il était assez facile de deviner qu’elle avait été emmenée ici contre sa propre volonté. De fait, la chose la plus importante était de retrouver ses kidnappeurs.
Mais… où était-elle, au juste ?
Le paysage était assez sobre, la terre stérile et aride, une vue étendue au loin. Presque rien ne s’y trouvait, elle était perdue en pleine nature, sans même savoir comment s’en sortir.
- Eh ! Tu vas bien ? T’es blessée ?
Un jeune inconnu était venu la secourir, du même âge qu’elle apparemment, soit entre dix-sept et vingt ans. Il semblait réellement s’inquiéter pour elle, et elle ne comprenait pas pourquoi il lui portait tant d’attention, sachant qu’il ne lui disait rien. D’ailleurs, plus aucun souvenir ne venait à elle – c’était comme si sa mémoire avait été effacée, dans le seul but de préserver son identité (ou les intérêts des personnes ayant perpétré cet enlèvement…).
Quoi qu’il en fût, sa migraine s’estompa un moment, le temps nécessaire de faire les présentations.
- Je vais bien, merci. J’ai juste… très mal à la tête. Mais… ta tête ne me dit rien, on se connaît ?
- Non. Je suis Aryan. Je me suis retrouvé ici sans savoir comment, et puis je t’ai trouvée là. Je ne sais pas qui a fait ça. Mais si on a été drogué, il faut s’attendre au pire…
Cette supposition lui avait fait froid dans le dos. Et si leurs assaillants s’étaient permis des attouchements à leur encontre ? Ou pire…
Enfin, elle n’eut d’autre choix que de retrouver ses esprits.
- Moi c’est Tara. Euh… j’ai… J’ai aucun souvenir de ce qui s’est passé. C’est à peine si je sais qui je suis… Tu l’expliques comment ? Mais au fait, où on est ? Je ne reconnais pas l’endroit…
- Je ne sais pas et je ne sais pas. Il y a beaucoup trop de variables inconnues pour l’instant. Je suppose qu’on aura les réponses à nos questions un peu plus tard, le temps de retrouver la mémoire.
Et s’ils ne la retrouvaient jamais ? Je sais que le pessimisme est mal vu, mais encore faut-il qu’ils soient certains de ce qu’ils avancent ! Pour l’heure, ils n’étaient sûrs de rien. Ils ne savaient même pas s’ils étaient les seuls, ou si des personnes s’étaient retrouvées ici auparavant, ou finiraient par arriver…
En faisant le tour du propriétaire, ils aperçurent un feu de camp, ou plutôt ce qu’il en paraissait… Ils s’y précipitèrent, pensant trouver une autre personne, victime de cette mauvaise blague. Et ils ne furent pas déçus : un jeune homme de la même tranche d’âge qu’eux était présent, tentant désespérément de maintenir un feu en place. Le trait caractéristique qui pouvait le distinguer des autres, était qu’il portait des lunettes rectangulaires sur le nez – c’était sûrement grâce à ses verres qu’il put allumer ce feu, ne possédant a priori aucune qualité requise pour le faire à mains nues. Ouch… je commence à être méchant. Veuillez m’excuser, et reprenons.
- Hey… Alors comme ça je ne suis pas le seul… ? Ça fait plaisir. Dîtes-moi, vous aussi avez perdu la mémoire ?
Ils acquiescèrent, pourtant le nouvel inconnu ne baissa pas sa garde. Il se concentra davantage sur son feu que sur les personnes à interroger. D’ailleurs, il semblait ne pas s’en inquiéter plus que cela. Ce fut Tara qui prit l’initiative de prendre la parole.
- Euh… Comment tu t’appelles ?
- Kaito. Mais c’est la seule chose que je sais. De mémoire… j’ai dû voir ce nom quelque part, mais je ne peux affirmer de source sûre qu’il s’agit bel et bien de mon prénom. J’ai fait le tour des environs et n’ai trouvé aucun indice. Ils sont forts. Mais je me demande pourquoi ils iraient chercher des gars comme nous, ce n’est pas comme si on pouvait faire quoi que ce soit pour eux…
- Tu n’en sais rien. Peut-être bien que nous sommes spéciaux, genre riches héritiers, et qu’ils demandent une rançon en ce moment-même à nos familles.
- Ce serait idiot. Comment expliquerais-tu notre perte de mémoire, alors ? Pour faire une vidéo convaincante, il faut des émotions. Si nous avons perdu toute trace de notre héritage familial, comment penses-tu que nous pourrons leur en donner ?
A cet instant, Aryan intervint.
