Oracle du dieu des ténèbres

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Ses pensées se transformaient en labyrinthe. Labyrinthe dans lequel elle ne se retrouvait plus.

L’oracle se manifesta, ce qui la surprit. « Kassina de Paternamen, tu es venue t’adresser à moi, Ardrès, dieu des ténèbres ? Que désires-tu savoir ? Je te sens très perturbé. J’entends être infernale qui partage ton corps. Je suis que tu as mal à dompté ce maléfice qui te fait souffrir. Ce qui est drôle, c’est quel se manifeste sporadiquement. N’est-ce pas ? » Kassina voulut pleurer. Elle se retenait et garda son silence comme réponse.

Ardrès reprit.

« As-tu confiance aux Dieux et qui plus est, au Dieu des ténèbres ! ».

- Je ne sais pas…répondit-t-elle, faiblement.

« Tu ne sais pas… ? ».

- Je vous en supplie se lamenta Kassina Dieu Ardrès, dieu des ténèbres. Répondez à prière. J’ai besoin d’une réponse claire.

Ardrès rigola et dit.

« Je vais te révéler le mystère de ta quête ».

Kassina s’apitoyait. Ardrès dévoila.

« L’ombre qui accompagne la fleur provient de la terre qui la porte ».

- Qu’est-ce que cela peut bien signifier ? retorqua Kassina, la tête remplit d’interrogations Ardrès ne lui fournit que le mystère qu’il devait prononcer. Kassina doutait que les dieux n’allaient pas l’aider plus que ce qu’elle espérait. Les dieux n’ont pour mission que d’accompagner les aventurières de l’ombre à la lumière. Les dieux ne pouvaient pas agir sur le destin des aventurières. Ils devaient laisser le libre arbitre agir sur les fidèles.

Sans oublier les autres races et les animaux. Kassina se tut pendant quelques minutes. Les yeux fermés, et la bougie toujours dans les mains. Elle ressenti une sensation de frissons envahir la composition de son corps. La bougie s’éteignit. La divinité avait coupé la relation. Kassina ouvrit les yeux. Elle regarda Idrinya, qui elle, avait questionné l’oracle de la déesse de la richesse et de l’abondance. Idrinya semblait heureuse aux yeux de Kassina. Comme si elle avait compris le mystère dévoilé de la déesse. Kassina se sentait vraiment déçu. La réponse du dieu des ténèbres n’était pas la réponse qu’elle voulait entendre.

- Je serais enfin riche ! s’exclama Idrinya, de bonheur. Par contre, je n’ai eu aucune précision sur les sept médaillions.

Kassina lui demanda si elle avait compris le mystère. Idrinya acquiesça avec un grand sourire.

- J’avais l’habitude de parler avec le dieu tutélaire de Fordmire. Je lui demandais de me dire quand ma mère allait revenir.

- Et alors ? Tu as eu des réponses ?

- Sur ça non ! Mais grâce à l’habitude et aux réponses de mes autres questions. Je sais résoudre les mystères.

Kassina eut le cœur couronné d’espoir. Elle demanda à Idrinya de lui interpréter le mystère que lui avait donner Ardrès.

- Hum ? fit-elle, dubitative. « L’ombre qui accompagne la fleur… ? ». C’est très étrange !

- Idrinya, bordel ! Tu sais résoudre les mystères ou tu te fous de ma gueule !

- Calme-toi Kassina ! N’oublie pas que connaître un mystère ne résoudra pas nos quêtes. Ce ne sont que des indications afin d’avancer.

Elle s’assit sur le sol. Les mains sur la tête, elle souffla pour éloigner le stress qui l’étouffait.

- Comment vais-je faire pour me débarrasse de cette horrible goule qui me colle à la peau ? J’en ai marre de me transformer sans arrêt.

- Tu dois trouver un exorciste. Tu…

- Merde ! Tu ne comprends pas qu’on n’en peut pas m’exorciser ! J’ai cette merde dans le corps, j’ai envie de guérir. Ce n’est pas possible d’être aussi conne !

