Un récent exutoire
Qui tombe de haut,
Remonte à pied.
*
La solitude et son goût de chocolat au lait me restent dans la gorge.
*
Ma chair dérangée
Attise encore les foules.
Et même déjà bébé
Je rêvais d'être un roi mort.
*
Par delà l'eau bleu, les fêtes imprévisibles et les coups du sort, courir restait optionnel, les nuages nous mentaient souvent et les mouettes hululaient.
Par delà l'eau bleu, les vents, les marées, les soucis et les larmes de joie vivaient la même masure, dormaient sous le même toit de chaume, humide et belle, lourde et perdue.
Et à côté de nous, des brumes ingrates et paisibles nous ôtaient quelque chose.
*
On ne se les figure pas encore, mais on les vit assez, ces majestés anodines.
*
Ce chien de parjure à qui je donnais mes restes,
Il s'appelait Phi et n'avait qu'un seul prénom
Il avait le réflexe de venir à ma main droite
La croyant pleine à craquer des croquettes qu'il aime.
*
Elle avait dans les yeux quelque chose de pourri et d’enivrant, d'ivre et d'ennuyant.
Mais elle était là, rougeâtre de chair et d'une blancheur squelettique.
Elle était un délire, une farce à nos yeux.
Mais elle restait là, respirant la féminité acquise et le charme des guerrières.
*
Faut-il que mes oreilles s'habituent au risque de perdre la vue ?
Fallait-il que ma vue soit éblouie si tôt aux reflets de ton absence ?
*
Les bleuets saignent aujourd'hui.
*
Soirée vengeresse pour nos deux cœurs endoloris ; notre union est à plaindre : nous sommes des enfants.
*
Le temps n’a pas assez, je crois, rassasié nos évidences.
*
Le céladon de mes deux yeux d’homme ne t’a pas dissuadé de mon visage légèrement difforme, de ma mâchoire fuyante, de mon jnana-chakshus fleuri, et de mon corps oscillant entre la platitude des plateaux, la nervosité du hêtre et la graisse de canard ? Ma voix nasale, légèrement profonde, mes deux mains agiles et maladroites, mon ventre qui fait des siennes, n’égalent pas le tableau en clair-obscur de mes émotions futiles et fuyantes ?
*

Annotations
Versions