Chapitre 15

2 minutes de lecture
  • Allez encore une rep, Soleil, tu peux le faire.
  • Argh, je n'en peux plus.
  • Une dernière et on est bon.

Les bras tremblants sous l'effort, l'écrivain réalisa son dernier développé couché aux haltères. Penché au-dessus de lui, Thoren s'assurait qu'il ne se fasse pas mal.

Erdan laissa tomber les poids au sol qu'ils percutèrent avec un bruit sourd. La sueur dégoulinait de son front à son torse, et il grimaça à la sensation désagréable du t-shirt qui lui collait à la peau.

  • Va donc prendre une douche, champion.

Son meilleur ami le poussa vers les vestiaires d'une poussée amicale dans le dos, et il trébucha épuisé dans une cabine.

Un léger sourire fatigué étira ses lèvres. Il ne pouvait nier le bien que ces séances lui apportait. Quand il poussait son corps à dépasser ses limites, les voix qui chuchotaient sans cesse dans sa tête s'estompaient et il trouvait du repos. Il appréciait aussi la libération d'endorphine.

Il se déshabilla et se glissa sous le jet d'eau tiède qui détendit agréablement ses muscles tendus par les exercices. Il relâcha un soupir de contentement.

Deux jeunes femmes passèrent à proximité de sa douche et il surprit des bribes de leur conversation.

  • T'as vu comment le M matait mon cul ?
  • Mais oui, c'est sûr que t'es sa gym crush !
  • Tu crois ? Si ça se trouve, c'est juste un gros charo qui veut me baiser.
  • Mouais, c'est un homme, après tout, et tu t'es vue, meuf ? T'es une vraie bombe !
  • Attends, je ne me défonce pas le cul à la salle pour rien. Je veux pouvoir me regarder dans le miroir et me trouver super sexy.
  • T'as raison, ma chérie : l'amour de soi d'abord. Et si c'est un bâtard et qu'il tente de ne poser ne serait-ce que le bout de l'ongle sur toi, je le démonte.
  • Oh, c'est pour ça que t'es ma meilleure pote, tu sais.
  • Je sais, héhé, je suis la meilleure. Allez, meuf, je vais me laver, je pue plus que l'haleine de ton ex.

Erdan pinça les lèvres pour ne pas exploser de rire. Les amies n'avaient pas la langue dans leur poche et n'avaient pas l'air du genre à se laisser faire.

L'eau tourna brusquement glaciale et le rappela à la réalité. Il sauta sur le côté en jurant ses grands dieux.

  • Bordel de putain de merde !

La chaleur remonta progressivement et il glissa une dernière fois sous le jet avant d'attraper sa serviette et de s'ébrouer comme un chien mouillé.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire Elio ;) ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0