Réserve Couronnée

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I

Il te faut maintenant accroire dans la chance

Prends l’étoile du Nord et suis la voie lactée

La lune pour bagage et le ciel en bractée

Ne vois-tu pas venir de nouveau l’espérance

Efface tout ce gris inscrit à ton tableau

Et puis, dessine-nous aux crayons de couleur

Un voilier, l’océan où tu noies tes douleurs

Peints l’étoile du Nord saisie de ton hublot

Allez, sèche tes pleurs, viens contre mon épaule

Ecoute cette histoire, où assis sur les pôles

Là, sur une grande Ourse, on rêve boréal

Oui, je te vois sourire et me voilà ravi

Tu ne désires plus te noyer au béal

Oublier l’acédie qui embrume ta vie

II

Oublier l’acédie qui embrume ta vie

Voilà le leitmotiv qui doit t’accompagner

Va cours dans la prairie et mets dans ton panier

Les roses du bonheur, les lumières servies

Embellis tes journées dès l’aurore naissante

En regardant au ciel les dessins des nuages

Profite du soleil et fais en bon usage

Pour trouver le chemin celui qui est né sente

Et si jamais sur toi, une ombre t’enveloppe

Ecoute du Brassens, ses pensées interlopes

Son gorille farceur et puis son hécatombe

Je peux te l’assurer, qu’ici, il m’est d’avis

Dans la joie retrouvée, oublie les catacombes

Il te faut maintenant sans tes forfaits d’envies

III

Il te faut maintenant sans tes forfaits d’envies

Te passer d’internet et aussi du mobile

Souviens-toi en son temps de ton automobile

Un pétrole trop cher, oui, te l’avait ravie

D’abord de l’éthanol se fut la solution

Mais c’est la famine qui envahit les terres

Certains gagnent du blé sur les os qu’on enterre

Pour avoir des profits nous faisons collusion

Si cela nous paraît coûteux de faire un plein

Vois celui qui a faim et qui jamais se plaint

Du moins jusqu’à ce jour où son pain lui manquait

J’éteins ma télé quand s’achève la séquence

Je m’en irais après mon tout dernier banquet

Vivre dans la bonté, vivre avec élégance

IV

Vivre dans la bonté, vivre avec élégance

Préceptes éculés en ces temps du moi je

Où ce qui est d’hier devient moyenâgeux

La lumière n’a plus le soleil comme ganse

On montre bien encore un peu de notre émoi

Quand on compte environ un millier de victimes

Nous sortons le chéquier versant quelques centimes

Repentance à bon coût pour eux, lui, elle et moi

Et si l’amour était sentiment trop précieux

Pour être partagé et qu’égoïstement

On le thésaurisait, Arpagon minutieux

Quand le monde aura fait le tour de ses poubelles

Il se retrouvera sous ses entêtements

C’est un nouveau départ une énergie nouvelle

V

C’est un nouveau départ une énergie nouvelle

Elle brûle ton cœur, illumine tes yeux

Elle n’est pas là haut à planer dans les cieux

Elle est au fond de toi dans ton cœur-manivelle

Ecoute-tu toujours l’écho des battements

Ce secret éternel venu du fond des âges

Qui fait de toi l’humain, la raison et le sage

Ecoute-tu toujours l’écho des sentiments

A tes belles pensées ne tourne pas le dos

Elles supportent l’émoi, calfeutrent le radeau

Arbore la grand-voile aux gréements de tes rêves

Et qu’importe ton Dieu, ta croyance et ta foi

Vois-tu cette force, t’enlever ton fardeau

Elle t’étreint d’amour, t’enveloppe de joie

VI

Elle t’étreint d’amour, t’enveloppe de joie

Elle a toujours était en toi présente mais

Là, tu l’as ignoré et tu es désormais

En manque des chaleurs de son joli minois

Et l’ombre qui t’enserr' dans un virtuel bonheur

Dans un ghetto de tours mené par des souris

Des téléchargements qui jamais ne sourient

Et pour peu que tu bug tu en perds ton honneur

Allez ! Va voir plus loin dans cette île au trésor

Dans cet éden de mots, de rimes et leurs ors

S’allient avec talent aux rêveurs d’hérésie

Tu es parti un jour, tu as quitté son toit

Te voilà de retour, reviens en poésie

C’est le feu d’artifice où ton âme festoie

VII

C’est le feu d’artifice où ton âme festoie

S’habillant des couleurs de la sérénité

D’images de la paix, d’une maternité

Que la légende avait mis, au dessus des toits

Cette légende qui portait tous les espoirs

Tous les rêves secrets de la source d’amour

Mais ce n’est qu’une fable en tissu de velours

A narrer aux veillées entre café et poire

La réalité est d’un tout autre acabit

Elle vomie le pue, a la guerre en habit

D’apparat dans l’écran de notre héliotropisme

Et chaque jour tu joues la même ritournelle

Le même air d’ignorance affranchie d’égoïsme

Il donne à ton moteur un tour de manivelle

VIII

Il donne à ton moteur un tour de manivelle

T’enlace de ses bras, t’arrose de caresses

T’englobe d’émotions, ton cœur est son adresse

Dans le miroir des yeux ; Dieu, que tu te sens belle !

