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Edgar Garance

Quelque part en Imaginaire..
Edgar Garance
Britess est une aventurière de vingt-sept ans. Elle vient de quitter l’Ancien Empire pour rejoindre Tola, la capitale de l’Empire. Son rêve ? Des quêtes, une vie héroïque, le dépaysement ! La gloire, la fortune ne l’intéressent pas. Elle a entendu parler d’un nouveau continent, à l’ouest. Elle compte bien trouver un moyen de le rejoindre et de participer à sa découverte.
Souvent la vie vous mène sur des chemins que vous ne comptiez pas emprunter. Britess est en passe de le découvrir.
La voici, sur la route… Sous la pluie battante, elle atteint les premiers faubourgs de la puissante capitale…

Mise en garde : C'est un récit qui comporte des batailles, des combats, des sacrifices. Lecteurs, sachez avant de vous engager dans ce texte que vous croiserez des scènes violentes lors des affrontements et parfois de très rares auto-mutilations. Il n'y a pas de viols ou autre choses du genre.
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Edgar Garance
Yvan Urusawa possède un don. Plutôt une malédiction à ses yeux. Il peut ressentir des choses étranges dans certains lieux. Il en a fait son métier.
Alors qu'il travaille dans la région de Sète, sa vie tranquille va basculer...
De l'action, du fantastique, des frissons, du fantôme... Bonne lecture !
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Edgar Garance
Millefeuilles, c'est des petites tranches de vie, des petits moments inspirés par ma fille, par ses gestes, ses mots, ses attitudes, ses bêtises, ses rêves... Des petites textes très courts, pour sourire, pour s'émouvoir, pour vivre, tout simplement.
Je vais essayer de vous en présenter un par semaine. Comme c'est une expérimentation, il se peut que la longueur, le style, changent de temps en temps. A vous d'être ma boussole, que je ne m'égare pas !
Bonne lecture !
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Edgar Garance
Alors que l'Humanité expérimente de nouveaux prototypes de moteurs pour se rapprocher d'une vitesse capable de la propulser vers les étoiles lointaines, une menace se matérialise aux confins du système Solaire et s'approche des premières planètes. Les Humains se regroupent en une coalition mondiale pour mettre sur pied une force de défense.
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Edgar Garance
Les Chroniques des Territoires. Un univers que je développe dans une série de romans publiés chez RroyzZ éditions.
Il m'arrive aussi d'écrire de petites nouvelles qui prennent place dans ce vaste univers.
Je vous livre ici ces petits textes qui sont des briques importantes, qui donnent corps et profondeur à ce monde médiéval-fantastique.

Pour chaque nouvelle publiée, la couverture sera modifiée pour coller au texte.
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Edgar Garance
Du steampirate, cela vous tente ?
Alors prenez votre chapeau, vos gants, votre redingote et en avant vers l'aventure !

Edgar Garance au texte, Monsieur K aux illustrations.

Dans un univers où la vapeur est la principale source d'énergie, où le minerai métallique s'avère être une ressource mortelle à extraire, nous voici plongé dans une aventure pulp dans une époque qui ressemble à notre fin de 19eme siècle.

Bonne lecture !

Un chapitre par semaine.
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Edgar Garance
Tendez l'oreille... Vous l'entendez ? Je ne suis pas fou ! Là, le bruit... Ce bruit !
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Défi
Edgar Garance


