Chapitre 5 Le démon blanc
- Ca y est elle se réveille
- Ecartez vous, laissez lui de l’espace
- ….
- Tu as mal ?
- Bien sûr qu’elle a mal ! Tu as vu son état ?
- Arrêtez vous allez lui faire peur
- Tu as faim ?
- Mais non elle doit avoir soif !
- Hahaha haaaaaaa ….
Mon rire s’est transformer en crie. Première chose à retenir ne jamais rire quand on est blessé, surtout au ventre.
- Tout va bien je vous remercie. Mais que s’est-il passé ? Je ne m’en souviens pas très bien …
Ils me regardent tous inquiets et hésitent à répondre
- Hé bien en fait on ne sait pas trop ….
- On nous à juste dis que tu étais à l’infirmerie …
- Des élèves on dit qu’ils avaient entendus un cri puis une explosion dans la salle de test. Et après les mages sont sortis disant que c’était fini pour aujourd’hui.
- Et comme tu étais la dernière à passer de notre groupe on t’attendait dehors mais tu n’es jamais ressortie ….
- Et c’est là qu’on a dis que tu étais à l’infirmerie !
Alors que la douleur revient de plus en plus forte je me souviens des tigres, des roches et surtout de cet être étrange mais pas moins dangereux monstre. Et surtout du tas de cendre à la fin. Celui qui l’avait appelé aurait dû juste lui dire d’arrêter. Mais attend si on l’a appelé c’est qu’on peut le contrôler ? C’est donc un animal ? Ou un insecte … Non je raconte n’importe quoi. Ca doit être la douleur …
- Allez les enfants partez elle doit se reposer !
La voix douce est tout de suite recouverte par les protestations de mes amis. Ils sont outragés à l’idée qu’on les considère comme des enfants.
- Arretez de me faire rire j’ai mal !
Mon rire douloureux les fait sourires mais les inquiètes aussi. Ils finissent par repartir en me promettant de vite revenir me voir pour qu’on parle de tout ça.
La dame qui les a fait partir est âgée mais encore très belle. Il se dégage d’elle comme une aura de calme et de sérénité. Son sourire est doux, apaisant.
- Comment te sens-tu ?
- A part que j’ai l’impression d’avoir un des hachoirs dans le ventre et un poignard dans l’épaule ? Tout va bien !
- Si tu peux faire de l’humour c’est qu’en effet tu va mieux ! Tu veux bien te redresser que je refasse tes bandages ?
Au moment où je me redresse une douleur fulgurante me recloue au lit. Le regard inquiet de la dame m’oblige à me redresser. Je sens que je vais vomir, j’ai la tête qui tourne. J’ai tout juste le temps de me pencher hors du lit que tout mon repas de la veille ressurgit. Mais cette fois ci il est mêlé de sang. Je regarde mon rejet d’un œil vide. Du sang … il est rouge écarlate mais aussi noir … je ne sais plus quoi faire, ni quoi dire … pourquoi est ce que je vois mon sang noir et rouge en même temps ?
- Qu’est ce qui m’arrive ? Qu’est ce que …
- Tiens bois ça, tu iras mieux juste après.
Elle me tend un bol fumant. D'une maint tremblante je l'attrape et l,'approche de ma bouche. Cette odeur ..... on dirait les tisanes de maman !
Un long soupire de bien être s'échappe de ma bouche.
- haaaaaaa ..... De l'Hamalaïse et du miépirtus...
La dame me regarde perplexe.
-Tu conn....
- DANA ! Laisse-moi seule avec elle !
La femme n'a pas le temps de finir sa phrase que cet homme la coupe sèchement.
- J’ai dit !
La voix impérieuse est celle du second prince. D’une main nerveuse j’attrape celle de la dénommée Dana.
- Ne me laissez pas …..
Ma voix n’est qu’un souffle, jla peur me paralyse. JE ne saurais l'expliquer mais je ne veux pas être seul avec cet homme. Ses yeux ne me donne pas confiance.
- Ne t’inquiète pas ma puce tout va bien allez ! Je reviens vite.
- NOOOoooon ! Pas avec lui !
Mon refus à l’air de l’étonner.
- Pourquoi tu le connais ? Ne t'inquiète pas tu es entre de bonne main.
Je secoue la tête aussi forte que je peux mais le résultat n’est pas super ! Dana finis par se lever après m’avoir essuyé la bouche d’un linge humide.
Elle est partie d’un pas léger me laissant seul avec cet homme. Il s’approche de moi et me parle d’une voix dure.
- Comment t’appelles-tu ?
- …
- PARLE !
- Cattaleya ….
Je le regarde attentivement et croie le voir sursauter à ce moment là.
- Cattaleya comment ?
- Je ne sais pas ….
- D’où viens-tu ?
- De la forêt d’Antarade
J’ai de plus en plus de mal le regarder dans les yeux et à soutenir son regard. Mais il s’approche encore plus et continue son interrogatoire.
- Comment s’appelle tes parents ?
- ...
- PARLE !
- Qu’est ce que ca va changer à votre vie ?
Je sais que je mérite la mort à répondre au prince comme ça mais je ne veux surtout pas que ma mère ais des problèmes a cause de moi. Surtout qu’elle travaille au palais alors il doit la connaitre.
- Je ne le répèterais qu’une seule fois
La menace est claire. Pardon maman, je vais t’apporter des ennuis.