- Peut-être que la vidéo demandant une rançon a déjà été envoyée, et qu’ils n’attendent que le versement de nos parents pour nous libérer. Et que notre perte de mémoire serait comme une ultime punition à notre encontre. Peut-être qu’on a fait quelque chose par le passé qu’il nous faut payer aujourd’hui…
- Vous avez tout faux !
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yasmine-13

Ce que représente l'écriture pour moi, en un un mot ? Tout.
C'est mon univers, celui que j'imagine à travers chacun de mes écrits. Tout, l'idée est abstraite, et pourtant ne saurait être plus vraie.
L'on dit souvent que les artistes produisent lorsqu'ils sont tristes. Eh bien moi, loin de me considérer comme tel, n'ai pas arrêté d'écrire depuis quatre ans déjà. Adoptez les conclusions que vous voulez, je m'en tire à bon compte.
Mais je suis consciente que "tout" ne veut rien dire, peut-être un peu de façon paradoxale. Il s'agit en réalité d'un ressenti, d'une émotion profonde qui ne pourrait s'exprimer autrement que par l'imagination, et qui est forcément restrainte par le domaine des mots.
Elle représentait de la peur au début. Je ne comprenais pas pourquoi je ressentais le besoin d'écrire pour m'exprimer, pourquoi j'étais incapable de le faire simplement, comme la plupart des gens. Puis, une fois cette peur dégagée, de l'appréhension s'en est suivi.
Je ne voulais pas l'admettre, et pourtant c'était bien vrai. J'écrivais de tout, allant des courts poèmes aux longs textes bien construits. Et pourtant, je sentais toujours ce vide en moi, qui grandissait de jour en jour. L'incompréhension a laissé place au doute, qui a laissé quelques cicatrices en moi.
La peur d'être jugée, de ne pas être comprise ou même acceptée par ma famille - car ces écrits étaient alors (et restent) très violents, notamment à leur égard. Je ne regrette rien à présent, mais j'ai souffert pour en arriver là.
Le fait d'écrire a été comme une thérapie pour moi. L'écriture a su me libérer, affirmer mon caractère et ma personnalité. Se faisant, j'ai pu mettre à plat certaines émotions, analysant les faits avec attention. L'écriture s'imposait peu à peu dans ma vie. Sans même me prévenir, elle s'invitait à moi comme étant ma meilleure amie.
Lorsque personne n'était là pour m'écouter, mon crayon parlait à ma place. Les mots que j'y versais étaient les seuls amis dont j'avais besoin. Et très vite, j'y ai constitué mon propre univers.
Aujourd'hui que la page a été tournée, je suis perdue. La peine étant passée , la situation ayant été acceptée, je ne sais plus comment faire pour écrire. Je suis paralysée par le syndrome de la page blanche, on dirait. Mais je me sens plus forte à présent - et je ne le dois qu'à une chose.
Cependant, une question subsiste : vais-je un jour pouvoir réécrire comme avant ? Ou serai-je bloquée entre la fiction et la réalité, sans parvenir à finaliser l'univers que je me suis créé ?
Tout, l'image reste abstraite. Mais je crois que vous commencez à comprendre.
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yasmine-13

Salut,
Alors je sais que ça peut te paraître soudain, ou totalement illogique, et tu as raison, ça l'est. Mais oublie ton côté rationnel et psycho-rigide pour une fois et écoute moi.
Ce que j'ai à te dire n'est pas simple, ou l'est peut-être tellement que je ne trouve pas les mots... Pour quelqu'un qui a l'habitude d'écrire, je ne sais jamais comment m'exprimer, mais je vais essayer.
Cette lettre sera courte, je ne reviendrai pas sur ce que tu connais déjà, ce serait inutile. Et te parler de ce que je sais serait bien trop dangereux - pour nous deux. Enfin bref, le fait est qu'aujourd'hui est ton anniversaire, et comme je sais que tu n'as personne avec qui le fêter "dignement", je suis là pour ça, même si je ne suis pas physiquement présente...
Tu as dix-huit ans aujourd'hui, félicitations pour être arrivée jusque-là, je sais que ça n'a pas été facile. Mais ça ne fait que commencer, très chère. Et, avant que tu ne prennes tes armes et que tu me les jettes à la figure, écoute ce que j'ai à te dire ! Oui, je te connais mieux que tu ne te connais toi-même, je sais donc comment tu vas réagir, ce que tu es en train de penser à l'instant, et la façon dont tu me considères actuellement.
Mais écoute-moi, bordel ! C'est important.
