Chapitre 18

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❤️ BETTY-LOU ❤️


Nous venons de faire l’amour, c’était fort, c’était intense, c’était tout simplement bon.


Je baisse mon débardeur et enfile mon jeans. Je meurs d’envie d’attaquer de nouveau ! Le temps passe et je n’ai toujours pas rencontré ses parents. Cela commence à m’énerver fortement et je viens même à me demander si il ne se fout pas de ma gueule en sortant avec moi.


  • Quand est-ce que tu me présentes à tes parents mon cœur ? Demandai je insistante en posant une main sur son torse encore nu.

  • Quand l’occasion se présentera me répond t-il en fixant le sol toujours assis sur le lit.

C’est quoi cette réponse bidon qu’il me sort là ? Il ne va pas trop falloir qu’il m’allume, la mèche risque de vite se consumer et je risque d’exploser. J’inspire de manière insolante en mimant le geste d’être zen. Ethan se lève pour ramasser son t-shirt noir, il le passe par dessus sa tête et sort ses bras musclés de ses manches. Peut-être que je suis avec un mec qui tout simplement ne s’intéresse qu’à moi pour le cul ? Ou bien pour avoir de la compagnie ?


  • Ethan ça fait des mois et des mois que tu me passes en boucle cette disquette ! Ça commence à être rayé fais attention ! Rétorquai je agacée. Sérieusement quand est-ce que tu comptes me présenter à tes parents ?!

Il s’approche de moi au plus près, mon dos se cale contre l’armoire et nous nous défions du regard. À ce petit jeu il ne gagnera pas ! Je suis très douée pour ça ! Je soutiens avec provocation son regard.


  • Je t’assure Betty-Lou qu’il n’y a aucun intérêt pour que je te les présente. Ce ne sont pas des gens intéressants il vaut mieux qu’on s’en tienne à ta famille me dit Ethan yeux dans les yeux.

  • Mais merde Ethan ! Pour avoir mis au monde un homme aussi bien c’est forcément des gens qui ont des valeurs ! Qui sont comme toi ! Dis je pour renchérir.

  • Ce n’est pas la peine d’insister Betty-Lou articule Ethan en perdant son calme. J’espère que c’est bien clair !?

  • Facile de répondre ça et tu n’as pas à m’imposer de fermer ma gueule ! Criai je. De toute façon tu as honte de moi ! Ça j’en suis persuadée ! Sinon y a bien longtemps que tu m’aurais présenté à ta famille !

  • Betty-Lou Rivière, ma chérie ! Non je n’ai pas honte de toi, je ne vois pas le rapport ?! Ce n’est pas la peine de continuer et de chercher à me convaincre. Je suis formel, il n’y aura pas de présentation entre ma famille et toi s’exclame t-il en agitant ses mains.

  • Je n’ai donc pas le droit de m’exprimer ? Monsieur le grand noble Varnier De Saint-Éloi en a décidé ainsi ? Très bien ! C’est super !

  • Arrêtes de te moquer et de prendre cet air insolent ! Hausse le ton Ethan. Je n’ai pas envie de m’engueuler avec toi Betty-Lou et là tu es en train de me faire monter en pression ! Si je te tiens à l’écart c’est justement pour ton bien et ça tu n’as pas l’air de le comprendre ! Tu parles d’un milieu que tu ne connais pas ! Je ne fais que de te protéger ! Betty, tu n’es pas prête pour mettre les pieds dans ce monde qui t’est totalement inconnu !

  • Ce n’est pas à toi de prendre les décisions à ma place ! Hurlai je en pointant mon index sur son torse. Je vais te poser un ultimatum, Ethan Varnier ! si tu m'aimes et que je compte pour toi autant que tu le dis, tu me les présentes sinon c'est fini entre nous ! C’est comme tu veux.

Ethan se ferme complètement, il se laisse tomber sur le lit et enfouit sa tête dans ses mains. Ses bras ont les poils dressés, je le sens vraiment pas bien. Il soupire profondément tout en m’attrapant la main et en m’attirant à la place juste à côté de lui. Ses yeux gris me regardent attentivement.


  • Ok d'accord mais si ça tourne mal, que les réflexions fusent tu devras assumer ton choix, je décline toutes responsabilités ! Je te préviens ! Et il y a de fortes chances que tu ressortes en larmes ! Me répond Ethan.

  • Oui j’assume totalement, je saurai faire face murmurai je plus très sûre de moi.

Ethan prend ma main entre les siennes et me l’embrasse tendrement.