- Je n’ai pas de père, ou du moins je ne l’ai jamais connue et ma mère ne m’en a jamais parlé.
Quand à ma mère elle s’appelle Emérida.
Cette fois ci j’en suis sûre : il a sursauté au nom de ma mère.
- Et ton œil ? Que t’est-il arrivé ?
- Rien ! Un accident bête quand j’étais petite.
- J’ai répondue à vos questions. A votre tour maintenant !
Pourquoi voulez vous savoir qui je suis ? En quoi savoir le nom de mes parents va vous renseigner quelque chose sur moi ?
Il me regarde avec son regarde toujours aussi dur. Va-t-il répondre à mes questions ou me mettre au cachot maintenant que je vais mieux grâce à la concoction de Diana. J’ai un peu peur mais qui ne tente rien n’a rien non ? Le prince pousse un grand soupir et me regarde à nouveau sans rien dire. Et alors ? Les réponses ? Tu en fais quoi ?
Il fouille alors dans ces poches et sort deux petites billes et me les donnes. L’une est un or l’autre en argent. Elles sont toutes les deux parfaitement ronde, parfaitement lisse, sans aucune imperfection. Je le regarde à tour de rôles sans comprendre. Je regarde le prince qui semble attendre une réaction de ma part.
- Et donc ? Je suis supposée en faire quoi ?
- Te souviens tu des épreuves de testes ?
- Oui pourquoi ? Quel rapport …
- Tu te souviens les avoir faites ?
- QUOI ? A quel moment ? Elles sont exactement comme dans mon imagination mais ce n’est pas moi qui les ais faites. Ne savez vous pas qu'il faut chanter pour activer la magie ?
Mon ton acerbe n'a pas trop l'air de lui plaire. Il fronce les sourcil et reprend.
- Et les tigres ?
- Encore une fois ils sot partis sur le rappel de leur maitre. Je n'ai pas chanter ni combattue
- Leur maitre ?
- Oui, ils étaient une douzaine dans la salle à m’observer. Je suppose donc que parmis eux il y avait le maitre des tigres.
- Tu les as donc vues ?
- Non, entendue. Enfin leur respiration et des murmures
- …
- Je ne suis pas nyctalope, mais j’ai aiguisé mes sens dans la forêt donc …
- Et le criard ?
- Le quoi ? Ho cette chose. Ca s’appelle un criard ? Ca vient d’où ce truc ? Qui à eu l'idée d'utiliser ce truc pour l'examen ? Je me souviens juste qu'il a explosé quand je l'ai rejeté.
- Tu ne sais donc rien …
- Par ce que je suis censée le savoir ? J’avais mal et pas envie de mourir donc … non je ne sais pas d’où tout est venue. Mais celui qui à eu cette idée stupide du criard ! J’aurais deux mot à lui dire !
- Tu compte donc expliquer à un mage que sa façon d’évaluer les élèves est stupide ?
- Exactement ! Pourquoi présenter un truc aussi dangeureux à des novices? Il ne pouvait pas l'arreter avat ? J’ai bien faillis mourir à cause de ça !
- Tu serais bien la première !
Cette fois ci le prince à l’air de s’amuser ! Il passe de la colère à la moquerie en un instant ! Quel homme énervant !
- Sérieusement tu ne te souviens que de ça ?
Son ton incrédule m’exaspère encore plus. Qu’est ce qu’il attend de plus de moi ?
- Oui. Je n'ai rien de plus à dire à ce sujet. Qu'y a t il de plus à rajouter ? Et pourquoi toutes ces questions ?
Puis tout à coup les trois chants reviennent avec puissance dans mon esprit. Un violent mal de tête me prend d’un coup et j’ai de nouveau le vertige. Est-ce que je dois lui dire ça ? Je le regarde du coin de l'oeil je me retiens de justesse en croisant son regard. Il a vitre repris son masque de glace et déclare en se retournant vers la sortie.
- On en reparlera une autre fois.
- Quoi ? Répondez !
Sans plus de réponse il me quitte sans même me jeter un regard. Pfft quel goujat ! Dana entre alors à ce moment là. Elle nettoie mon vomie et s’approche pour refaire mes bandages.
- Vous allez mieux jeune fille ?
La douceur de sa voix m'apaise après le passage de ce démon.
Tout de blanc vêtue il était vraiment beau si ce n'est son regard méchant et sa langue impitoyable. Je suis sûre qu'il plairait aux femmes si il souriait plus souvent !
- Comment connaissez vous les plantes que je vous ais donnés ?
Dana à l'air tout éxcitée de me poser cette question.
Je lui répond dans un sourir
- Ma mère est aussi guerisseuse. Elle ma appris à reconnaitre toutes les plantes, bonnes ou mauvaises et leur utilités !
- Hooo vous ête une arista hierba alors ?
Dana à lair vraiment heureuse en disant cela. Ses yeux pétillent et sa bouche s'étire en un immense sourire.
- Non je n'ai pas ce don.
Ma réponse sèche semble la décontenancer un court instant.
- hoooo....... Il est rare pour une herboriste de transmettre son savoir à une personne qui n'a pas le don. Ca ne lui sera pas vraiment utile normalement. C'est absurde.
Dana est vraiment froide en disant cela. Mais cette froideur disaprait aussi vite qu'elle est venue. A nouveau son ton enjoué revient. Elle se met à me parler de cette école et du nombre d'élève quelle voit passer tout les jours.

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