Chapitre 8:

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«J'ai faimmmm… se plaignit Méfistiris.

-J'ai soif… renchérit Snake.

-Y fait trop chauuuud…

-J'ai mal aux jammmmbes… »

Maève supportait les plaintes de ses deux amis depuis le début de leur voyage. Les deux s'étaient bien trouvés. Ils avaient tous deux une passion pour embêter et rendre fou leur entourage. Ils avançaient dans le désert depuis un moment déjà quand une flèche siffla près de l'oreille de l'homme serpent. Les trois compagnons se retournèrent vivement vers l'origine de cette flèche et leurs regards croisèrent celui de cinq cavaliers montés sur des pur-sangs. Trois avaient des arcs, un une arbalète et le dernier n'avait dégainé aucune arme. Alors aussi vite qu'ils s'étaient retournés les trois démons se retournèrent et demandèrent le galop à leurs destriers*.

Les flèches continuaient de voler et les attaquants avançaient bien vite au goût des trois voyageurs. Les chevaux de l'armée étaient de gros mastodontes à côté des pur-sangs et ceux-ci avaient donc l'avantage dans le sable, mais les cinq cavaliers avançaient tout de même bien vite.

Maéve se retourna pour voir la progression de leurs adversaires quand elle fût percutée par une balle de métal qui volait en sifflant à leur côté. Elle n'était pas tombée mais la balle lui avait cassé au moins deux cotes vu la douleur qui parcourait son flanc droit. Son pouvoir de régénération se mit en action, ressoudant les os en vitesse. Tout cela avait pris quelques secondes mais les adversaires étaient maintenant assez près pour que l'on puisse voir le blanc de leurs yeux.

«Les gars!!! Ce sont pas des humains ceux-là ! Hurlait la femme oiseau pour couvrir le vent qui fouetait leur visage.

-Je sais, j'ai vu! Lui répondit Snake.

-Comment vous savez ?! Beugla Méfistiris qui n'avait pas vu la balle volante tout en gardant un calme impressionnant.

-C'est pas le moment !!! Lui répondirent les autres.

-Bon on fait quoi? Demanda l'homme garçon en esquivant de peu une flèche.

-Je sais pas. lui répondit Maéve, toujours en criant.

Snake et elle se tournèrent vers Méfistiris.

-Quoi?! J'suis censé avoir un plan?

-T'es la stratège ici alors utilise le seul muscle que tu possède alias ton cerveau pour trouver le moyen de nous enfuir! Hurla Snake dépité par son amie.

-On arrivera jamais à s'échapper !!! Leur cria Maéve qui s'était assuré de défendre leurs arrières en faisant dévier les flèches qui pleuvaient sur eux ainsi que la balle de fer contrôlée à distance. Ils sont trop près!

-Bon bah… ON FONCE DANS L'TAS!!! hurla alors la femme chat en faisant demi-tour et en degainanant son arme, un sabre à la longue lame légèrement courbée.

-Mais elle est folle ?! S'inquiéta Maéve en la suivant tout de même.

-Oui…

-Comment ça oui?!

-Bah oui elle est cinglée, t'étais pas au courant ? lui répondit Snake en suivant Méfistiris un sourire au lèvres.

À peine étaient-ils arrivés à la hauteur de leurs adversaires que la balle de fer revint à la charge suivit de trois autres. Mais comme si ce n'était pas assez, les autres animus utilisèrent leur pouvoir à leur tour.

Il n'y eut qu'un seul mot pour décrire cela: un vrai bordel.

Les balles sifflaient, les coups résonnaient, les hurlements aussi d'ailleurs…

Il fallait dire que les trois jeunes soldats avaient quelques notions de combat à cheval après les longs et douloureux entraînements de Kaela. Mais leurs adversaires étaient eux aussi doués et EN PLUS un deux pouvait accélérer ses mouvements. Si elle était encore en vie à la fin de l'année, Maéve se promit qu'elle remercirai les dieux.