  • Betty, tu ne t’en rends pas compte que je fais tout pour que toi tu sois bien. Et là je peux t’assurer que tu ne le seras pas et ce n’est pas ce que je veux... mais je t’aime tellement que je ne veux pas que tu me quittes... donc je te les présente au plus vite me répond Ethan. Est-ce que tu veux que l’on regarde ensemble une robe que tu pourrais mettre ? Est-ce que tu penses en avoir une adaptée ?

  • -Oui bien sûre ! J’en ai une jolie beige qui pourrait très bien faire pour l’occasion ! M’exclamai je toute excitée. Bouges pas ! Je te la montre !

Je sors ma jolie robe sur son cintre, la place contre mon corps et lui sourit fièrement. Mon visage se décompose lorsque je le vois grimacer. Qu’est-ce qu’il veut de plus ? Ce n’est pas assez chic pour monsieur Ethan Varnier de Saint-Éloi ? Il ne m’a même pas vu dedans qu’il me fait une moue de six pieds de long !


  • Attends de me voir dedans avant de faire la grimace ! Dis je en rigolant. Elle va te plaire !

Il se met dos à moi pour jouer le jeu et se tourne une fois que je lui murmure de le faire.


Ma robe est très près du corps, de fines bretelles ornent mes épaules, il n’y a pas de décolleté ma robe est très sage et s’arrête légèrement au dessus du genou. Avec une paire d’escarpins elle fera très bien l’affaire ! Je me sens belle dedans.


  • Tu oublies direct ! Ronchonne Ethan en se levant de mon lit.

  • Mais tu te prends pour qui !? Merde à la fin ! Tu fais des manières là ! T’es bien comme eux en fait ! Grognai je en le toisant dans les yeux.

Sa mâchoire se crispe dans sa joue, ses sourcils châtains sont bien froncés, je pense qu’il n’a pas apprécié la petite comparaison et ma réflexion. Mais il faut avouer que c’est amplement mérité !


  • Betty-Lou Rivière quand je te dis que tu ne connais pas ce monde ! Tu me le prouves une fois de plus ! Ta robe est vulgaire ils vont te regarder comme une......... comme une traînée ! Désolé d’être dur avec toi mais eux ne te feront pas de cadeau.

  • Vulgaire ?! Tu déconnes j’espère ?! M’emportai je d’un ton cinglant. Tu m’as vu habillée beaucoup moins sage et j’aurai juré que ça te plaisait ! Voir même que cela te rendait tout dur !

  • Oui, j’adore tout ce que tu portes et même jusqu’aux pulls ! Mais là il s’agit de mes p........... géniteurs ! Je me mets dans la peau d’un Varnier De Saint-Éloi !Ce n’est pas le même monde ! Ta robe est beaucoup trop moulante ! On devine la forme de tes fesses sans problème ! Ça ne va pas leur plaire Betty ! Tes bretelles sont beaucoup trop fines ! Vu le dos nu que tu as ils vont trouver ça provoquant ! Surtout qu’avec ce genre de robes vous ne mettez pas de soutif ! On voit très bien que tes seins sont libres de tous mouvements et si l’on regarde en détails on peut deviner tes mamelons ! Ils vont trouver ça trop osé ! Trop sexualisé ! S’écrie Ethan en faisant presque un scandale.

  • Mais t’es pas bien mon chéri là !!! Cette robe est plus que sage ! Elle ne renvoie absolument pas l’image que tu me donnes ! Y a rien de moulant là ! Et on ne voit pas du tout mes tétons ! Merde y a rien de sexuel tu débloques ! Vas-y ça me saoule ! Criai je hystérique les larmes aux yeux.

  • Tu as raison, oui je ne suis pas bien ! Je vais te le dire Betty-Lou Rivière ! J’ai peur de ce qui va se passer ! Peur de comment mes parents vont te traiter ! Tout ce que je dis ce n’est pas pour te faire du mal ! Je veux te protéger ! Veiller sur toi ! Ta robe est magnifique, raffinée et tu la portes merveilleusement bien ! Elle est à la fois très simple et me plaît mais eux si ils te voient débouler ainsi ils vont te regarder de manière hautaine et même bien vêtue c’est ce qu’ils vont faire ! Rétorque Ethan en se pinçant l’arête du nez. Est-ce que tu en as une autre à me proposer ?

Je retire ma robe pour enfiler un autre modèle. Celle-ci est de couleur parme, plissée. Elle dégage mes épaules et démarrent au milieu de celles-ci. Elle est moins moulante mais remonte à mi-jambes.


  • Pas ouf ça... les plis sont très sympas mais une fois de plus elle est trop sexy sur le haut ! L’image que tu vas renvoyer c’est celle de la tentatrice, séductrice. Et elle ne dissimule pas suffisamment tes cuisses ! Répond Ethan.

