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MIA Anastacio

MIA Anastacio
Bien après la chute de notre civilisation, la société s'est réorganisée. Le savoir et l'art sont alors détenus par des nomades chargés de les transmettre.
L'une d'entre eux gagna en notoriété au fil des années, romancée et idéalisée. Elle est connue sous le nom de la Passeuse Ardente.
Un de ses disciples décide de dresser un portrait plus mesuré de cette femme qui, dans le fond, n'était qu'une humaine.

Un chapitre sera publié chaque semaine.
Ce texte s'inscrit dans un projet plus large mêlant divers récits, photos et dessins : fb.com/PasseuseArdente/
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MIA Anastacio
"Ce que je veux à long terme dans une relation ? Fonder une famille"
"Être enceinte, c'est une expérience tellement épanouissante"
'"Mon enfant est la plus belle chose qui me soit arrivée"
Je ne me suis jamais reconnue dans ce genre de phrases.

Et pourtant, il a fallu que ça me tombe dessus. Une erreur bénigne aux répercussions inimaginables. En quelques instants j'enclenchais le plus gros deuil de ma vie. Celui de mon corps, de mon esprit et de mon ego.
Ce texte retracera le chemin de ce deuil.
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Défi
MIA Anastacio
Bien après la chute de notre civilisation, la société s'est réorganisée. Le savoir et l'art sont alors détenus par des nomades chargés de les transmettre.

Ce recueil contient divers textes liés à La passeuse ardente.
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MIA Anastacio
17 ans... Plus vraiment ado, pas encore adulte... À peine accoutumé à notre nouveau corps, un panel d'émotions complexes nous submergent : "Amour", "Amitié", "Désir", "Envie", "Dégoût", "Haine". Les mots permettent de les définir et d'en parler. Les mots sont aussi souvent une cage. Placer un sentiment sous un label, c'est le forcer à suivre les règles qui en découlent. Et ces règles, amenées par les histoires et légendes, par les moeurs et coutumes, ne sont qu'un schéma grossier de la réalité.
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Défi
MIA Anastacio
Réponse au défit "Le paragraphe qui précède..."
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Défi
MIA Anastacio

Bertrand le lapin se baladait dans la forêt.
- Hop


Soudain, il entend le discours d'un vieux hibou.
- Les animaux domestiques nous volent. Ils sont mieux dans les fermes.


Tous sont gênés, mais Bertrand pense qu'il a raison.
- Quel vieux radoteur
- Vient, partons


C'est mal de penser comme ça. Alors il parle à ceux qui pensent comme lui.
- On est plus chez nous
- Jetons les dehors


Un jour, ils vont graver des insultes sur un tronc d'arbre.
(Sur le tronc) La forêt aux sylvestres


Dimanche, alors il va chez la chêvre acheter ses carottes. Il est content qu'il soit ouvert.
- Mêêêrci
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Défi
MIA Anastacio
Lorsque je suis entrée dans la grande salle commune, les semelles de mes chaussures émettant à chaque pas un bruit de crissement dû à la boisson de la veille qui les collaient au sol, mon nez me transmettant l’odeur désagréable et pourtant familière et réconfortante de la bière, mes yeux se délectant des lieux et couleurs qui ont bercé plusieurs années de ma vie et mon cœur accélérant au souvenir de l’amour que ces lieux avaient vu naître puis mourir et qui avait laissé une trace indélébile dans les replis de mon âme, je me suis dirigée naturellement vers le comptoir bien que depuis plusieurs années déjà les barmans aient été de sombres inconnus pour moi, me suis assise sur l’une des chaises hautes et ait commandé pour la première fois depuis bien longtemps, car il suffit de revenir sur les traces de notre passé pour sentir grandir en nous le fantôme de celui que nous étions, alors nous buvons à nous en mettre mal, chantons des airs connus par cœur, dansons tel des pantins désarticulés, lançons des défis idiots et relevons ceux lancés, veillons si tard qu’il en est tôt, nous allongeons enfin pour sentir la terre tourner en dessous et finissons par nous endormir avec un vague sourire aux lèvres : dans ces rares moments où je retrouve l’inconscience de l’étudiant, j’ai l’impression que le monde m’appartient.
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MIA Anastacio

