CORBIÈRES

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CORBIÈRES


«_Cette terre ne m'appartient pas,

C'est elle ma suzeraine.


Quand au printemps monte la sève,

Et que reviennent les grands vautours,

Je plante avec une ardeur nouvelle,

Ces graines anciennes qui sont rêves.


Quand le Cers rageur secoue

Les linceuls blancs et frais

Des nuées du ciel d'hiver,

Le froid empourpre mon visage,

Mais c'est le Marin qui me peigne.


_ Ah, je vois...

_ Probablement pas.

Que sais-tu de la caresse de ce vent maraudeur,

Sur mon corps que la sueur baigne ?

Que sais-tu de ces solides chênes verts,

Que mes bras fourbus de travail,

Amoureusement, étreignent ?


Que sais-tu de la laie, dans les buis cachée,

Au plein cœur de la forêt ensauvagée,

Quand la brume dense ferme l'horizon ?

Que sais-tu du galop effréné

De ces hommes bannis,

Chevaliers maudits,

Sur le causse, thym, lavande et orchidée .


Que sais-tu des fantastiques envolées

De ces esprits ivres de liberté ,

Sous la pleine lune rousse ,

Quand chantent et dansent les fées,

Autour des pierres levées ?


Par le pouvoir de toutes ces merveilles,

Cette terre n'est pas mienne,

C'est Elle qui me possède ! ...»

MAZARIA

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