  • Punaise ! Ce n’est pas sexy on ne voit rien ! Même pas l’ombre de mon décolleté ! Tu exagères ! Et mes cuisses, que dalle ! C’est très raisonnable Ethan ! Séductrice ? Tentatrice ? De quoi ?! C’est aberrant ces réflexions ! Le seul que je veux séduire chaque jour c’est toi ! Grognai je en me laissant tomber sur le lit. J’abandonne ! Ton jugement sur mon apparence est très dur ! Ce n’est même pas la peine que j’essaye les autres ! Si celles-ci tu trouves ça déplacé ! Les autres vont clairement faire pute !

  • Bébé, je ne parlais pas de mon point de vue alors arrêtes. Je sais que c’est dur ce que je dis mais ne t’attends pas à ce qu’ils soient plus sympas que ça ! C’est des loups ! Ils vont te bouffer en une réflexion ! Viens avec moi, je vais t’acheter une tenue ma belle !

Ses pouces essuient mes larmes et ses lèvres se posent de manière douce mais appuyées sur mon front.


Arrivés au centre commercial, Ethan m’entraîne vers des boutiques que je ne connais même pas, leurs noms font très très luxueux. Mes yeux se posent sur les petites plaques vitrées, les prix sont onéreux :


Cent cinquante euros l’écharpe à carreaux style Burberry, quatre-vingt-dix euros la sacoche, trois cent euros le grand manteau coupe vent, deux cent euros le pantalon et cent cinquante euros la chemise hyper classique qui n’a absolument rien d’exceptionnel.


Ethan m’entraîne main dans la main à l’intérieur.


  • Tu es fou ! C’est beaucoup trop cher ! Et puis.... je n’ai pas les moyens de me payer une tenue de luxe ! M’exclamai je en reculant.

  • Bébé, je t’en fais cadeau me chuchote Ethan.

  • Hors de question Ethan ! Je ne suis pas une profiteuse ! C’est pas à toi de m’acheter une tenue enfin !

  • Chut, faut bien que l’argent dont j’hérite me serve ! Je ne vais pas l’emporter au ciel ! Me répond mon homme.

Nous entrons à l’intérieur, j’adresse un bonjour aux vendeuses qui me répondent d’un air pincé, nous regardant d’un air très hautain.


J’ai l’impression que nous sommes deux bêtes de foire. Ethan ne s’est pas recoiffé après le sexe, même si ses cheveux sont très courts, quelques épis partent dans tous les sens ce qui d’ailleurs lui donnent du charme mais cela ne fait pas l’unanimité auprès des vendeuses. Son t-shirt noir sans marque et des plus classiques ainsi que son jean bleu délavé ne lui donnent pas suffisamment de prestance aux yeux de ses pimbêches bourgeoises. L’une d’entre elle me reluque avec presque du dégoût. Je déteste leur air snobe et leur façon de nous détailler. Niveau apparence, je suis un peu comme lui ! Pas assez classe pour ce genre de boutique ! Mes cheveux sont un peu gras au niveau des racines dûs à la transpiration pendant l’acte et au fait qu’il n’a fait que de me les toucher. Mon maquillage a coulé entre les pleurs et la sueur. Mon t-shirt à manches longues bleu foncé de chez jennyfer et mon pantalon noir ne sont pas assez sophistiqués ! Ne parlons pas de mes baskets qui ont déjà bien vécues !


  • Vous cherchez quelque chose ? Demande la plus jeune des deux.

  • Oui, une tenue pour madame ! Pour l’instant on regarde répond Ethan du tac au tac.

  • Vous avez dû faire une grossière erreur ! Dit la plus vieille sur un air de la haute.

  • Plait-il ? Rétorque Ethan sur le même air qu’elle, ma main se resserre autour de son poignet.

  • Je pense tout simplement que vous n’êtes pas dans la bonne boutique renchérît t-elle. Vous savez, s’est adressé à une certaine clientèle... une clientèle VIP pas dans vos... moyens si je puisse dire !

Ethan la toise en fronçant les sourcils, il leur fait signe d’attendre deux petites secondes.


  • Ethan, viens on s’en va ! Murmurai je en lui titillant le poignet du bout des doigts.

Mon homme me fait signe de me taire, il fouille dans ses poches en mimant un air hautain.


Sur le comptoir il étale sa carte d’identité, une carte de crédit de couleur or, une chevalière avec des armoiries dessus, sûrement celles de sa famille, ainsi qu’un billet de cinq cent euros.