Les quatre cavaliers s’éloignent dans la poussière ocre du désert, galopants vers le soleil couchant alors que la musique du générique final commence. Je reste là, assis dans le fauteuil. J’ai à la fois quarante-deux ans et quinze ans. Je reviens soudain dans cette minuscule salle de cinéma dans la petite ville française au creux des Pyrénées qui allait abriter mon adolescence après mon retour de l’étranger. J’étais allé au cinéma, seul, pour la première fois. Je me souviens très clairement de la séance, comme si elle venait juste de s’achever. Indiana Jones et la Dernière Croisade de Spielberg venait de saisir tout mon être, d’enflammer mon imaginaire pour le restant de ma vie. J’étais resté jusqu’à la dernière note, goûtant la musique entraînante. En rentrant j’avais pris la décision d’étudier l’histoire médiévale et d’écrire des romans d’aventures… Aujourd’hui encore, à chaque fois que je regarde les Indiana Jones, je suis transporté vers des mondes à explorer, vers de vastes aventures…
Je me tourne vers cet adolescent angoissé par l’avenir, qui l’espace d’un film n’a plus eu peur du racisme des autres, n’a plus pensé à la terreur que lui inspire son paternel. J’ai envie de lui dire de ne pas s’en faire, qu’il trouvera sa voie, justement grâce à ce film. Il ne le sait pas encore mais son envie d’écrire ne deviendra réalité qu’avec la mort de son père des décennies plus tard, comme si cette disparition avait fait sauter les derniers verrous avec lesquels la figure autoritaire avait cadenassé l’esprit tourmenté de l’enfant que j’avais été.
Je regarde le film presque toutes les années, comme une thérapie contre la morosité ambiante, contre mes propres démons qui menacent de m’entraîner vers des abysses dont je ne suis pas certain de pouvoir revenir. Cette fois-ci c’est une année particulière. Ma fille est debout sur le fauteuil, un coussin entre ses deux petites mains, juste sous son menton, prête à se cacher un œil pendant que l’autre regarde tout de même la scène qui fait peur. Elle reste silencieuse un long moment, puis, son regard espiègle brillant de bonheur, elle me lance : On le regarde une nouvelle fois ! Il est trop génial ce film ! Je veux être une Jones ! Comme Indiana ! Comme Dora ! Après, on ira à la recherche de trésors perdus sur la Gardiole !
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Défi
Edgar Garance