Oui, je m'emporte, mais c'est parce que je sais que je ne peux te voir pour l'instant, je m'imagine donc la conversation dans ma tête. Et oui, je sais, je suis folle. Tout comme toi.
Où en étais-je... Ah oui ! Toi !
Sers-toi de ce que tu as accompli jusque-là, car ton passé te sera utile, crois-moi. Et je sais que tu sais que je sais, mais je sais mieux que toi ! Alors ne commence pas à me prendre pour une donneuse de leçons qui ne sait pas ce qu'elle dit, je le sais mieux que tu ne le penses...
Je t'embrouille, on dirait... Je vais faire plus simple.
Le fait est que, tu as souvent été seule, mais tu avais au moins une personne sur laquelle t'appuyer. Sauf que cette personne, et tu le sais, va bientôt t'abandonner.
De là, je n'aurais qu'un conseil à te donner : ne commets pas cette stupide erreur ! Il est évident que tu as dû déjà imaginer tous les scénarios possibles, interpréter tous les messages reçus, mais... crois-moi, c'est inutile. Et si je te le dis, c'est parce que je l'ai faite, cette erreur. Ne sois pas comme moi, par pitié ! Il y a une autre alternative, il faut que tu la trouves avant l'échéance !
Je sais que mon message est très flou, mais c'est pour ne pas te donner toutes les réponses directement. Soit tu fais travailler les deux neurones qu'il te reste pour me déchiffrer, soit tu attends patiemment que le temps passe pour comprendre ce que je veux dire par là.
Mais... la patience n'est pas ton fort.
Oh, j'avais dit que je serai rapide et je m'éternise... Désolée. En réalité, ton destin est entre tes mains. Tu es actuellement à un moment de ta vie où tu te sens perdue, et c'est bien normal. Mais je suis là pour te rassurer, car tu n'es pas seule - tu ne l'as jamais été.
Alors, certes, c'est assez difficile de le comprendre dans ton état, mais avec le temps, tu finiras par y arriver. Oh, et... au cas où tu te demandes combien de temps cela prendra, je dirais que cela dépend entièrement de toi, ma chérie. Je ne suis là que pour te redonner du courage lorsque tu te sens faiblir. Saisis cette chance, car elle n'appartient qu'à toi !
Bref, un message plein d'optimisme pour te prouver que toi aussi, tu en es capable ! Après tout, si j'ai réussi, pourquoi ne pourrais-tu pas ?
Ça y est, tu commences à comprendre ? Il faut avouer que ce n'était pas très compliqué...
Mais au cas où ta capacité d'analyse serait réduite à néant : c'est moi, toi, nous. Et désolée d'avance de ne pas pouvoir plus t'en dire plus sur le futur ! Je dirais qu'il n'y a qu'une seule manière de savoir ce qui s'y passe... Il suffit de le vivre.
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yasmine-13

En effet, le style est commun, et l'histoire d'un destin extraordinaire donnant à un héro aux apparences platoniques un peu de piment est retrancrite par beaucoup d'autres auteurs - les raisons d'un tel succès peuvent paraître paradoxales.
Pourtant, l'univers est unique, la sensibilité de l'auteure est retranscrite dans chacun des tomes - et on la ressent à chaque fois.
Elle a réussi à nous donner envie, bien plus que cela d'ailleurs - le désir irrépressible de rejoindre les bancs de Poudlard. Et peu d'auteurs peuvent en dire autant.
Après, j'ai vécu la période Harry Potter alors que j'avais le même âge que les personnages. Cet univers a fait mon enfance et m'a beaucoup inspiré, probablement influencé dans mes choix de vie.
Ce n'est pas seulement l'histoire d'un héro, mais d'elle-même - et de nous, nous retranchant dans notre subjectivité profonde et nous questionnant sans cesse. A chaque fois que je lisais un passage qui me choquait, je me disais : "Aurais-je fait la même chose ? Comment m'en serais-je sortie ?"
Encore une fois, peu de livres m'ont fait le même effet - peu d'histoires n'ont réussi à susciter autant de questions et de doutes en moi. Et je suis sûre que cet aspect fait partie des raisons principales de son succès.
A travers Harry Potter, on s'identifie, bien-sûr, mais c'est bien plus que cela. La période de la vie personnelle de J.K Rowling (le deuil) a beaucoup influé sur sa façon d'écrire et de penser l'histoire - en cela, on s'y retrouve tous, car une grande majorité la vivra.
J'ai essayé d'être le plus objective possible pour comprendre l'aspect psychologique de l'univers d'Harry Potter - aspect auquel aucun écrivain ou lecteur n'échappe...
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