La veille pimbêche se frigorifie en regardant sa carte d’identité et sa chevalière de près.


  • Oh ! (Ethan me regarde avec un large sourire) mais.... mais .... vous êtes le fils de Monsieur De Saint-Éloi ! Comment n’ai je pas fais le rapprochement en vous voyant ? Vous avez les mêmes traits que votre père ! J’en suis confuse mille excuses ! Ça ne se reproduira plus ! Je vais vous faire une réduction de cent euros.

  • Comme quoi c’est bien de ne pas porter de jugement sur les apparences ! Rétorque Ethan en lui faisant un clin d’œil. Cent euros seulement ? Ce n’est pas très généreux de votre part... je m’attendais à beaucoup plus, j’en toucherai deux mots à mon père qui me semble t-il est l’un de vos bons clients.

  • Attendez Monsieur De Saint-Éloi on va trouver un arrangement ! Bégaye t-elle. Euh.... je ne peux pas réduire plus bas que cent euros oh j’en suis confuse ! Mais...

  • Hum... Je vous propose une solution contre votre ingratitude ! Vous nous prêtez une tenue chacun pour une journée ! On vous la ramène et l’incident est clos ! Marchande Ethan.

  • Entendu Monsieur Varnier-De-Saint Éloi ! Mille excuses encore s’exclame t’elle en prenant de la distance.

  • Entendu Monsieur Varnier De Saint-Éloi ! Se moque Ethan en agitant sa main de manière pouffe un peu plus loin.

J’explose de rire.


  • Je ne savais pas que tu avais un talent de persuasion aussi puissant !

  • Ces gens là faut leur faire fermer leur gueule ! Ils se croient trop supérieurs ! Me répond mon homme. Prends bien tous les accessoires, fringues que tu veux ! On en profite grave ! Ça a du bon d’avoir quelques privilèges !

  • Mais mon amour je ne sais pas comment m’habiller, je n’y connais rien !

  • Je vais t’aider ! Regardes on commence par moi si tu veux !

Ethan passe sa main entre les cintres d’où il déniche une magnifique chemise raido blanche à col requin d’une valeur de cent trente euros. Puis un gilet bleu marine col en V munis de quelques boutons dont l’aspect est brillant d’une centaine d’euros. Une merveilleuse cravate gucci bleue marine au prix de cent quatre-vingt euros juste pour quelques motifs de la marque. Une redingote queue de pie assortie au reste d’une valeur de deux cent soixante euros. Un grand pantalon bleu marine à cent soixante-dix euros et une paire d’escarpins Richelieu noires à 180€ !


  • Ah ouais je suis choquée là ! Y en a pour ? Dis je en sortant mon portable pour faire office de calculette. 1020 € ! Si je ne me suis pas gourée !

  • Hé oui ma belle ! Les Varnier De Saint-Éloi ne sont pas n’importe qui ! Dit il en rigolant.

Il entre en cabine puis ressort vêtu de son costume digne d’un héritier. La vendeuse se permet de réajuster sa chemise tout en reboutonnant quelques boutons qu’elle a du trouver trop osé. Ses doigts glissent sur le torse de mon homme en passant les boutons dans chaque trou, puis tâte ses épaules et tire sur le col de sa chemise. Elle se permet même d’arranger le bas de celle-ci. Ça m’agace au plus haut point. Ce rapace est en train de toucher à mon homme ! Vires tes pattes de là sale connasse.


  • Rahhhh ça va ! S’agace Ethan en repoussant la main de la vendeuse qui commençait à remonter un peu plus haut son pantalon.

  • Mais enfin monsieur Varnier De Saint-Éloi vous n’êtes pas apprêté comme il le faudrait ! Oh miséricorde ! S’exclame t-elle en posant sa main sur ses lèvres grandes ouvertes qu’elle pourrait gober les mouches.

  • C’est bon ! J’emmerde les codes ! Pourquoi toujours rester dans des putains de cases ?! Déclare Ethan. Foutez nous la paix !

  • Ohhhhhhhh ! Crie t-elle d’une voix aiguë en s’en allant outrée, choquée que j’ai cru qu’elle ferait une attaque.

  • Ouf ! J’ai bien cru qu’elle allait te passer des mains ! M’exclamai je. Tu es très beau ! Très homme ainsi monsieur Varnier !

  • Merci du compliment mademoiselle Rivière dit il en me baisant la main. Tu ne serais pas un peu jalouse toi?

  • Hum non rétorquai je en rougissant. Mais je ne souhaite pas particulièrement qu’elle prenne plaisir à passer sa main entre tes pectoraux.