Eladio Escart se faufilait entre deux parois effondrées d’un ancien temple, le visage tordu par des grimaces de souffrance. Ses informations étaient tellement approximatives, qu’il avait mis deux heures avant de trouver l’accès. Située en plein milieu de l’altiplano, la « quebrada » de Liountascar demeurait un véritable secret que seules quelques Machis transmettaient parfois à un descendant. La quebrada se trouvait dans un endroit hostile et aride. Elle abritait une vallée verdoyante avec en son centre un magnifique lac translucide alimenté par de nombreuses sources d’eaux chaudes.
Eladio avait été recruté à Santiago, le mois précédent, afin de venir en aide à une population de Mapuches, gardiens du temple ancestral, réduit à l’état de ruines depuis des millénaires par un « terremoto » particulièrement violent. Des européens avaient arraché la jeune Machi à son hameau pour lui extorquer l’emplacement exact de la quebrada. Comment avaient-ils appris l’existence d’un temple en cet endroit reculé et ignoré du commun des mortels ? Nul ne le savait. Malgré le respect et l’amour qu’ils portaient à leur Machi, les membres de sa communauté n’osaient pas s’aventurer dans ce lieu tabou. On leur avait conseillé de prendre contact avec un jeune métis, moitié mapuche et moitié beaucoup d’autres d’origines, qui revenait d’un stage de formation aux Etats-Unis dans le cadre de son métier : enquêteur dans la police. Il avait déjà aidé les Mapuches lors d’un évènement survenu durant son adolescence. Il avait pris deux semaines de vacances pour retrouver cette jeune femme dont le portrait laissait présager une charmante et accorte personne. Eladio ne brillait pas pour son féminisme, étant assez connu, au contraire, pour un machisme latent qui lui avait valu quelques déconvenues chez l’oncle Sam.
Le jeune homme s’extirpa enfin du long et étroit tunnel. Il s’agenouilla pour allumer une lampe torche qui grésilla un instant avant d’illuminer la salle. Elle devait être assez vaste du temps de sa splendeur. Des gravats de toutes sortes jonchaient le sol, jusqu’au plafond. Ici et là on devinait des pétroglyphes aux entrelacs délicats. Un parfum indéfinissable flottait dans l'air... Si les pilleurs étaient passés par là, ils n’avaient laissé aucune trace. Eladio vérifia que son vieux colt était à sa place, et s’avança vers ce qu’il savait être le centre de l’édifice. Quelques pas plus en avant, une clarté diffuse dansait par moment au plafond. Eladio éteignit sa lampe et progressa, courbé en deux, les sens aux aguets. Bientôt des voix en espagnol et en anglais lui parvinrent :
-Où est le pectoral ? Tu vas répondre la sauvage ? Où est-il ? éclata une voix d’homme dans un espagnol approximatif.
-Cela ne sert à rien Will, elle restera muette. Bien content qu’on ait pu arriver jusqu’ici.
-C’est un piège, oui ! Elle nous a menés ici juste pour qu’on s’y crève à chercher en vain…
Eladio risqua un œil entre deux anfractuosités : trois hommes européens se tenaient de part et d’autre d’une très belle jeune femme à la longue et lourde chevelure noire. Il pouvait très bien voir son visage face à lui : elle n’avait pas le moins du monde l’air inquiet. Le déclic caractéristique d’un revolver que l’on arme alerta Eladio, trop tard. Il sentit le métal froid d’un canon se poser contre sa tempe.
-On a de la visite les gars… Il est armé le chilien… fit l’homme d’un certain âge qui le poussa vers le centre où il tomba à genoux à côté de la jeune femme.
-Alors, tu es qui toi ? demanda celui qui l’avait désarmé et qui le menaçait avec un revolver anglais de la seconde guerre mondiale.
-Eladio Escart, inspecteur de police. J’enquête sur la disparition de la Señorita Rosario. Mes hommes attendent à l’extérieur. Vous n’avez que dix minutes pour nous laisser partir.
-Tu bluffes face plate.
-Hey ! Les gars ! Venez voir ! J’ai trouvé quelque chose !
De manière assez inattendue, la lumière du soleil pénétra lentement par une entaille en forme d’arc de cercle, loin au-dessus de leur tête. Ils relevèrent les prisonniers pour les entraîner vers une cavité dans le sol dallé. Un énorme rosier y poussait et ses lourdes branches tapissaient le sol alentour. Eladio ne reconnut pas la variété à la belle couleur rouge. Il risqua un regard vers Rosario qui venait de faire de même vers lui. Elle lui adressa un sourire qu’il trouva sensuel et appétissant. L’heure n’était pas à cela pourtant ! Il devait se reprendre ! La puissante torche d’un des anglais perça à travers les feuilles et les tiges pour se refléter sur l’argent massif d’un pectoral, dans le fond. Eladio vit autre chose : le rosier naissait dans une flaque d’eau, d’une étrange couleur.
-On l’a ! Il y en a d’autres ! J’en compte au moins cinq ! Il faut descendre. Toi, le flic, tu vas y aller en premier et nous rapporter un collier.
Eladio déglutit, l’angoisse au creux de l’estomac, tenta de se rebeller mais ils menacèrent la jeune mapuche. La descente fut rapide et douloureuse. Les épines griffaient toutes les parties de son corps, même à travers l’épaisseur des vêtements. Arrivé au fond, il eut de l’eau jusqu’aux hanches. Il prit un lourd pectoral et le passa autour de son cou. Ils lui lancèrent une corde et il se retrouva à la surface, à genoux, étrangement essoufflé. Le plus vieux lui arracha le pectoral, le blessant à l’oreille gauche. Du sang s’écoula le long de son visage. Les anglais riaient comme des enfants, sautillant sur place, se passant le bijou sacré de mains en mains.
-Mike, tu restes pour les surveiller… Les gars, on va récupérer les autres.
Alors que les hommes descendaient, Mike hésitait entre les observer et surveiller les otages. Des jurons parvenaient du trou, ponctuant la descente. Mike, le pectoral dans une main, un luger dans l’autre, se rapprochait du bord, curieux, s’éloignant d’Eladio et de Rosario.
-Les épines sont empoisonnées, dit-elle en espagnol, dans un souffle.
Mike se tourna vers elle, mais il ne comprit pas, son intérêt pour ses camarades ravivé quand l’un d’entre eux poussa un cri de joie : « Ils sont magnifiques ! On est riches ! ».
Eladio, silencieux, bondit vers Mike et le projeta d’un violent coup d’épaule dans le rosier. Le policier s’effondra au sol, le souffle court, les dents serrées, sa peau le brûlait sur toute sa surface et la douleur le dévorait alors que le poison envahissait son sang. Il percevait à peine les râles d’agonie des pillards. Rosario retourna Eladio sur le dos, posant une main rassurante sur la joue de son sauveur.
-Tu as enfreint les règles en venant ici… Mais tu as le courage des mapuches. En toi coule le sang d’un grand Cacique, je peux le sentir, à travers les âges.
Elle mâcha les pétales de rose qu’elle avait arraché quelques secondes avant de lui venir en aide. Rosario posa ses lèvres sur celle d’Eladio et l’embrassa lentement, les yeux fermés. Le policier sentit un liquide acidulé s’écouler dans sa bouche. Rosario releva la tête, les lèvres rouge sang, lui fermant la mâchoire pour le forcer à avaler.
-L’antidote est dans la fleur mais il ne peut être activé que par la salive d’une machi. C’est un peu dégoûtant non ? Il y a deux conséquences. La première, sera plutôt agréable pour toi, et pour moi. Je vais devoir t’embrasser encore quelques temps pour que tu guérisses complétement. La deuxième… tu vas dorénavant voir des choses que le commun des mortels ne peut pas voir, ne doit pas voir. J’espère que tu feras un bon usage de cette malédiction.
Rosario se mit d’autres pétales dans la bouche et se pencha pour l’embrasser, l’empêchant de répondre.
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Défi
Edgar Garance


