Chapitre 6: Hugo

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L'homme s'arrête brusquement devant une rue,les sourcils fronçé. Interloqué, je regarde par dessus son épaule et comprend rapidement qu'il y a un problème.

Un attroupement s'est formé devant une porte. 

- Que ce passe-t-il ? demandai je.

L'homme fait craquer ses phalanges puis marmonne:

- Je ne sais pas. Restez derrière moi, ce stupide de mourir.

Il s'approche d'un gamin:

- Qu'est ce qu'il s'est passé ?

Le garçon balbutie, livide:

- Il...Il est mort. Je n'ai pas compris... Une fille est arrivée et...

- Calmes toi, Jim. Respire et reprends plus calmement.

Le fameux Jim acquiesce puis dit d'une voix faible :

- Zach s'est embrouillé avec Neryna et, et il est mort...

- C'est Neryna qui l'a tué ?

- Non, une fille que j'avais jamais vu par ici est entrée et l'a tué...

Je dégluti

Je déglutis, j'ignore qui il est mais ce Zach semble être important. L'homme qui m'a emmené ici se tourne vers moi: 

- Écoute, rentre chez toi. Ça vaut mieux pour l'instant. Donnons nous rendez vous dans deux semaines là où on s'est rencontré.

Je hoche vivement la tête:

- D'accord, merci pour tout !

***

Je rentre tard ce soir là. Après le coucher du soleil, je suis resté une bonne heure encore à marcher dans les rues semi éclairées d'Erotonde.  Le silence pour seul compagnon, j'ai longtemps réfléchis. Je ne sais pas encore exactement comment je vais faire pour retrouver Maria mais je refuse toute aide de la basse ville. Je l'ai ai bien vu tout à l'heure, ces gens sont trop dangereux. 

Sérieusement, qui est assez fou pour normaliser un meurtre ?! Et je sais d'avance que les coupables ne seront pas inquiétés. Peu sont ceux se souciant des habitants de là-bas. 

Soudain, je percute quelque chose...ou plutôt, quelqu'un ! Je lève les yeux et reconnait avec effroi l'uniforme gris et rouge de la Milice ! Ils sont trois et armés chacun d'un fusil ainsi que d'une épée pendant à leur ceinture. Celui dans lequel je suis rentré recule de quelque pas puis se racle la gorge:

- Bonjour monsieur. C'est bientôt le couvre feu, vous savez ? 

Je jette un coup d'œil paniqué à ma montre: 22h30.  

- Pardon ! J'ignorais...Je n'ai pas vu le temps de passer !

Il hoche mollement la tête, écoutant à peine ma litanie d'excuse puis reprend:

- Pouvez vous me présenter votre carte de vérastlien ? 

- Bien sûr ! 

Je sors avec empressement ma carte d'identité, en parfait citoyen. Me policier la saisit puis un sourire se dessine lentement sur ses lèvres:

- Oh...Vous êtes avocat ?

Je vois bien qu'il se retient de rire à l'instar de ses deux collègues. Ils se foutent ouvertement de moi et j'ai une subite envie de leur envoyer mon poing dans la gueule. Evidemment, je n'en fais rien mais... Pour qui tu se prennent-ils ?!

Je juge bon de leur rappeler ce petit détail:

- En effet. Un haut magistrat du Tribunal pour être exact. Si j'exerce principalement le rôle d'avocat, il m'arrive également d'être juré. 

Son visage se referme aussitôt. Il faut dire que mon statut est plutôt élevé. Il me rend ma carte:

- Bon, eh bien... Félicitation pour être arrivé jusque là. Nous vous souhaitons une bonne continuation. 

- Oui, et n'oubliez pas le couvre feu ! ajoute son camarade. 

Je lève les yeux au ciel puis repars une fois qu'ils ont le dos tournés. Une dizaine de minute après, je suis chez moi. 

N'étant pas vraiment d'humeur à manger, je file directement dans mon bureau. Je suppose que je suis parti pour une nouvelle nuit blanche. 

***

Quand je descend prendre mon petit déjeuner, un seul regard vers mon miroir me suffit à comprendre que j'ai une tête exécrable. Des cernes violacés soulignent mes yeux et mes cheveux châtain partent dans tous les sens. 

Je suis dans un état pitoyable... Après  une toilette rapide, je tente sans grand succès de me donner une allure convenable et c'est le pas trainant que je sors  de chez moi. Lorsque j'arrive au boulot, M. Legair, mon supérieur me toise, les lèvres pincés:

- Vous n'avez pas l'air d'avoir beaucoup dormit, Hugo...

- Effectivement, la disparition de Maria ma tracasse.

- Votre sœur ? Son affaire a été classé il me semble.

 Comme si j'allais croire leur hypothèse ridicule ! En bel hypocrite, je souris:

- Oui, je sais mais...C'est dur. 

- Comme je vous comprend. Prenez des vacances, ça vous fera du bien. Je connais un endroit très reposant près de...

Je le coupe aussitôt:

- Merci pour vos précieux conseils. J'y réfléchirai ! 

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