27. Léo

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Léo était toujours assit à terre, Uta le lâchant alors progressivement. L’étreinte mourante eut un effet particulier sur lui. Un effet qu’il avait déjà ressenti auparavant, mais qu’il avait du mal à identifier. Bizarrement, la chaleur dans son corps disparut lentement. Il ne voulait qu’une chose, retrouver cette chaleur. Chaleur qu’il n’avait jamais ressenti autrefois. Même avec ses parents. Après tout, vivre avec des junkies… C’était pas l’amour qu’il recevait tous les jours.

Mais cette chaleur venait d’Uta, il le pensait. Mais qu’est-ce qui produisait cette chaleur ? Ce n’était pas le corps d’Uta à lui tout seul, quand même. C’était surtout autre chose. Le rouquin se senti mal quand son colocataire s’éloigna de lui. Pourtant pas si loin. Tiens ? C’est vrai qu’il travaillait. Il lui avait dit. Toute la nuit généralement. Que faisait-il donc pour avoir de tels horaires ? Le punk n’était pourtant pas de nature curieuse, mais les sensations nouvelles qu’il ressentait éveillés en lui une envie de connaître Uta.

Si Stevens savait ça, il serait en joie. Il faudra qu’il essaye de lui envoyer un sms demain. Le rouquin se leva alors sans un mot. S’étira doucement, certaines articulations craquant à cause de la pression du corps exercé par Uta un peu plus tôt puis vint à la cuisine prendre sa boîte de « drogues » pour la jeter à la poubelle. Tant pis pour le psychiatre, il avait cas le ramener devant le tribunal, il défendrait sa cause. Décidant de ne pas se laisser faire. Il allait trouver un moyen pour ne plus agresser les gens. Même si certains méritaient la mort… Finalement, il revint dans la chambre, lentement.

- Vais… essayer… Uta…

Simplement trois mots. Trois mots lourd de sens dans la bouche de notre Hamsterponky. Sa voix était cassée et basse. Il devait reposer ses cordes vocales mais avait fait l’effort de lui parler. Son ton n’était pas le même que d’habitude, avec une petite sensation de honte, d’excuse dans la voix. Pourtant pas habitué à ressentir et faire transparaître ce sentiment.

Autre point important. C’était l’une des premières fois ou il prononçait le prénom de son colocataire. Ça lui faisait bizarre. Ensuite, il s’allongea sur son lit, comme d’habitude, au dessus de ses couvertures. Se mettant dans une position confortable, enfin, il essayait. Regardant depuis son pieux une dernière fois les yeux d’Uta. Les fixant un long moment. Pour ne pas oublier ses prunelles si particulières. Pour les graver dans son esprit et qu’elles l’accompagne dans ses songes. Fermant enfin les yeux, à contrecoeur et plein de peurs, il essaya tant bien que mal de s’endormir.

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