21. Léo

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Le psy’ n'était pas surprit par le physique du colocataire de Léo. Il avait l'habitude des physiques atypiques vu les cas sociaux qu'il se trimballait en tant que patient. Le psychiatre était une grande asperge aussi svelte qu'un squelette. Il entra et se dirigea d'abord vers la cuisine, regardant dans la boîte de médicaments pour voir combien de seringue il lui restait. Eu l'air étonné de voir que la grosse était absente. Il fouilla dans son sac et rangea une nouvelle grosse seringue dans la boîte, puis il alla dans la chambre de Léo. Celui ci avait ouvert le verrou. Le praticien laissa la porte grande ouverte. Précautions de psychiatre... Il s'assit au bureau du garçon alors que celui-ci était sur son lit.

[Psychiatre] « Alors comme ça tu as encore tabassé un pauvre jeune ? »

- M'avait chercher…

[Psychiatre] « Fait attention, je t'ai dit qu'à la prochaine incartade tu retournais au Centre... Et cette fois tu n'aura plus la possibilité d'en sortir... »

Le psychiatre sourit sadiquement.

[Psychiatre] « Tu es tout aussi junkie que des parents, tu sais ça ? »

- C'est faux !... C'est vous qui me rendait accro avec vos médocs à la con... Vous savez bien que rien n'agit vraiment sur moi…

[Psychiatre] « Tu me mens depuis le début. Je sais que les calmants agissent rien qu'à voir tes yeux. Avoue que cette sensation de bien-être quelques secondes après la piqûre te manque... »

- Peut être ! Parce que à part ça y a rien qui me fait me sentir bien et calme !

[Psychiatre] « Oui enfin... À part frapper quelqu'un... »

- Mais bordel espèce de connard ! Vous essayez de me mettre à bout ! Avouez que vous voulez que j'y retourne !

[Psychiatre] « Peut-être... En même temps tu n'es pas une tâche facile... Je te connais Léo... Je sais que tu aimes souffrir... Et retourner au Centre pourrait te faire du bien... Toi qui aimes tant souffrir... »

- C'est faux…

[Psychiatre] « Oh non... C'est vrai... Tu ne te fais aucun ami, tu t'enfermes dans ta bulle de souvenirs douloureux du passé... Tu ne te lie à quelqu'un que part la violence... »

- C'est faux... J'ai un coloc’ et ça se passe bien…

[Psychiatre] « Ce n'est qu'une façade... »

- C'est faux !... Dégagez... Dégagez !…

L’homme fini par se lever.

[Psychiatre] « Je t'ai remis le calmant pour les terreurs nocturnes. Je ne voudrais pas que tu perdes les pédales... »

Il parti enfin, la porte de la chambre de Léo étant toujours ouverte. Le rouquin tremblait de tout son corps, tenant sa tête dans ses mains. Il tapa alors dans le mur donnant dehors et démonta sa table de nuit. Assit par terre dans les miettes de la table en bois, les poignets et ses cicatrices en sang, il pleurait. En répétant inlassablement : « Putain » dans un murmure.

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NOTE DE L’AUTEUR :

Salut tous le monde !

Cette semaine vous allez pouvoir entrevoir un possible début d’histoire !

Comment trouvez-vous le psychiatre ? Je n’ai pas d’image de référence pour lui mais je l’imaginais bien un peu dans le style d’Anton Ego dans Ratatouille (c’est le critique culinaire).

Il nous a bien énervé ce personnage avec Lydasa !

Quand je parle de médicaments qui n’agissent pas sur Léo, je parle du fait que son organisme fait une sorte d’accoutumance physiologique. Qu’il faut des doses élevées, allant jusqu’au dessus de la dose mortelle pour que cela ait un effet normal sur le corps du garçon.

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