cette nuit là

Il fait froid, le vent fouettant mon visage, la lumière de la lune de comme seul éclairage. Je suis debout sur mon toit, observant cette astre céleste,je me replonge à ce soir là, le soir où tout à basculé...
J'étais au volant, il faisait nuit noire, l'obscurité avait englouti chaque parcelle de lumière, mes paupières étaient lourdes et les poches sous mes yeux qui ressemblaient à deux lunes pâlies, racontaient des insomnies que je taisais au monde. En parlant de lune, elle étais pleine ce soir là, je piquais du nez, mes mains tremblaient à cause de toute la cafeine ingurgitée dans la journée. Je fus arrivé devant la foret qui entourait mon quartier, signe que j'arrivais bientôt. Oh mais quelle tête en l'air, je ne me suis pas présenté, moi c'est Adrien, je suis infirmier et mon boulot est épuisant, je n'ai jamais voulu être dans le niveau médicale. C'est de la faute de mes parents, ils me répétaient toujours: "rends nous fier, deviens médecin" alors j'ai suivi leur ordre comme un robot, mes mouvements sont mécaniques, j'ai toujours été très asocial. Dès fois, les gens pensent que j'ai peur d'eux parce qu'ils sont imposants, alors que je suis juste en train de me foutre de leurs gueules. Un jour, un gars au urgence, plutôt grand, vous voyez le genre de gars à s'appellait Brandon dans les séries américaines bah pareil,il a commencé à m'expliquer comment faire mon travail, je suis rester silencieux à le fixer, le gars s'est tu et je n'avais qu'une pensée, putain qu'est ce qu'il était ridicule, allez retourne faire la totally spies. Chaque soirs, je repensais à ces gens, parce que bien sûr mère nature m'a fait insomniaque.
La route semblait sans fin devant moi, j'étais en train de traverser la foret direction mon chez moi, mes paupières étaient de plus en plus lourde prêtes à s'abandonner au doux et délicieux sommeil, que bien sûr elles n'auront pas à cause de mes insomnies. Comme chaque nuits, la lune sera ma seule compagnie, j'aime bien la regarder le soirs sur mon toit, la solitude comme amie et la lune comme consillère. Mon choix est fait, je suis solitaire, au moins comme ça personne ne me déçoit, personne ne me trahir.Je suis ordinaire, j'ai pas eu des centaine des conquètes, j'ai pas les cheveux de toutes les couleurs, j'aime lire et l'odeur des vieux livre de bibliothèque, ils sentent le vécu et l'insouciance de la lecture.
La route, vue derrière le pare-brise, était un tunnel sans fin où mes phares semblaient se noyer. L'atmosphère semblait oppressante, la tension était palpable.La nuit était trop noire, comme si quelqu’un avait éteint le monde d’un coup.Les nuage commencèrent à s'ammaser formant une gorosse boule noire et les gouttes commencer doucement à tomber sur ma vitre. Mes phares découpaient juste un petit bout de route devant moi, et le reste… le reste disparaissait. La route était un tunnel qui ne voulait pas finir, un truc sans sortie.La pluie frappait le pare-brise et les essuie-glaces faisaient clac, clac, toujours pareil, toujours au même rythme, comme un compte à rebours bizarre. La radio captait mal, une chanson coupée par des grésillements, comme si même la musique voulait s’enfuir. Plus j’appuyais sur l’accélérateur, plus j’avais l’impression de faire du surplace. Les lignes blanches défilaient sous la voiture mais l’horizon restait loin, super loin. C’était comme si la route se moquait de moi.
Une masse de métal a déchiré la nuit pour me frapper. Le coup était si violent que ma ceinture se déchira, ma tête heurta le volant, un filet de sang s'écoulant lentement de mon arcade sourcilière droite. Mon esprit devenait flou. Je ne sais pas combien de temps je suis resté immobile après le choc. Au début, il n’y avait rien. Juste un sifflement aigu dans mes oreilles. Comme si le monde entier avait été réduit à un seul son, continu, insupportable. Puis la douleur est arrivée. Brutale. Totale.Ma poitrine brûlait. Chaque tentative pour respirer me donnait l’impression qu’on enfonçait quelque chose dans mes côtes. L’air entrait par petites gorgées cassées, insuffisantes. J’avais l’impression d’étouffer lentement. J’ai essayé de bouger mon bras gauche. Une décharge m’a traversé l’épaule jusqu’au bout des doigts. J’ai étouffé un cri. Mon bras ne répondait presque plus, comme s’il n’était plus vraiment attaché à moi. Ma tête battait. Une pulsation lourde, régulière, qui me donnait la nausée. Ma vision était floue. Les phares de l’autre voiture me brûlaient les yeux, créant des halos blancs qui dansaient devant moi. Je voulais sortir. Je voulais juste ouvrir la portière et sortir. Mais mes jambes… mes jambes ne bougeaient presque pas. Quand j’ai essayé de les remuer, une faiblesse glacée est montée le long de mes cuisses. Une sensation d’engourdissement mêlée à une douleur sourde, profonde.Le goût du métal envahissait ma bouche.
Je tremblais. Pas de froid. D'effroi.
Je sentais mon cœur cogner contre mes côtes endolories. Chaque battement faisait vibrer la douleur un peu plus fort. Le moindre mouvement la réveillait, la rendait plus vive. Je me suis forcé à respirer lentement.
Inspirer.
La brûlure.
Expirer.
La pression.
Je comprenais quelque chose de terrifiant : tant que je ressentais cette douleur, j’étais conscient, vivant, je faisait encore parti des mortels tant que je ressentais cette douleu. Et tant que j’étais conscient, je devais tenir.Autour de moi, la forêt était silencieuse. Trop silencieuse.Et au milieu de cette nuit noire, coincé dans cette voiture détruite, j’étais seul avec mon souffle irrégulier et cette douleur qui me rappelait à chaque seconde que j’étais encore en vie.
Depuis cette nuit que je me ressasse tous les soirs, je me demande si ça ne serait pas de ma faute, si je n'avait pas été si fatigué, j'aurais peut être pu éviter ce désastre, j'aurais pu sauver la vie de cet inconnu, cette vie qui semble me hanter tous les soirs.J'ai appris que celuiqui m'avait percuté était un père de famille ce qui me fit encore plus culpabilisé.Mon subconscient si cruelle décide de me rappeller cette accident même dans les rares fois où je trouve le sommeil. Cette histoire c'est passé il y a deux ans et pourtant, je revois tout comme si c'était hier.
Donc, je me demande: est ce de ma faute?
Table des matières
En réponse au défi
L'accident [court]
Bonjour !
Je vous propose d'écrire un petit texte, de 700 à 2000 mots, à la première personne du singulier.
Le contexte est le suivant :
"Souvenir ou pas, vous êtes (re)plongé dans un accident de voiture. Il y a un ou des morts. Les émotions vous submergent. Description par les cinq sens (certains peuvent être occultés par l'émotion...). Mais vous n'êtes pas directement victime de l'accident (soit pas du tout, soit vous n'êtes pas blessé)."
Facultatif : Une pensée obsessionnelle "c'est de ma faute".
J'ai hâte de lire vos textes ! :-)
Commentaires & Discussions
| cette triste nuit | Chapitre | 5 messages | 1 jour |
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