D'un coup il y eu un gros craquement et un des attaquant tomba à terre en dégageant une légère odeur de cramé…

Ça c'était un coup de Méfistiris qui, même si elle ne le contrôlait pas tout à fait, avait un pouvoir des plus agressif quand sa vie était en danger. En violent coup sur sa lance la ramena à son combat à elle. Un homme muni d'une lourde épée à deux mains essayait de l'étriper. Elle ne lui en voulait pas car c'était aussi son but à elle. Enchaînant coup sur coup, rafale de vent sur rafale de vent elle maintenait sa position. L'homme en face d'elle repoussait ses coups et attaquait avec son épée et ses balles de métal. C'était là le point le plus dur. Les balles allaient vite et frappaient fort. Malgré les puissantes rafales que Maéve envoyait sur les balles, celles-ci passaient ses défenses. Le vent n'avait aucun effet sur les balles et elle ne pouvait atteindre son adversaire qui se débrouillait beaucoup trop bien pour un civil. Elle prit donc la décision de se transformer entièrement. À sa place un faucon au magnifique plumes cuivrées attaqua son adversaire. Après de nombreuses tentatives elle réussit à crever les yeux de son adversaire. Alors avant qu'il ne reprenne ses esprits elle se de transforma, son OCMU** lui rendant des vêtements et sa lance, et d'un geste vif transperça le cœur de pierre*** de son adversaire. L'ennemi s'effondra à ses pieds et il fallut beaucoup de force à la jeune femme pour ne pas rendre son déjeuner.

Elle se tourna vers ses amis pour les aider. Ce qu'elle vit la surprit, ses deux compagnons étaient face au deux derniers adversaires.

Ils enchaînaient les coups, leurs adversaires étant déjà en position de faiblesse face aux jeunes soldats montés sur des chevaux de guerre.

Le sabre de Méfistiris s'abattait avec force, tandis que les deux longs et très très aiguisés poignards de Snake déchiraient la chair avec vivacité. La magie frappait elle aussi, entre deux attaques physiques les éclairs brûlaient et grésillaient. On pouvait presque entendre leur joie dès qu'ils blessaient les attaquants.

Leurs adversaires peinaient à tenir le rythme même avec leurs propres pouvoirs.

Puis vivement Snake arracha l'épieu du cavalier en face de lui mais laissa Méfistiris se pencher par dessus l'encolure de son cheval pour l'abattre alors qu'il se tournait pour poser sa main sur l'armure de l'autre qui conditions sous l'effet de l'acide se dégageant de la main de l'homme-serpent tout en s'appuyant sur la croupe du cheval de son amie. Le dernier attaquant se mit à hurler quand sa peau se mit à fondre. Un poignard mit fin à sa souffrance et il tomba de son cheval qui s'enfuit entre les dunes dès que son cavalier toucha terre.

«Eh bah pour un premier combat en situation réelle c'était… épique! Sourit Snake en nettoyant tranquillement ses armes.

-Comment tu peux dire ça!!! S'exclama Maéve choquée par le ton joyeux qu'il utilisait.

-Bah quoi?

-Tu parles comme si tu étais heureux d'avoir tué ces gens!

-Meuh nan t'exagères chui juste heureux d'avoir survécu.

-Comment pouvez-vous être aussi détendue après avoir … avoir… tué de gens de sang froid… La fin de sa phrase se mourut en un murmure.

-Parce que nous on n'est pas de bonnes personnes. Asséna Méfistiris d'un ton froid, fixant Maéve d'un œil vide, blasé. Tu penses que ce qu'on a fait est horrible, monstrueux, et t'as raison.

-On est des monstres. C'était eux ou nous, et j'ai aucun regret. Continua Snake sur le même ton. Mais toi t'as jamais eu à faire ce choix avant, nous si. Tu viens d'un village reculé et t'es dans une bonne situation avec un toit et à manger tous les jours, j'me trompe?

-Non. Souffla Maéve.

-Alors tu peux pas comprendre. Mais sache que mieux vaut être un monstre en vie qu'un bon samaritain mort. Enfin c'est mon avis t'en fait se que tu veux. Conclut Méfistiris.

Les deux personnes faisant face à Maéve étaient l'incarnation même du calme, de la force, la puissance, la mort…

Si on leur demandait de tuer alors ils tuaient.

Oui… ils étaient des monstres. Et elle aussi, elle avait tué. Était-elle donc elle aussi un monstre?

N'y tenant plus la femme faucon sauta à bas de son cheval et rendit son déjeuner, horrifié par ses actes. Les deux autres attendaient calmement, consternés par la réaction de leur amie. Elle était dans l'armée non d'un chien, il fallait bien qu'elle apprenne à tuer, non?

