81. quatre femmes et un couffin
Claudio
Ah mais non, ça ne va pas recomençer, tout juste sortie de l'hopital, tout juste rescapée, je retrouve miraculeusement ma femme que j'adore et....
Non, elle m'agace, oh délicieux agacement, mais je vais prendre sur moi, bien malgrés moi, ce petit regard assassin: un de mes regards noir dont j'ai le secret me reprochera-t'elle ce soir m'échappe. Elle pousse le bouchon un peu loin, mais n'a t'elle pas tort ? Il faudra que j'arrive à lui prouver, non pas mon amour, elle doit savoir que je l'aime, mais mon aptitude à jouer avec les femmes qui me plaisent physiquement sans avoir envie de les mettre dans mon lit. Je sais, non, je me doute de ce qu'elle doit penser, mais je n'y suis strictement pour rien si cette jeune fille, pas tout à fait une femme encore, à peine majeure et encore j'en doute, me fait de l'oeil, code phare, code phare ...
Elle voulait acheter la suite, aprés la sortie de Naëlle, elle ne sait plus, je la prend de vitesse, je m'excuse pour ma femme et je les lui offrent... j'écris rapidement un mot plat à l'intérieur, un mot passepartout comme mes collégues :
Je suis trés honoré de votre intêret et je signe, sur l'un, une autre formule insipide sur l'autre ègalement, elle pensea que je suis un con, elle s'en remettra... si elle revient une prochaine fois, ce qui m'étonnerait, je saurais m'en rapeller et je la chouchouterais cette fois -ci
Je veux stopper les dègats, je descide qu'il est temps pour une pause, je propose a mes lectrices et a mon unique lecteur, une heure de pause, du champagne et des petits fours sont à leur disposition, j'en profite pour m'ecclipser une petite heure avec Naëlle, j'ai soif et faim, ça tombe bien.
- Veux-tu un café ma chérie, une glace, une crépe, une gauffre, marcher un peu !
Elle sourit et me réponds :
- Excuses-moi, quand j'ai vu cette tête de con, cette pimbêche petite poitrinne conquêrante et ses yeux de biches qui te faisaient code phare, code phare, j'ai plus pu me taire, ce n'est pas comme si ce n'était pas la quatorze ou quinziéme fois de la journée...
- Et je te comprends mon amour, mais c'est mon personnage qu'elles draguent, Fabrice Jullien et je ne sais si tu t'en souviens mais je m'appelle Claude Lucien, Claudio Luciano et puis elle était bien trop jeune, je ne sais même pas si elle est majeure.
- En tout cas, elle a déja les codes, elle n'a pas froid aux yeux...
- Fais moi un peu confiance, elles sont venues acheter un camembert, une bouteille de vin, elles s'attendent à ce que je me conduise comme un Livarot ou un Gigondas...
- Toi et tes images...
- Juste pour te dire de me faire un peu confiance, ne crois-tu pas que j'ai eu la peur de ma vie quand j'ai cru que j'allais te perdre, j'ai grandi d'un coup là, j'ai compris que j'étais pére de famille et que j'avais une nana formidable
- Allez les violons, tu as toujours été beau parleur, et un bon pére de famille, ça je ne te l'ai jamais reproché... tu t'es toujours occupé des filles, j'étais pas là, il fallait bien qu'il y en ai un qui assure, j'étais par monts et par vaux à me faire un nom, une carriére...
- Bon, tu veux me dire quoi en fait ?
- Si ELLE revenait d'Italie, qu'elle revenait et te rentrait dedans, tu ferais quoi ?
- On en est là ?
je la vis soudain changer de teinte, son teint plutot halé et ses joues rouges blanchirent tout à coup, elle baissa les yeux, je connaissais ces signes, elle allait pleurer, je déteste faire pleurer une femme, c'est une arma de destruction massive ça le pleur d'une femme, je n'eus pas à la consoler, je n'en eut pas le temps, louise tomba à ce moment là et comble du comble notre derniére chouinait, et quand Nina chouinait c'était souvent que les pleurs là non plus n'était pas loin, je fut obligé d'être un peu plus brusque que ce que j'eu souhaité être, parlant un chouia trop fort je commandais :
- Nous finirons de nous disputer plus tard, chacun sa fille, je prend Nina, console Louise !
