La robe qui tourne
Il faudrait que je pense,
Aux rêves de mon enfance.,
Que j’en reprenne conscience..
J’ai une réminiscence,
Un souvenir qui grince ..
Moi j’attendais un prince,
Très gentil et très beau,
Droit sur son cheval blanc..
Je voulais un château,
Et des robes qui tournent,
Des fleurs qui volent au vent..
J’espérais une paix ,
Qui jamais ne s’ajourne..
Dans mes souhaits mélangés,
Traînaient des idéaux,
Comme des envies bohèmes ,
D’Eden, de liberté,
Et de vie sans regrets,
Sans craintes ni monnaie,
Sans tourments ni fléaux..
Et aussi une tribu,
Dans une maison qui aime..
J’écrivais des poèmes,
Où j’avais tout prévu..
Pourtant en lieu et place,
J’ai rencontré une brute,
Et subi des secrets,
Des toits pleins de disputes,
De mensonges, de menaces…
Je fus trahie, blessée,
Ou traitée en objet..
J’ai dû me transcender,
Surmonter, oublier,
Et user de béquilles..
Un des vœux dans tout ça,
A été satisfait..
Le drapé rose de fille,
Qui quand je pivotais ,
Virevoltait si bien,
Était si aérien,
Qu’il enchantait mes pas..
Que son souvenir brille,
Comme un petit éclat,
D’argent dans ma mémoire..
De l’or dans mon histoire ..
Aujourd’hui je préfère,
Mon ami ”Célibat”..
Être seule et tranquille..
Je mets des pantalons,
Et j’ai la plume facile..
Il me reste ma mère,
Mon enfant de lumière,
Ma folie, ma raison..
Et puis quelques amis,
Précieux alter ego ,
Chez qui je trouve écho,
A ma soif d’harmonie..
Mon esprit est plus vieux,
Et tout va pour le mieux..
J’ai confiance en mes runes,
Qu’un peu je vous dévoile..
Oui, je visais la lune,
Mais j’ai eu les étoiles..

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