84.2
Allons nous laisser le mot de la fin à Alessandra, est ce la fin d'ailleurs ou un autre début
Alessandra
Laissons donc ces naiades jouer sur la plage avec leurs gosses, le miens au bout de ma main je m'envolle vers mon destin
Un homme beau comme un Dieu grec assis sur une vieille chaise en formica, derriére son bureau surpeuplé souris au chaland à la rombiére à la ménagére et écrit de son écriture penchée... Qu'écris-il d'ailleurs, en ais_je quelque chose à faire de ce qu'il leur écrit ?
Suis-je donc venue pour ça ? pour quelques lignes en haut à gauche ou en bas à droite ?
j'attend patiemment mon tour, la salle lentement se vide aprés le coups de feu de Quinze heures, encore une trés jeune fille qui porte son exemplaire des tribulations d'Angélo sur sa poitrine, j'entend d'ici son coeur battre la chamade, à moins que ce ne soit le miens
Voilà, nous y sommes, la peronnelle à enfin vidée les lieux, l'agneau est enfin à moi, j'essaie de me cacher derriére mon fils, un enfant de moins de quatre ans que je compte lui présenter... lui aussi, comme Angélo c'est ton fils luidirais-je...
Je me baisse, je sors un livre d'un sac que je tiens sur mon bras le tend à la chair de ma chair que j'embrasse et d'une légére poussée, je le force à avancer, je lui ai déjà fait répéter ce qu'il a à dire, il connait son texte par coeur :
- Bonjours monsieur je viens de la part de ma maman
Brave petit gars, héroïque à quelques centimétres de celui qui fait battre mon coeur comme c'est Dieu pas possible, il regarde l'homme avec ses grands yeux noirs, les même yeux que David,Fabrice Jullien.
L'homme, un sourire attendri au coins des lêvres ne regarde que son fils pour l'instant, il ne m'a toujours pas regardé
- Je te présente Fabrizio, ton fils
La bombe vient enfin d'exploser, Aléa Jacta Est aurait dit Julius Caesar autrefois, ça y est j'ai gagné, enfin la premiére manche, les premiéres secondes de la premiére manche. Claudio à blanchi, il s'assied, comme fiévreux, me regarde sans comprendre, qu'a-t'il compris ?
Sa bouche s'ouvre, se ferme, son regard se pose sur moi, balaie mon corps, le fuit... il triture le livre qu'il a dans les mains et ouvert en page 2 comme pour tous les autres, sauf, que le stylo, un Mont-blanc rutilant lui échappant des mains à roulé dous la table
mon Fabrizio l'a ramassé et le tend à... celui qui est sans doute son papa
- Tiens monsieur ton stylo, tu va lui écrire quoi à ma maman ?
Puis, ça sort de son coeur, là, je ne lui ai rien dit :
- Elle est là ma mama, tu as vu comme elle est belle, des fois elle pleure, elle dit qu'elle est toute seule, qu'elle aimarais bien me trouver un papa.
Brave gosse, va !
L'homme enfin sort de sa torpeur, me sourit enfin, est-ce un sourire ? ça ressemble davantage à une grimaçe :
- Approche toi Alessandra, tu es toujours aussi belle...
Mais nous ne sommes plus seul, les trois graces, les trois emmerdeuses devrais-je dire et leurs enfants ont envahi mon espace, son espace, dois-je fuir, battre en retraite, il n'en est pas question, j'ai assez fui, il est temps pour moi d'affronter la réalité, mon destin, quoiqu'il m'en coûte.D'une voix cassée, prête a s'effondrer, prête a me mettre à chialer comme une gamine que je ne suis plus j'annone. j'ai descidé d'ignorer l'entrée en scéne des nouvelles venues
- Tu as entendu ce que j'ai dit, tu sais qui est cet enfant, il s'appelle Fabrizio et nous l'avons fabriqués
A Suivre descidément la fin n'arrives pas aussi vite ....

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