Après un certain temps elle remonta sur son cheval, le regard vide. Les deux autres ne firent aucun commentaires la laissant dans ses pensées.

Le lendemain ils arrivèrent enfin en ville. Méfistiris étaient tendu et ça se sentait. Elle sursautait au moindre bruit étrange, se retournant souvent comme si elle était suivie.

Ils se dirigeaient vers l'hôpital abandonné dans la forêt de palmiers servant de base à l'entreprise de son frère. Quand le bâtiment fut en vue, ils quittèrent le chemin principal pour éviter les gardes. Méfistiris préférant ne pas faire savoir sa venue. Les trois compagnons laissèrent leurs chevaux près de la muraille entourant l'hôpital pour, ensuite, la passer en toute discrétion.

«La fenêtre du milieu au troisième étage mène devant le bureau de mon frère. Je passerai par là. Vous attendez moi ici et si vous entendez le tonnerre rappliquez, pigé ? Demanda la femme chat cachée dans un buissons aux côtés de ses deux compagnons.

-T'inquiètes Méf', on rappliquera si ça dégénère. lui assura Snake en retour.

-Méf' sérieux… soupira la femme.

-C'est pas ma faute si ton prénom est trop long!

-Hey, si ça se trouve, tu as vécu dans un univers parallèle où tu aurais rencontré mes parents et leur auraient donné l'idée de m'appeler comme ça. Puis tu serais mort et te serait réincarné dans cet univers ci et là ça aurait été de ta faute.

-Tu réfléchis trop… ou t'es pas nette. Peut-être les deux…

-Oui, enfin moi au moins j'ai un cerveau. bouda Méfistiris.

-Mais arrêtez de vous engueuler, nom d'un chien!!! S'exclama Maéve, en murmurant parce qu'ils devaient être discrets, désespérés par les gamineries de ses deux amis. Elle même ne parlait pas beaucoup n'ayant dormi guère plus de quelques heures la nuit passée. Encore tourmenté par l'épisode du désert.

-Bon j'y vais, souhaitez-moi bonne chance. Soupira finalement Méfistiris avant de s'élancer pour grimper par la gouttière. La peur lui tenaillait les entrailles. À peine réussie-t-elle à attraper l'encadrement de la fenêtre du premier étage que ses pieds encore sur la gouttière glissèrent. Elle était suspendue par les mains et sachant qu'elle n'arriverait pas à se hisser sur le rebord de la fenêtre essaya plutôt d'attraper de nouveau la gouttière avec ses jambes.

En évitant la zone glissante à cause de la mousse, elle réussit à s'appuyer sur la jointure en deux bouts de ladite gouttière pour réessayer de monter sur l'appui de fenêtre lui permettant d'accéder aux épaisses branches des glycines poussant en dessous. Elles étaient inaccessibles du sol étant entouré d'épais barbelés indétectables pour quelqu'un ne connaissant pas le terrain. Après de nombreux efforts et quelques frayeurs, elle atteint le troisième étage. La fenêtre était toujours ouverte pour laisser passer l'air. Personne n'ayant jamais atteint le troisième étage, son frère n'avait pas jugé bon de le renforcer autant que les niveaux inférieurs. La fenêtre donnait sur un couloir. En face de cette dernière, le bureau du maître, et juste à côté les dortoirs des hauts-gradé.

La jeune femme allait toquer à la porte quand deux voir l'interompirent dans son geste.

«Les dernières cargaisons d'uranium et d'argent sont arrivées à bon port messieur.

Commença la première voix.

-Et notre récompense ? Reprend la deuxième d'un ton plus affirmé.

-Arrivé hier matin, nous avons commencé à distribuer les armes aux soldats. L'invasion de Tsaribu pourra commencer dans deux jours au plus tôt.

-Il faut croire que Sir Gernheim tient ses promesses au final.

Méfistiris tiqua à l'entente de ce nom. Où l'avait-elle donc entendu. Mais si! Dans un cours sur la hiérarchie avec Shëivi! Sir Gernheim, capitaine de… d'un truc du côté des anges!

Tiens les anges pactisent avec les humains? Ils ne devraient pas avoir pour but de les éliminer aux dernières nouvelles? S'étonna la femme-chat. Elle se reconcentra sur la discussion.

