367. Léo

2 minutes de lecture

Léo soupira à l’une des phrases de son amant. Le rouquin avait l’impression qu’il le rejetait de plus en plus, et son coeur, malgré le fait qu’il ait un contact visuel avec lui, commençait à nouveau à le faire souffrir. Qu’allait-il faire si sa crise ne se terminait pas maintenant ?

- Arrête de dire ça ! Tu ne mérites pas ce qu’il t’es arrivé ! Jamais, tu m’entends ! Et pour le sexe, tu ne me dérangeais pas ! Sinon je ne serais pas ici à essayer de t’aider !

Le punk n’avait pas crié, mais parlant tout de même plus fort que son ton habituel. Il en avait assez d’entendre ça. Il espérait du fond du coeur que ses paroles atteignent le cerveau d’Uta. Mais se doutait que ça n’allait pas avoir beaucoup d’effet. Sauf que le téléphone du démon s’éclata littéralement par terre sans crier garde. Celui-ci s’ouvrant en deux. Merde alors. Il était vraiment mort cette fois. Pourtant, le rouquin avait un regard affûté et avait bien remarqué le petit sachet avec un cachet blanc à l’intérieur. Il avait laissé passer ça une fois. Mais là, vu ce qu’il venait de se passer et l’état actuel du brun. Il ne pouvait pas garder sa face compréhensive et confiante face à cet homme qu’il aimait tant. Il utilisa alors celui qu’il était quand il s’occupait de lui dans les chambres. Celui qui voulait voire Uta quand il le pilonnait amoureusement. Son regard changea. Un peu plus dur, sans être méchant.

Arrivant vers Uta, il le prit dans ses bras, sans demander, pour le hisser sur son épaule, comme un pauvre sac à patates qui n’avait pas le choix. Pour l’amener dans la chambre du punk. Le jetant presque sans douceur sur le lit. Il ferma la porte mais laissa néanmoins un écart pour éviter une crise de claustrophobie. Ici, c’était beaucoup plus sur que près du balcon grand ouvert. On ne sait jamais. Il fallait suivre les conseils de Glad’. Soudain, il se retourna, sans laisser le temps à Uta de bouger, le plaquant contre le mur. Un peu violemment, mais pas trop non plus, pour ne pas le blesser et faire attention à son tatouage en cours de cicatrisation. Tout simplement pour essayer de le choquer, pour qu’il réagisse et parle enfin. Plaquant ses bras contre le mur. Léo les tenant un peu en dessous du niveau des poignets. Les tenant fermement. Uta pouvait se débattre tant qu’il le voudrait, il ne bougerait pas d’un poil. S’asseyant sur les jambes de son démon, sans trop non plus, sinon il allait lui couper la circulation du sang. Plantant son regard noisette, déterminé, dans celui, rouge, de son amant.

- Faut que tu arrêtes maintenant ! Parles-moi ! Tout de suite !

Il reprit son souffle et parla un peu moins fort, mais beaucoup plus sérieusement.

- Tu sais, j’ai beau laisser passer beaucoup de choses, parce que j’ai confiance en toi, parce que je t’aime, parce que je ne veux pas mal faire. La, s’en est trop. Parles-moi. Dis tout ce que tu as besoin de faire sortir. Parce que sinon, je te prendrais ce dernier cachet. Tu m’entends ? Je n’hésiterais pas, même si ça me fend le coeur. On restera comme ça tant que tu te tairas. Ce qui veux aussi dire, que ton téléphone attendra.

Annotations

Vous aimez lire Reiko . ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0