Épilogue

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— Il paraît qu’ils n’ont aucun tabou sexuel, demande la jeune femme, les yeux brillants. C’est vrai ?

Je la fixe attentivement, sans répondre. Elle m’a l’air bien jeune, pour participer au programme. Surtout à cette édition-là.

— Quel âge vous avez, déjà ? demandé-je à nouveau.

— L’âge qu’il faut, réplique-t-elle, soudain sur la défensive. De toute façon, il n’y a pas d’âge pour rencontrer un ylfe ténébreux et romantique, non ?

Je grommelle que si, justement. Mais elle ne m’écoute pas. C’est un genre Lira, qui fantasme sur les ældiens, leur immortalité et leurs légendaires prouesses sexuelles. En même temps, comment lui en vouloir…

Sauf que là, on ne l’enverra pas sur Vorak chez les orcs qui cachent leur cœur tendre sous des airs bourrus et des codes d’honneur. Le prochain programme de l’Agence doit avoir lieu chez les « vampires », le plus mystérieuse et redoutée des factions ældiennes. Ceux contre qui on a le plus activement combattu pendant la guerre… les dorśari, aussi appelés « ylfes sombres ».

— T’en penses quoi ? demandé-je à Varhun une fois la fille partie. Tu ne trouves pas qu’elle est trop jeune ?

— J’en pense rien, bougonne mon compagnon. On ne nous paye pas pour réfléchir, mais pour protéger ces femelles. Et il y aura du boulot, cette fois.

C’est vrai. Lorsque l’Agence nous a recontacté, cela faisait déjà plusieurs mois que je vivais au brugh avec Varhun et les candidates. Ma cousine était enceinte de Khorn, et Azorth, après avoir participé à nos ébats pendant quelques semaines puis baisé Lira et Sayul dans tous les sens et tous les coins, a finalement repris ses voyages dans les autres clans pour prospecter de nouvelles captives. Varhun s’est lassé de jouer les ard-æl intérimaires, et il a presque sauté de joie lorsque je lui ai proposé de rempiler avec l’Agence. En revanche, quand il a appris qu’il fallait aller chez les dorśari… on n’en a pas parlé à Nur. Car Ialiel, l’ancien bourreau de notre Rêveuse, est toujours vivant, et il sévit à Ymmaril, la « Cité Noire » du roi Tamyan, et centre du pouvoir ældien.

J’hésite à profiter de mon séjour là-bas pour lui planter une balle entre les deux yeux. Mais cela déclencherait une nouvelle guerre, c’est certain. Varhun m’a conseillé de laisser pisser. Si quelqu’un doit venger Nur, m’a-t-il dit, c’est elle-même. On ne retire pas sa vengeance à une femelle outragée. C’est méprisant pour elle.

S’il le dit… en tout cas, je sais déjà que cette nouvelle mission sera pire que la précédente. Je préfère mille fois les tyraknids aux « vampires ».

La dernière des filles potentiellement candidate quitte l’accueil après avoir jeté un regard discret à Varhun, les joues un peu trop rouges à mon goût : il est temps de fermer.

— L’Agence ne devrait pas se servir de toi comme vitrine, grincé-je en mettant hors tension le système. Si ces filles veulent voir des ældiens, elles n’ont qu’à se mouiller !

Varhun sourit, et m’entoure de ses bras puissants.

— Jalouse ? ricane-t-il dans mon épaule, où je porte encore la marque – bien visible par tous – de ses crocs, qu’il prend un malin plaisir à réimprimer chaque soir.

Je lui donne une bourrade gentille dans les côtes.

— Fais pas ton Azorth, s’il te plaît.

— Ah oui ? Et si je te lèche comme lui ce soir ?

Azorth est le roi incontesté du cunnilingus. C’est étonnant, mais vrai. Je l’ai découvert en me le tapant. Qui aurait cru qu’il prendrait autant de plaisir agenouillé entre les cuisses d’une femelle, lui qui joue tellement les dominants… moi, en tout cas, je ne m’en doutais pas.