Et ton sang sent les sens s’affoler et bouillir

Et les sens sont l’essence où l’amour apparaît

Et l’essence offre un sens au moteur démarré

Et le sens de l’absence oblige à défaillir

En ce jour de juillet ce miroir s’est éteint

Ton reflet s’obscurci en mémoire d’étain

Car sans lui tu n’es plus qu’une ombre volatile

Te voilà en hiver, toi hier au printemps

Puis, quand le souvenir revient plus que subtil

Va cours vers ce chemin, il est encore temps

IX

Va cours vers ce chemin, il est encore temps

Il s’ouvre devant toi pour accueillir tes rêves

Il empreinte la voie de ces instants de trêve

Il chemine joyeux entre lacs et étangs

Entends-tu les oiseaux, écoute les siffler

Laisse couler en toi le canal du bonheur

Savoure-le bien plus, lève-toi de bonne heure

Va cours sereinement sans jamais t’essouffler

Blottis-toi contre un arbre enlace la nature

La belle expédition, la plus grande aventure

Elle te marquera du sceau des retrouvailles

Respire comme tout ton corps, heureux s’étend

Inspire une pause et toujours vaille que vaille

Ouvre tes horizons et tes bras tu les tends

X

Ouvre tes horizons et tes bras tu les tends

Vers l’autre, l’inconnu celui qui est bizarre

Qu’il vienne du désert ou bien du froid blizzard

Tu partage avec lui l’irrémédiable instant

Celui du chromosome abritant le savoir

Que l’on aurait moins peur à se connaître mieux

Et que plus de respect nous rendrait moins envieux

La méconnaissance a l’odeur du désespoir

Mon voisin est un con ou du moins il l’était

Puis nous fîmes un trou au début de l’été

Dans le mur mitoyen, stèle de notre foi

Nous parlâmes longtemps pour rejoindre l’honneur

D’être là, tolérant. Une dernière fois

Baigne-toi d’arc-en-ciel, inonde ton bonheur

XI

Baigne-toi d’arc-en-ciel, inonde ton bonheur

En averse de fleurs et en pluie de sagesse

Les beautés de la vie t’offriront leurs largesses

Apportant avec eux les récits des conteurs

Et la poésie narre à rimes déployées

Cette face cachée du virtuel imposé

Cette toute petite aura entreposée

Au dessous des débris d’une âme inemployée

Tu la sens revenir, la charge d’émotion

Elle te prend ton cœur sans aucune motion

De censure à porter dan un carcan d’horreur

Donne-toi une chance écris tes propres pages

Baigne-toi d’arc-en-ciel, inonde ton bonheur

Et tu verras ici tous les beaux paysages

XII

Et tu verras ici tous les beaux paysages

Cela demandera, de toi, un peu d’effort

Mais vois-tu l’horizon brillant de réconfort

C’est l’instant d’un sonnet, de vers sans alésages

Reviens vers ce chemin, retrouve tes repères

Non, il n’est pas si loin, il est là qui traverse

Tout ton corps atrophié, il brille après l’averse

Faisant rire l’enfant et les mers et l’épeire

Charge ton sac à dos, tes godasses de marche

Sur la draille oubliée repeins en couleur l’arche

Des rimes embellies par l’émotion présente

Sur ce chemin joli où s’oublient les rancœurs

S’éclaireront les temps d’une paix trop absente

Transportés par les vents, ignorés de ton cœur

XIII

Transportés par les vents, ignorés de ton coeur

Sourd de cette source le chant des souvenirs

Un refrain qui revient souvent sans prévenir

Harmonisant l’instant de ces frissons farceurs

Si certains font rire, d’autres mènent aux pleurs

La nostalgie étant qu’une peur d’avenir

L’effroi de l’inconnu qui s’attarde à venir

Commercialisé par des vendeurs beaux parleurs

Alors, chante. Chante les caresses du temps

Les orages d’été inondant tes printemps

Oui, les feuilles d’automne annoncent ton hiver

Laisse à tes descendants ton merveilleux sillage

En souvenir d’un chant arrosant un pré vert

Tu pourras accoster, alors, sur ces rivages

XIV

Tu pourras accoster, alors, sur ces rivages

Et enfin reposer ton âme fatiguée

Par la recherche du chemin qui passe à gué

Quoi que l’on puisse penser la vie fait des ravages

Mais là au bord de l’eau, entre mer et montagne

Randonnant le matin, te baignant jusqu’au soi

La nature saura s’offrir comme encensoir

Odorante à souhait t’entourant de son pagne

Profite de l’instant, hume ce jour nouveau

Parcours champs et sommets, frais tel un louveteau

Les yeux écarquillés, la joie dans ta besace

Tu auras, dans ta vie, au moins eu l’élégance

De laisser aux petits cet axiome tenace

Il te faut maintenant accroire dans ta chance

XV - Sonnet Maître

Il te faut désormais accroire dans ta chance

Oublier l’acédie qui embrume ta vie

Il te faut maintenant sans tes forfaits d’envie

Vivre dans la bonté, vivre avec élégance

C’est un nouveau départ, une énergie nouvelle

Elle t’étreint d’amour, t’enveloppe de joie

C’est le feu d’artifice où ton âme festoie

Il donne à ton moteur un tour de manivelle

Va cours vers ce chemin, il est encore temps

Ouvre tes horizons et les bras tu les tends

Baigne-toi d’arc-en-ciel, inonde ton bonheur

Et tu verras, ici, tous les beaux paysages

Transportés par les vents, ignorés de ton cœur

Tu pourras accoster, alors, sur ces rivages

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