04. Uta

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C’est toujours de la même démarche nonchalante que le jeune homme rentra chez lui, ou du moins là où il pouvait dormir un peu. Il n’avait aucun plaisir à rentrer, mais il fallait bien, son téléphone n’avait plus de batterie et il devait absolument appeler le mec pour la colocation. S’il passait encore un mois avec cette meute de chiens en chaleur, il finirait par en balancer un dans la Loire.

Il porta encore sa main à sa bouche, se mordillant le pouce, juste avant d’arriver devant l’appart - on pouvait déjà les entendre beugler à l’intérieur. Il frappa et entra, deux de ses colloques étaient en train de se faire des prises de catch en caleçon en plein milieu du salon, pendant que les deux autres les encourageaient une bière à la main. Putain les mec sérieux….

Celui qui se trouvait la face plaquée sur le sol se mit à rire, lui lançant un joyeux bonjour ironique. Il l’invita à les rejoindre, ce qui fit grimacer Uta qui n’avait absolument pas besoin de tant de démonstration virile. Il les fusilla du regard et alla directement dans la minuscule cuisine séparée pour brancher son portable. Il le laissa alors dans le recoin et alla se servir une boisson fraîche dans le frigo. Il n’y avait quasiment que des bières, il prit alors une Grim’ et s’en alla dans le salon s’asseoir sur le canapé, fixant le combat d’idiots.

- Vous pourrez la fermer quand j’aurais de la batterie sur mon téléphone ? J’ai un coup de fil à passer, j’ai peut-être trouvé une autre colloque.

Des rires gutturaux se firent entendre, les fauves n’avaient même pas écouté le garçon, trop absorbés par le faite que l’un deux avait le caleçon en mode string, tiré férocement par son cher confrère. Uta soupira et bu une gorgée de sa bière, préférant alors regarder par la fenêtre.

Il se leva d’un coup, choppa un paquet de clopes sur une table, et reprit son téléphone qui avait retrouvé une barre de batterie. Il sortit alors sur le balcon, fermant la fenêtre bien isolée qui ne laissait pas entendre les cris des singes. Il posa sa bière sur le rebord et s’alluma une clope bien méritée, il pouvait fumer n’importe quoi rendu à ce stade, même des Gauloises bleues.

Il pianota rapidement sur son téléphone le numéro qu’il avait noté de la petite annonce. Au bout de quelques sonneries, une voix retentit à l’autre bout. Uta inspira un bon coup et se lança.

- Bonsoir, je m’appelle Uta Liarko, je vous contacte suite à votre annonce sur le panneau d’affichage de la fac. Je suis quelque peu intéressé par ce que vous proposez, vous pensez qu’il serait possible de se voir et que je puisse visiter l’appartement ? Je suis disponible dès demain après les premiers cours, nous pouvons nous rejoindre à la sortie et y aller ensemble ? Mais je vous préviens, parfois mon apparence peut en rebuter quelques-uns !

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NOTE DE L'AUTEUR:

Eh oui! Uta veut désespérément quitter son appartement actuel! Avec ses colocataires, on peut le comprendre, n'est-ce pas? Léo semble être le coloc' idéal après tout. Il n'a pas l'air très compliqué. Qu'en pensez-vous?

A mercredi prochain pour la suite!

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