74

4 minutes de lecture

Claudio

J'était seul sur un banc, sous le vieux figuier, Igniacio, le vieux cousin de ma femme me demandait si les enfants allaient bien, si Naëlle était revenue d'Allemagne, si Ragnarok allait bien...C'était drôle, moi qui parlait un espagnol passable, je comprenais parfaitement Igniacio, assis sur ce banc, en pein soleil à Pavias, petit village pittoresque entre Terruel et Castellon de la Plana. Je savais que je révais, mais c'était si réél, un bruit me réveillat, le chant d'un Muezzin à Albaracin ou la voix de Tia Magda...

je ne devrais plus consommer autant de punch, des Bloody mary avec Ernesto à la havane, ça me donne mal à la tête et quand je me réveille je ne sais plus qui je suis, je l'ai dit pourtant à Ernesto

qui m'a répondu

  • tu veux un Whisky ? un bon vieux scotch bien tourbé dry ou allongé d'eau fraiche, pour ma part je préférerais un mojito ou deux... pour qui sonne le glas hombré ?

C'est sur cette phrase que je me réveillait en sursaut, baigné de sueur, que faisait Ernest Hemmingway dans mes rêves d'Espagne, je ne voulut pas allumer pour ne pas réveiller Näelle.

Mais Naëlle ne devait rentrer que demain, se pourrait il que... Je touchais les draps, les tapotais avec la main, aucune autre présence humaine n'était allongée auprés de moi.

Un bruit sec mettalique infernal trouait la nuit, c'était donc ça qui m'avait réveillé, la sonnerie de mon téléphone portable, objet de malheur s'il en était, c'était curieux je croyais l'avoir mis sur silencieux ou en mode avion hier au soir.

Je ne décrochais pas, je ne savais même pas où il se trouvait dans la maison, j'entendis le bip bip d'un message, je n'avais aucune envie maintenant, je voulais me rendormir encore un peu, Naëlle n'arriveras que tard dans l'aprés-midi

J'allais m'endormir à nouveau le téléphone sonnait encore, de façon lourde, insistante, il arretait sde sonner, puis venait le bip d'une sonnerie puis il reccomençait à sonner.... bientot si ça continuait ainsi ce serait l'interphone qui sonnera également

complétement réveillé je me mit en chasse aprés cet angin de malheur pour lui clouer le bec une bonne fois pour toute

Pas une fois je me suis dit, ça pourrait être une urgence, une mauvaise nouvelle, je voulais simplement le retrouver pour lui clouer le bec et ensuite pouvoirme rendormir pour rêver à nouveau de Pavias du vieil Igniacio et d'Ernesto qui me proposera de l'accompagner aux arênes tout a l'heure, assister à la lente agonie d'un taureau en compagnie de jolies femmes qui boivent du champagne chaud, en plein soleil.

Le téléphone sonne a nouveau, ça n'a pas encore réveillé les filles mais ça ne devrait tarder, je cours dans tous les sens désormais affolé, je trouve ce maudit engin sous une paire de chaussette dans la slle de bain, il clignotte, onze appels en absence annonce t'il, autant de méssages,

j'ouvre le sms que je ne connait pas, un texte froid impersonnel s'affiche... l'appareil vibre et sonne, je lui coupe le clapet directement en répondant, je porte l'écouteur à mon oreille et j'entend qu'on m'appellle par mon nom et mon prénom, une voix neutre, que je ne connais pas, avec un leger accent Allemand, je réponds, fébrile, anxieux soudain

  • Oui, c'est bien moi
  • Il s'agit de votre épouse Naëlle...
  • Oui, le coupais-je, qui étes vous ?
  • Hopital de Francfort sur le mein, il s'agit de votre femme
  • Vous me l'avez déjà dit
  • Elle est hospitalisée chez nous

Je ne sais, si, je tombe ou si j'hurle, je sens que tout tourne... ça sonne à la porte également

j'entend juste avant de raccrocher alors que je m'appretais à demander si elle allait bien qu'on me dit :

Condoléances monsieur...

il doit dire une autre phrase que je n'entend plus... comme un automates j'ouvres la porte, des gendarmes accompagnent mon docteur de famille... je dois rêver, laissez moi retourner à Cuba ou a Kay West avec Ernesto, sers moi du rhum mon pote !

Quand je pense que je voulais sans doute réfléchir à une pause entre nous, je sens que mon coeur se déchire

Un gendarme est allé chercher mes enfants et me demande si il y a quelqu'un qui pourrait s'en occuper.

Le pauvre, il sont si jeune, ça doit être terrible dit la collégue qui l'accompagne, les gendarmes sont toujours par paire

Ils on du contacter mes parents, Tia Magda j'entend avant de retorner voir Ernest sur cette plage inondée de soleil qu'ils attendent qu'une femme vienne poue s'occuper de mes filles

Je leurs dit, que ce n'est pas la peine, que je peux m'en occuper moi-même, ilks ne me répondent pas, le docteur qui est resté en retrait jusqu'a présent s'approche de moi avec un verre d'au et me tend une gélule

  • Tenez, ça va vous faire du bien !

Sa rit maintenant sur cette plage le vieil Ignacio danse avec Tia Magda, Ernesto embrasse et caresse une blonde qu'il pétri comme un boulanger son pain et moi aux sons des percussions cribéennes je pars dans un pays ou les fleurs sentent bons, je retrouve une Naëlle eblouissante qui me souris et m'entraine avec elle;

Vient te baigner avec moi, me dit elle de sa bouche gourmande alors que ses seins lourds gorgés de miel et de soleil dansent sous mon nez, ou préfére tu qu'on aille s'enfermer dans les toilettes du Jule Verne, rajoute elle en riant .

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire Etienne Ycart ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0