— On peut pas, murmuré-je, frustrée d’avance. Giovanni et Mia viennent dîner dans notre complexe, pour préparer la mission.

Varhun relève la tête en grognant.

— Rhach. Giovanni… dès que je vois sa sale face, j’ai des envies de meurtres.

— C’est lui qui nous emploie, je te rappelle.

— Non. Il est employé, comme nous. Si l’Agence veut qu’il saute, il sautera. En attendant…

Rhun me soulève sur le bureau, face à lui.

— Qu’est-ce que tu fais ? demandé-je, alarmée. Je n’ai pas encore fermé l’accueil.

— Tant pis. Il faut bien que ces femelles apprennent.

D’un coup de griffe bien placé, il déchire ma combinaison. Je me retrouve le ventre nu. Rhun écarte les pans plus largement, afin de dégager mes seins, qu’il se met à sucer goulument. Je sens le triangle de son panache s’immiscer dans ma culotte, comme un serpent lubrique.

— Rhun… gémis-je, déjà folle de désir.

J’ai baisé avec lui un bon millier de fois. Mais je ne me lasse jamais de ces sensations : c’est toujours comme la première fois.

— Tranquille, femelle, ronronne-t-il en plongeant sa tête entre mes cuisses. Je vais te faire jouir vite. Personne ne se rendra compte de ce que je te fais.

Mais un coup d’œil rapide au-dessus de mon épaule m’apprend ce que je redoutais : une future candidate est là, pensant que le bureau est encore ouvert. Elle s’est figée en voyant cet immense ældien cornu et ailé s’affairer entre mes jambes, me maintenant les genoux bien écartés avec ses mains griffues. Je devrais être gênée, morte de honte… mais j’ai tellement joui devant témoins sur Vorak que je ne m’en soucie plus. Varhun a raison : il faut que cette fille sache à quoi s’attendre, avec les ældiens. La pudeur n’existe pas chez eux.

La langue pointue de Rhun encercle habilement mon clitoris, alors que le triangle de son panache entre et sort rythmiquement dans ma fente. J’ai la chatte en feu. Je finis par le supplier de me donner sa queue, ce qu’il accepte de faire avec joie.

Allongée sur le bureau, je jette un coup d’œil à la fille qui nous observe. Sa bouche s’ouvre lorsqu’elle aperçoit la double verge de Varhun, qui se dresse dans toute sa gloire conquérante, avant de glisser dans mon vagin.

— Sa mâchoire va se décrocher, grincé-je à Rhun.

Ce dernier attrape mon menton entre ses deux griffes, afin de reporter mon attention sur lui.

— T’occupe pas d’elle, grogne-t-il sans cesser de me besogner. Je veux que tu jouisses avant d’aller à cette foutue réunion. N’oublie pas qu’il est de mon devoir et mon honneur de mâle de te satisfaire !

Et il le fait très bien. Je m’accroche à ses longs cheveux, incapable de me concentrer sur le fille plus longtemps. Il n’y a plus que Rhun qui existe : sa double queue massive, et le plaisir intense qu’il me procure avec.

Je jouis avec un cri féral. Varhun se penche pour m’embrasser tendrement, puis il me serre contre lui.

— Elle est pas partie, grogne-t-il. Je vais fermer pendant que tu te changes.

— Non. Laisse-la entrer.

Rhun hausse un sourcil, étonné. Mais il débloque la porte.

La fille entre timidement dans le box. Elle se dirige vers le bureau, hésitante. Rhun lui tourne ostensiblement le dos.

— Vous voulez quelque chose ? demandé-je en tenant les deux pans de ma combinaison. On allait fermer.

La fille jette une œillade timide à mon compagnon. Elle a l’air mal à l’aise… du moins, c’est ce que je m’imagine, juste avant qu’elle n’ouvre la bouche.

— C’est où qu’on signe ? lâche-t-elle dans un souffle, toute sa timidité envolée.

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