- Bien mon capitaine, dit elle en volant au secours de l'ainée
La petite dans les bras, je cherchais un coin où changer ma fille, car ce devait être ça, ce ne pouvait qu''être ça vu l'odeur qui embaumait la piéce lorsqyue je l'ai extraite de son cosy... un couple de jeunes femmes passant par là au bon moment me sauvérent de la catastrophe, j'avais oublié le sac à langer à l'hotel
- Je vous connais, me dit la plus jeune et la plus jolie des deux, vous étes l'auteur, nous étions venues vous voir pour la séance de dédicaces, mais vous n'avez pas l'air en bonne posture, besoin d'un coup de main....
- La maman va venir m'aider dis-je, elle est s'est juste absentée une minute avec mon ainée, je me sentais vraiment en trés grande difficultée, moi qui prévois toujours les coups tordus comme ceux la, je n'oublie jamais le sac à langer habituellement. Le rouge me montait aux joues devant ces deux trés belles femmes qui me regardaient d'un ouil goguenard ou moqueur je n'en menais pas large
Encore un pére qui ne sait comment s'occuper de sa progéniture devaient elles penser
La plus vieille des deux, enfin la plus vieille, elle ne devait pas dépasser la trentaine, me sauva.
avec le sourire ravageur, la main sur le bras, les joues rouges et l'oeil qui brille trop elle me proposa ses service :
- J'ai un sac à langer dans la voiture, je viens tout juste de laisser mon fils au papa dont je suis tout juste séparée, j'en ai pour une seconde, vous m'attendez, nous ferons ça ensemble, j'en ai l'habitude.
c'était génant non ? Mais avais-je vraiment le choix, je priais pour que Naëlle qui était vraiement partie en colére contre moi prenne un peu son temps... elle m'avait reprochée de trop me laisser... comment a telle dit déja :
- cette tête de con qui faisait code phare, code phare....
Me faisait-elle du rentre dedans la trentenaire au sac à langer dans le coffre de sa voiture ? Oui sûrement un peu, la main sur le bras, la bouche à trente centimétres de mon oreille, les cheveux qui balayaient ma main... et puis qu'avais-je besoin de l'information que son fils était chez son pére dont elle était séparée depuis peu ?
Naëlle au secours, je ne suis pas en danger, je serais vraiment con de l'être tout en sachant que tu allais revenir d'un instant à l'autre... si je lui téléphonais à ma femme, lui demandant d'aller chercher le sac à langer à l'hotel ? Mais la bonne copine veille au grain, elle me tend déja la main, je la lui serre, elle la garde un peu plus longtemps que necessaire, la main la seule libre qui pourrait plonger dans la poche ou se trouve mon appareil... elle se présente :
- Léa saci, auteure, j'adore ce que vous écrivez, nous sommes venus mon agent et moi pour la séance de dédicace, on peut être auteure et groupie en même temps ?
D'où la connaissais-je ? je ne m'en souvenais plus, mais la petite dans mes bras qui gigotais et geignais de plus en plus, l'autre, Léa qui tenais ma seule main encore libre, la gardant comme de rien, du coups je n'avais plus de mains libres du tout, je ne pouvais l'enfoncer dans la poche, comment aurais-je pu appeler de toute façon, j'étais tombé dans un guet-appens...
je rêvais où Léa aussi me draguait ? Non, je ne devais pas rêver, mon métre Quatre vingt quinze mon sourire géné, mon regard d'épagneul, ma barbe de six jours... elle la voyais pourtant mon alliance, je la voyais pourtant se pourlecher les babines, ses lêvres trops rouges, ses dents trops blanches de prédratrice... et son decoletté, grand ouvert qu'aucun soutiens-gorge ne protégeait...
son agent était déjà revenue, en deux temps trois mouvement elle sorti un matelas, l'étala sur une table et c'est là ou le mouton se rebiffa, elles voulurent arracher le bébé de mes mains, ah non, je savais faire, c'était ma fille...
Une main sous la nuque je couchais Nina sur le tapis, une main la maintenait, l'autre dégrafait déjà le body, j'avais un public féminin aux anges, quatres spectatrices maintenant que ma femme et sa fille étaient de retour, bientot j'aurais droit à des aplaudissements...
je ne sais plus d'où sa vient, j'entendis une de mes groupies féminine dire :
- Quel homme, non seulement il est beau gosse mais en plus il dépiaute un bébé comme s'il avait fait ça toute sa vie
- Ah mais pour être beau gosse, je le reconnais qu'il est, une vrai mére au foyer et si vous saviez médasmes comme il est doux au lit...
la je reconnus la douce voix de ma femme
et la cerise sur le gateau c'est nina deux ans et demi, presque trois qui la déposa sur le gateau :
- Mon papa, c'est le plus grand champion du monde, c'est mon héros, mieux que SamSam *
* Samsam, le plus petit des grands héros . bayard édition.

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