Ethan m’affiche un large sourire.


Je sort quelques cintres, à chaque fois il secoue la tête de gauche à droite. Je soupire ne sachant pas quel article me conviendrait. Ethan se place à côté de moi en me prenant par la taille, sa main gauche extrait quelques exemples de robes de cocktail qui conviendraient à merveille.


  • C’est ce genre de choses ma chérie qu’il te faut !

  • Tu crois que celle-ci ferait bon effet ? Demandai je en lui désignant un modèle.

  • Tu as visé dans le mille ! C’est très raffiné ! Très luxueux ! Me répond Ethan. Tu files en cabine bébé !

  • Le prix aussi déclarai je en regardant l’étiquette affichant 1500€ soldée.

Je galère à l’ajuster, je me prends les pieds dans le tissu n’étant pas habituée à cette longueur et arrache le rideau dans ma perte d’équilibre. Ethan explose de rire de manière chaleureuse ce qui entraîne un fou rire de ma part. En tout cas les vendeuses ne sont pas marrantes ! Cela ne les a pas fait rire du tout !


J’ai mal au ventre tellement je ris et tellement je me sens honteuse à la fois.


En cette robe habillée en jacquard gaufré, texture et légèreté donnent le tempo et composent une mélodie de tonalités bleutées soulignées de bronze.


Je suis élancée dans cette robe hors de prix, elle m’affine et me donne un air sensuel, très féminin. Le bustier est échancré en V dans le dos et offre un sublime décolleté illusion sur l’avant .


La texture tubéreuse et aérienne de la jupe contraste avec la richesse des reflets soyeux de ce damassé moderne. Le tulle de soie sombre et moiré laisse deviner des reflets bleu roi au gré des lumières du jour et du soir, rehaussant un peu plus ce fabuleux tableau ondoyant.


Ethan se cale contre le mur et reste bouche bée. Il me mate ouvertement avec désir. Ses yeux gris brillent malicieusement.


  • Mais ça ne se tient pas debout avec ce que tu m’as dis à la maison ! C’est trop décolleté ! Trop sexy dans le dos ! M’exclamai je.

  • Ouais peut être mais c’est une matière très prisée dans ce milieu ! Tu vas faire l’unanimité ! Et ne t’inquiètes pas on va cacher ça avec un boa ! J’en ai vu à l’entrée ! Bouges pas !

Ethan courre chercher un boa de couleur gris argenté et me le passe autour du cou.


  • Pouah j’ai l’impression d’être un sapin de Noël ! Pestai-je.

  • C’est comme ça que font ces dames, tu seras la plus belle de toutes !

  • Ah oui soixante-dix euros ce truc ! C’est hallucinant ! M’exclamai je.

Ethan attrape en haut de l’étagère une paire de chaussures, pas n’importe laquelle! Des talons aiguilles de quinze centimètres de haut ! Une magnifique paire à mille trois cents euros ! Noires avec des sangles croisées et de la dorure en forme d’ailes ou truc dans le genre.


Ethan me les noue au pied tout en me regardant d’en bas avec gourmandise.


Je me sens pas du tout stable, mes chevilles sont branlantes et ma démarche est mal assurée. Je sens le regard de ces deux mégères se poser sur moi, je perçois même des ricanements méchants.


  • Ne te soucies pas d’elles c’est des grosses co***** ! S’exclame t-il bien fort ce qui vaut des petits cris choqués de leur part.

J’assure quelques pas toute chancelante puis ma cheville ripe sur le côté, Ethan me rattrape de justesse en posant sa main sur le côté de ma poitrine.


  • Ne te fais pas mal ma chérie !

  • Oh je n’y arriverai jamais ! M’exclamai je les larmes aux yeux.

  • Tu as un peu de temps pour t’entraîner !

On prend également une pochette gucci avec les mêmes motifs que la cravate d’Ethan mais dans les tons de marrons et de caramel. Sept cents euros bien sûr !


Je choisis également pleins de bijoux ! Du pendentif aux chaînes de cheville. Deux cents euros !


  • On est pas mal ! S’exclame mon chéri tout sourire.

Les vendeuses nous toisent tout en pliant les vêtements dans des sacs sur lesquels sont affichés le nom des grandes marques du magasin.


Main dans la main nous ressortons.


  • Qu’est ce qu’elles sont connes ces vendeuses et hautaines ! T’as vu la gueule qu’elles tiraient ?! M’exclamai je.

  • Bienvenue dans le monde des snobinards ! S’exclame Ethan. Attends de voir mes parents !

Il m’embrasse langoureusement avant de m’emmener prendre une glace.

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