Les origamis sont mes amis. Ou tout du moins, c'est ce que j'espère, ce que je voudrais. Il n'est pas facile de se lier d'amitié avec un objet inanimé. Quelle que soit sa forme, ou sa couleur, quelle que soit la signification qu'on lui donne ou le temps passé à le confectionner, nul ne peut savoir ce qu'il pense. Alors je plis le papier, je lui donne tout l'amour que j'ai, et j'espère que de son côté il reçoit, il ressent, et il sait que je serais toujours là pour lui.
J'ai entendu parler de cet autre art qui en plus de plier le papier s'attache à le couper. Mais quelle étrange idée ! Comment voulez vous montrer de l'amour et de l'amitié si vous sortez des lames immenses et déchirez les fibres qui constituent le corps aimant et aimé de votre ami tendre. Comment ? Ils ne sont que des imposteurs, croyant qu'on peut amener l'objet à la forme désirée et en fait des oeuvres plus belles en les mutilants. Oui, j'utilise les grands mots. Ne sont-ils pas l'expression même de ceux qui voudraient qu'on deviennent ce qu'ils veulent et qu'on fasse passer l'apparence extérieure avant l'intérieur ?
Les origamis, ils ne changent pas ce qu'ils sont à l'intérieur. Ils restent plats, objets en deux dimensions qui accèdent à la troisième dimension par mes doigts qui glissent sur eux, marquent les plis, courbent, caressent, aiment.
Ils sont mes amis, je n'en ai aucun doute, car nul ne pourrait ressentir autre chose pour moi après toute l'attention, tout l'amour, toute la douceur que je leur donne. Ce n'est pas une question mais une affirmation. Car avec tout ce que je leur offre, ils DOIVENT m'aimer. Ils n'ont pas d'autre choix. je MÉRITE leur amour et leur amitié. Ils sont peut-être même plus que des amis. Des amants ? Des admirateurs secrets qui pensent chaque jour à moi ?
Mais dans le fond, qu'en fais-je après ? Ils m'admirent, oui, depuis leurs vitrines, tout autour de moi, et ils ne connaissent plus mes caresses et mon amour, ils ne les connaitrons plus jamais car ils sont terminés. Une amitié peut-elle se terminer ? Peut-elle devenir un objet de collection qui nous regarde du fond d'une vitrine et qui un jour, peut-être, laisse la place à un autre, plus récent plus beau.
Puis-je alors me considérer comme ami ? Puis-je alors me dire humain ? Si je ne sais que faire après avoir tant donné, si je ne fait que regarder et espérer que leur amitié durera toujours malgré l'absence d'actes de ma part ?
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MIA Anastacio
En réponse au défi "Cauchemar", je vous raconte un rêve qui a marqué mon enfance.
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MIA Anastacio

"Viens, j't'emmène au vent"


La musique résonne dans ma chambre. Toujours le même cd depuis des mois. Je n'en ai pas d'autre. J'ai acheté la chaîne en ville la première fois que j'y suis allé. Enfin non, ce n'est pas totalement vrai. C'était la deuxième fois. Mais la première n'était pas pour le shopping. C'était pour le boulot. Je me redresse et pose les pieds sur le sol de terre sèche. Pantalon, ceinture, vêtements, tout est imprégné de cette poussière jaune-orangée.


- Éteint ta musique, tu fais chier. Et bouge ton cul, on fait une balade en forêt ce matin.
- Tu rigoles ? Je ne vais pas dans cette forêt. C'est le meilleur moyen de se faire tirer.
- Les ordres...
Je ne le laisse pas terminer sa phrase et me lève sur un coup de colère.
- Les ordres ? Mon cul ! Tu peux me montrer un putain d'ordre de mission toi ? Un papier signé du mec qu'est sensé nous diriger ?
Je sors de la chambre en continuant mon monologue.
" Bien sûr que non tu ne peux pas ! Regarde autour de toi. C'est la merde ici. Et ils vont nous laisser là. Ils vont nous laisser crever. De toute manière on existe pas. On est juste un numéro sur un papier classé tellement confidentiel que finalement personne ne l'a jamais lu. Bureaucratie de merde !"


On arrive dans la tente principale. Pas besoin de m'excuser de m'être énervé, on est tous à bout. Et puis depuis le temps, on se comprend. Ils sont un peu une extension de moi. Notre supérieur est assit à son bureau. Je ne veux pas aller dans la forêt. C'est humide, chaud, malsain et quand ce ne sont pas les mecs de la guerilla qui nous tirent dessus, il y a ces foutus insectes. J'arrive à négocier et on envoit quelqu'un d'autre à ma place. Désolé Chloé, au choix j'aurais préféré que ce soit l'autre taré plutôt que toi qui te tape le boulot. On m'envoie faire le guet. Je monte sur le toit du bâtiment et m'installe sur une vieille chaise pliante.

