Entre deux étés

2 minutes de lecture

Le soleil s’inclinait lentement au-dessus des jardins du manoir Malefoy. L’ombre des arbres s’étirait sur les pelouses taillées à la perfection, et un léger vent d’été soulevait les feuilles argentées du grand saule au fond du parc.

Louise était assise sur un banc de pierre, en silence, observant les reflets du ciel dans l’eau d’un petit bassin. Drago s’approcha, deux verres à la main — une limonade sorcière pétillante au citron et gingembre.

— Je me suis dit que tu aurais soif, dit-il en s’asseyant à côté d’elle.

— Merci, murmura-t-elle en prenant le verre. T’as toujours su ce que j’aimais.

Ils restèrent un moment silencieux, à écouter le bruissement des feuillages.

— C’est étrange, dit-elle enfin. L’été dernier, quand je suis venue ici pour la première fois, j’étais pleine de doutes. J’avais peur que ton père ne m’accepte pas. Je me demandais si j’avais bien fait de venir.

— Et maintenant ?

— Maintenant… je me sens presque chez moi. Même s’il parle peu, ton père n’est pas aussi glacial que je le pensais. Et ta mère… je crois qu’elle m’apprécie. D’une certaine façon.

Drago haussa les épaules.

— Elle t’aime bien. Elle ne dit jamais ce qu’elle pense, mais je l’ai vue t’observer souvent. Elle admire les gens qui savent garder leur calme. Et Lucius… il ne te dira jamais franchement qu’il te respecte. Mais crois-moi, il t’écoute plus qu’il ne le laisse paraître.

Louise le regarda longuement, pensive.

— C’est bizarre, dit-elle doucement. Tout ce qu’on a vécu cette année. Le basilic, la chambre des secrets, Tom Jedusor… Ginny. C’est comme si… on avait traversé quelque chose d’impossible. Et pourtant, on est toujours là.

— Toi surtout, répondit Drago. C’est toi qu’il visait. C’est toi qu’il a attaquée.

Il avait dit cela avec une gravité rare, presque une colère qu’il ne montrait jamais.

Louise détourna les yeux.

— Il m’a blessée, oui. Et j’ai été terrifiée. Mais ce que je retiens, c’est… ce que j’ai appris. Sur moi-même. Sur mes choix. Sur ceux que je veux garder près de moi.

Drago la regarda, attentivement.

— Et moi ? Tu me garderais près de toi ?

Elle sourit, un sourire timide, sincère, presque douloureux.

— Tu es déjà là. Depuis longtemps, même si j’ai mis du temps à le comprendre.

Il posa son verre, hésita, puis glissa sa main dans la sienne.

— Louise... tu sais, je n’ai jamais vraiment su dire les choses. Pas comme toi ou ton frère. Mais cette année… je t’ai regardée, chaque jour. Je t’ai vue affronter la peur, la douleur, le doute. Et je me suis dit : “Elle est plus forte que moi. Mais peut-être qu’elle me laissera la suivre.”

Louise cligna lentement des yeux, émue par la simplicité de ses mots.

— Tu ne me suis pas, Drago. Tu marches à côté de moi. Et c’est exactement là que je veux que tu sois.

Le silence s’installa à nouveau, confortable.

Plus tard, alors que le ciel devenait violet et que les premières étoiles apparaissaient, Louise posa sa tête sur son épaule, doucement.

— Tu crois que l’année prochaine sera plus calme ? souffla-t-elle.

Drago rit doucement, un rire sec mais vrai.

— Avec toi, Potter ? Jamais.

Annotations

Vous aimez lire Destiny ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0