-... peux disposer. Mes ordres ne changent pas si vous croisez Méfistiris, amenez la moi. Morte ou vive. siffla le maître.

-Bien monsieur. Salua l'autre homme. »

Ça sentait mauvais. Il fallait qu'elle parte. Descendre par la fenêtre aurait pris trop de temps à moins que…

Alors que la poignée de la porte s'abaissait, Méfistiris sauta par la fenêtre. Du verre entailla son arcade sourcilière et déchira la peau de ses mains. Ne perdant pas de temps, elle activa son pouvoir. Quatre éclairs jaillirent de son dos. Les deux premiers s'enfoncèrent dans le mur de pierre derrière elle. Les deux autres fonçant vers le sol pour ralentir sa chute.

Maintenir des éclairs statiques demandait beaucoup d'énergie et de concentration. La magie devant faire des aller-retour en continu entre l'endroit donné et le mage.

Elle courut jusqu'à ses deux compagnons et les attrapa par le poignet pour les pousser à courir. Dès que le mur fût en vue, elle envoya ses éclairs en haut de ce dernier pour les tracter. Ne prenant pas le temps de répondre aux questions pressantes des deux autres qui l'avaient agrippé pendant la saut, ne voulant pas se faire déboiter le poignet. Elle les déposa près de leurs chevaux et ne perdit pas de temps en explications, elle leur ordonna de monter en selle et de ne pas faire d'histoires. Comprenant l'urgence de la situation, ils s'exécutèrent. Au loin on entendait les aboiements des chiens, ils avaient été pris en chasse.

Ils entrèrent dans le centre ville au galop. Les badauds s'écartaient sur leur passage en leur hurlant dessus. Derrière eux, les chiens et derrière les chiens, les hommes. Circulant entre les carrioles et les voitures à deux chevaux, les trois démons se dirigeaient droit vers la porte de la ville. Ils avaient presque atteint leur objectif quand une ombre passa au-dessus de l'homme-serpent. Celui-ci leva la tête et croisa le regard d'une personne. Il n'eût même pas le temps de cligner des yeux qu'une balle se logea dans son épaule. La douleur envahissait ses sens. Le jeune homme se concentra pour garder les yeux ouverts et hurla un "EN HAUT!!! " aux deux femmes à ses côtés.

«JE SAIS! lui répondit la femme chat en tournant dans une rue sur leur droite qui les amenèrent sur une place.

-On fait quoi ? Lui demanda plus calmement Maéve quand ils s'arrêtèrent sous les couvents du marché de la ville, les couvrant au yeux de leur poursuivants.

-Snake est blessé et ces idiots on pas lésiné sur les moyens pour nous retrouver. Soupira Méfistiris. On va passer par les portes de la ville comme prévu. Il faut qu'on sorte de la ville. Je prendrais deux chevaux avec moi pour les pousser à me suivre, vous vous il aller à deux sur un seul cheval et vous m'attendez de l'autre côté.

-J'peux pas faire ça. S'opposa fermement la femme-faucon. Je peux pas t'abandonner.

-RAAHHHH, MAIS ARRÊTE D'ÊTRE AUSSI GENTILLE, TU NOUS AIDES PAS!!! beugla Snake en se tenant l'épaule, attirant l'attention des passants. Moi ça me va. Je te fais confiance, tu connais mieux la ville que nous donc dépêche toi d'y aller qu'on se sortent de ce merdier.

Il lui tendit son cheval avant de monter sur celui de Maéve qui s'opposait toujours au plan.

Méfistiris prit les rênes du cheval sans cavalier avant de s'éloigner au galop. L'entièreté de leurs poursuivants tombèrent dans le panneau en premier lieu. Ses compagnons eurent juste le temps de partirent que leurs adversaires se rendirent compte de leur erreur.

Passant par des rues plus étroites les unes que les autres, la femme réussi à semer les hommes mais les chiens continuèrent de la poursuivre.

De leur côté, les deux autres démons avaient quitté leur abri pour se diriger vers les portes en se mêlant à la foule du mieux qu'ils pouvaient. Mais quand leur attaquants comprirent leur erreur, ils se retrouvèrent avec une vingtaine d'hommes aux trousses. La peur au ventre, les deux amis tentèrent de garder au mieux leur calme. Mais quand une balle les frola, leur cheval prit le galop, affolé par le projectile.