"Je t'emmène au dessus des gens"



La musique me trotte dans la tête. Devant moi s'étend une longue route poussiéreuse au milieu d'un paysage couvert de plantes basses. Je me demande si le sang les aides à pousser ou bien les fatigue aussi. Il y a quelques jours j'ai tué un gamin sur cette route. J'ai du mal à me débarrasser de son image. Régulièrement on allait chercher un peu de bouffe au marché. Il y avait ce gosse et sa mère. Ils nous vendaient des trucs même s'ils savaient que les mecs armés ne leur pardonneraient peut-être pas. Peut-être pour se venger... Ils ont enrôlé le gosse. Quand je l'ai vu face à moi, le visage vide, les yeux écarquillés, je ne savais pas si c'était la peur, la tristesse ou un foutu lavage de crâne... J'ai tiré. Sur ce gamin. Quand je vois cette route je vois son visage. Je vois son corps qui tombe. Mais le pire, c'est que je n'ai pas hésité...
Le long de la route, un peu plus loin, il y a des petits patés de maisons. Souvent, c'est une ancienne ferme qui a été abandonnée. Pas mal d'entre elles sont reprises par des groupes armés après. Celles que je vois d'ici sont vides. On les a vidées en arrivant. J'étais posté en sniper. Je me souviens d'un gars posé sur un toit, comme moi actuellement. Il regardait autout et mon rôle était de le neutraliser. J'ai visé et j'ai passé plusieurs minutes à le regarder. À travers le viseur je pouvais le voir nettement. Il était assis là, regardait au loin. Il respirait, il vivait, il était là. J'ai visé son arme. Neutraliser, pas tuer. Je pouvais peut-être sauver cette vie. Pauvre con. Comme si je pouvais sauver quiconque. Il s'est mis à courir vers le bord et s'est écrasé quelques mètres plus bas. Mort. Je me demande encore pourquoi... Qu'est-ce qui a pu passer par la tête de ce mec pour qu'il décide de se jeter du toit plutôt que de vivre. Il a à peine hésité. C'était une telle évidence pour lui, pourquoi ça n'en est pas une pour moi ? Un balle se déplace plus vite que le son. On entend pas le coup de feu qui nous tue. Est-ce que je l'aurais épargné en tirant dans la tête ? Je devais avoir les yeux écarquillés d'incompréhension à ce moment là.


"Je voudrais que tu te rappelles"


À ma gauche et derrière moi, c'est la forêt. Pas trop proche de nous. C'est la zone que j'aime le moins. Ils la connaissent mieux que nous. Ce sera toujours comme ça. La seule fois où on a réussit à tourner une situation à notre avantage dans les bois, on a choppé un gars de chez eux. Il était encore plus jeune que moi. Un ado. C'était mon tour de m'occuper de l'interrogatoire. Il paraît qu'il y a des lois qui interdisent la torture. Pas besoin de beaucoup de choses pour faire parler quelqu'un. Tu lui offres une situation stable en Europe pour lui et toute sa famille. Il y en a pas mal qui acceptent. C'est sûrement les seuls que je considère avoir aidé. Et puis si ça ne fonctionne pas, on a une batterie. On plante le métal dans les cuisses et on finit par obtenir ce qu'on veut. Jamais je n'ai pris plaisir à faire ça. Je crois que je me coupais de moi même quand ça arrivait. Et puis j'essayais de les faire accepter de prendre l'avion. C'était la solution la plus simple pour tout le monde. Mais quand tu as déjà perdu tous ceux que tu aimes, partir ne change plus rien.
Dans la forêt il y a aussi des insectes. Des trucs horribles. Ils viennent pondre sous ta peau. Au début c'est juste une rougeur, après quelques jours c'est une grosse cloque, et finalement il y a plein de bestioles qui sortent. Faut prendre un couteau et le passer en dessous pour détacher ça de ton corps. C'est pour ça que je ne voulais pas y aller. Je déteste cette forêt. Plus encore que la ville.


"Notre amour est éternel"


À droite, un peu derrière les collines, il y a une ville. Celle où j'ai rencontré le gamin. Je pourrais détester cet endroit. J'ai toujours l'impression qu'on pourrait voir surgir une voiture armée à chaque coin de rue. J'y ai vu les pire merdes. Les murs sont blanchâtres, beiges, avec les traces de balles des batailles. Le sol de certains quartiers pue le fer. Cette odeur un peu âcre qui reste quand on a enlevé le corps sans nettoyer le sang. Des fois c'est moi qui a fait couler le sang. Non. Couler le sang c'est trop gentil par rapport à ce que j'ai fait. Il ne faut pas croire, une balle ne fait pas un joli petit trou duquel s'échappe un liquide rouge fluide. Les combats m'ont appris à reconnaître un organe à sa forme et sa couleur.
Plus on est proche du centre, plus les rues sont étroites et plus je me sens mal. Il y a trop d'images dans cette ville qui me reviennent. J'ai vu mourir des innocents, des amis, des femmes, des enfants... Un taré parmi nous qui déteste les enfants a tendance à les tirer tout le temps. Dès que des gens armés arrivent, il sort son arme, se met à couvert, et vise les gosses avant de tirer ceux qui nous canardent. C'est sûr, un jour, je le descends.


"Pas artificiel"
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MIA Anastacio
En réponse à mon propre défi des 20 minutes d'écriture.
Un bon exercice pour me permettre d'exprimer un peu mes pensées. Ce texte servira probablement au triptyque que je suis en train d'écrire actuellement.
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