Trois heures de l’après-midi.
Chaleur implacable. Pas un souffle de vent. Du haut de son manguier, Henri dominait la savane. Derrière lui la lisière de la forêt vierge résonnait des cris des perroquets. Il venait là souvent pour manger des mangues ou prendre le frais. Une douce torpeur commençait à l’envahir. Soudain, les iguanes verts d’ordinaire endormis à cette heure commencèrent à s’agiter. Henri se redressa.
Le silence.
Les perroquets s’étaient tus. Tout était immobile. Un claquement le fit sursauter. Son regard se porta vers la gauche, vers la maison. La vieille servante, sur le pas de la porte criait quelque chose. Les iguanes montèrent vers le sommet, à toute vitesse. La domestique s’époumonait. Il perçu son prénom… et aussi... « Chupacabra ! » Une peur soudaine s’empara de l’adolescent. Ce n’était qu’une légende. Une histoire pour faire peur aux enfants… Lui, l’européen ne pouvait pas croire à ce genre de balivernes… Les perroquets s’envolèrent en une nuée multicolore. Henri, mû par une terreur aveugle tomba plutôt qu’il ne descendit les branches. Le contact avec le sol lui coupa le souffle. Des larmes de douleur l’empêchèrent de voir correctement. Il détala sans demander son reste. Les herbes hautes ralentissaient sa progression. Juste derrière, il pouvait sentir le souffle chaud d’une créature sur sa nuque. La maison se rapprochait. La vieille Joséfina encourageait l’adolescent. Il pouvait voir ses yeux horrifiés regarder par-dessus son épaule. Il trébucha. Non ! Pas si proche du but… les bras tendus de Joséfina l’attrapèrent au vol et le tirèrent à l’intérieur de la maison. La porte se referma. Il était en sueur, haletant, son cœur battant à tout rompre.
-Il… était là, n’est-ce pas ? hoqueta-t-il en reprenant son souffle.
-De quoi parles-tu jeune Henri ? Elle souriait. C’est l’heure de goûter tout simplement.
Le sourire de la servante ne parvenait pas à cacher ses traits déformés par la terreur.
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Edgar Garance
Une petite nouvelle d'inspiration Lovecraft. Bonne lecture !
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Défi
Edgar Garance

Esprit, es-tu là ? murmurèrent à l’unisson les adolescents, plongés dans la pénombre.
Au centre d’une pièce se dressait une table ronde autour de laquelle trois filles et quatre garçons avaient pris place. Ils se tenaient par les mains, en cercle. Les volets, fermés, laissaient passer quelques raies de lumière au milieu desquels flottaient des particules d’une poussière orangé. De temps en temps le parquet craquait, faisant sursauter les jeunes gens. La chaleur de cette fin de journée d’été rendait l’atmosphère étouffante et les mains moites. Esprit, es-tu là ? psalmodièrent-ils encore une fois en regardant le verre d’eau immobile au centre de la table en chêne massif.
La maison, de notoriété publique, était hantée. Il fallait presque prendre rendez-vous pour venir se faire peur. L’adresse drainait tous les adolescents des villages alentours à la recherche de sensations fortes. Esprit es-tu là ? incantèrent les jeunes gens en se retenant de rire.
L’eau dans le verre tremblota. Les regards cherchèrent le petit plaisantin qui avait fait bouger la table. Esprit es…
Le verre se mit soudain à tressauter. Les jeunes s’écartèrent violemment, les uns se mettant debout, d’autres tombant à la renverse. Le temps sembla suspendu. Un grondement sourd empli la salle. Le rare mobilier trembla de toute part. Les adolescents prirent la fuite, qui par les portes, qui par les fenêtres, sans demander leur reste.
Le poids lourd s’arrêta dans un chuintement dans la rue face à la maison. Le chauffeur, égaré, régla son GPS et reprit sa route, faisant trembler toutes les maisons avoisinantes.
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