Les cris de Kassina firent venir Risis. Elle ouvrit la porte et demanda ce qui se passait dans la salle. Idrinya s’effraya, elle pensait que Kassina allait se transformer dans sa forme goulesque. Surtout, Idrinya s’inquiétait au sujet de Risis. Elle pouvait les condamner à mourir sur place. La prêtresse rentra et jeta un regard punisseur sur les magiciennes.

- Je vous avait averti de bien vous comporter ? Je me trompe ?

- Nous sommes désolés, nous ne voulions pas…

- Ce n’est pas grave, coupa Risis, d’un ton assez rassurant. Je vous excuse vos maladresses. De toutes manières, vous êtes venue de loin, et vous n’avez pas causer de tors graves. Je souhaite vous rappeler mes recommandations.

Les magiciennes hochèrent la tête. Risis fit un affectueux sourire. La prêtresse leur proposa de visiter le sanctuaire de Zarkun.

Le sanctuaire semblait petit lorsqu’elle le voyait d’en dehors. Une fois dedans, elles virent une grande statue d’or d’un centaure au visage androgyne, et aux cheveux longs. Il tenait dans ses mains un trident en diamants. Il s’agissait de Zarkun, le dieu de l’univers. Kassina n’avait jamais vu une statue aussi grande. Autour de la statue, des bougies étaient allumées, circulairement. Plusieurs grandes bougies éclairaient le sanctuaire. La prêtresse et les magiciennes s’arrêtèrent. Il y avait une personne dans le sanctuaire. L’individu avait le même qu’Esank. Il était assis devant la statue, la capuche sur la tête. Il se leva pour se retourner. Le visage de Kassina le toucha en plein yeux. Kassina croyait rêver ou cauchemarder. Esank n’était pas mort. Il avait fait semblant de se suicider pour échapper aux soukounyans. Les soukounyans ne buvait pas le sang des suicidés, car le sang des suicidés était rempli de toxines. Par magie, il s’était doublé, et s’était enfuit.

Kassina voyait rouge. Comment cette ignoble être pouvait être devant la divinité de l’univers ?

- Tu n’étais pas censé être mort ? Qu’as-tu fait ? Après tout le mal que tu as fait. Comment oses-tu venir ici ? Pleurer la miséricorde de Zarkun ! Ce que tu as fait est impardonnable !

- Je le sais. Je sais que tu m’en veux. Et ce n’est pas pour cela que tu t’es empêchée de me prendre des objets.

- Je sais faire la distinction entre des simples objets et un connard comme toi.

Kassina voulut sortir du sanctuaire. La scène tragique se déroulait sous les yeux impassibles et la bouche silencieuse des autres.

Esank l’empêcha de partir, en la retenant par le bras.

- Je t’aime toujours Kassina. J’ai eu le pardon de Zarkun. Risis me protège le temps que je puisse partir de l’île. Je veux qu’avant que tu partes tu puisses me pardonner et partir avec une autre image de moi. S’il te plaît pardonne-moi.

Kassina baignait ses yeux dans les larmes.

- Non. Non, je ne peux pas. J’ai encore ces souvenirs dans l’esprit. Je n’ai pas la force de te pardonner. Je ne pardonne plus. Je suis fatigué de pardonner.

- Je comprends ta rancœur.

- Tu ne comprends pas, Esank. Tu ne comprends pas que j’aime un homme ignoble comme toi. Je suis amoureuse de toi.

Kassina posa son doigt sur les lèvres d’Esank. Elle reprit encore.

- Tu ne comprends pas. Personne ne peut comprendre.

Esank toujours le feu brûlant de l’amour au cœur, embrassa les jolies lèvres pulpeuses de Kassina. La jeune magicienne au teint charbon se lassa faire. Puis, elle saisit doucement la tête d’Esank et l’embrassa à son tour. Finalement, c’était elle qui l’embrassa passionnément. Risis sourit. Idrinya s’insurgea à la vue de cette amourette fusionnelle.

- Eh les amants ! Je tiens à vous rappeler que nous sommes dans un temple !

- Quel drôle de couple s’exclama Aluna. Et ce qui me surprend le plus. C’est qu’Esank soit encore en vie.

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