Ayant fait le chemin inverse que pour atteindre le marché, ils se retrouvaient maintenant dans une ligne droite avec au bout les portes de la ville.

Les gens s'écartaient sur leur passage et les balles pleuvaient. Certains passants se prenaient les balles perdues. Maéve n'avait qu'une envie: sauter à bas de son cheval pour arrêter ce massacre mais Snake ne lui en laissa pas l'occasion. Quand ils passèrent la porte les deux cavaliers faillirent se prendre deux chevaux lancés à pleine vitesse.

«Méf'!!! S'exclama Snake.

-Oui, suivez-moi. Grogna calmement la femme. Et, reprenant la galop, ils s'éloignèrent de la ville. »

Quand la nuit tomba, ils s'arrêtèrent. Quand le feu fût fait et que chacun eut déposer ses affaires les trois camarades firent un état des lieux.

«-J'ai une balle dans l'épaule et… c'est tout. Grogna Snake.

-J'ai guéri tout va bien. Murmura la femme-chat.

-Il faut retirer la balle de ton épaule Snake. Allonges toi et mords un truc, ton poignet par exemple.

-J'ai moyennement confiance… arranges toi pour que je garde mon bras. Lui répondit simplement le serpent en lui obéissant.

Maéve s'approcha, une pince chirurgicale en main. La tête tournée à l'opposé de son épaule blessée Snake observait Méfistiris. Cette dernière avait déjà commencé à écrire un rapport complet sur les informations qu'elle avait recueillies en écoutant se qui ce disait dans le bureau de son frère. En y repensant le jeune homme se dit qu'avec tout ça elle n'avait pas pu parler à son frère. La femme-chat avait abandonné sont son frère pour une nation qu'elle connaissait depuis peu. Une personne bien étrange cette fille…

Il aurait pu continuer à penser si Maéve n'avait pas commencé à le torturer à coup de désinfectant et de pince chirurgicale.

Oh oui, il la sentait cette pince qui farfouillait dans son épaule à la recherche d'une pauvre balle.

Pour ne plus y penser, il mordit son poignet… Il aurait dû mordre un peu plus haut car dès qu'il sentit la balle sortir de son épaule il mordit son poignet si fort que du sang en coula. Un fois l'opération achevée, sa peau se ressouda. C'était bien pratique quand même cette régénération automatique.

«J'ai envoyé mon rapport à Sheïvi. Annonça Méfistiris. Demain on rentre… soupira-t-elle.

-Je suis d'accord. Bon, on mange quoiiiiiii? Demanda Snake comme un enfant.

-Des lentilles au platachur****… grommela la femme-chat qui avait horreur du platachur.

-Tu me donneras ta part de viande s't-eu-plait? Demanda le serpent sur de lui savourant déjà son repas avec une image mentale.

-Maéve, tu voudras ma part? Demanda Méfistiris pour embêter son ami.

-Mais euuuh j'l'ai demandé en premier. S'offusqua Snake.

-Je te laisse sa part Snake, détends toi. Soupira Maéve dont la patience atteignait ses limites.

-Merci c'est gentil. Bon ont les fais ou pas ces lentilles?

*Méfistiris avait récupéré son cheval qui d'ailleurs n'avait toujours pas de nom et l'armée avait prêté des chevaux aux deux autres.

**L'armée à donné à chaque soldats une OCMU leur servant de :moyen de communication multi-dimensionnelle, garde-robe (les vêtements que l'on peut acheter chez les animus sont muni d'une puce magique qui les enregistrent dans l'OCMU qui téléporte les vêtements directement sur le porteur ce qui permet de s'habiller en un claquement de doigts) et d'armurerie qui fonctionne sur le même principe que la garde-robe.

***Les animus ont un cœur magique en pierre. Du rubis au simple granite il y en à de toutes sortes. Pour tuer un animus il faut soit brisé son cœur de pierre soit le vider de la magie qui circule dans son sang

****Le platachur est un animal ressemblant à un raie mais vivant dans les bois. Sa peau lisse est brun marron pour mieux se dissimuler. Il est facile à chasser, les petites pattes sous son ventre ne lui permettant pas d'aller vite.

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