RÊVES D'ESPACE...VERT!!!
Histoire imaginaire de l'espace... vert
Un jour extraordinaire, je me promenais au bord de la route, quand,
soudain, j'aperçus un camion qui s'engouffrait dans le flux de la
circulation. Cette dernière formait une sorte d'entonnoir.
Il grilla la politesse à tous les autres véhicules en mordant sur la
bande d'arrêt d'urgence, sans demander son reste. "Imbécile !!! Ça devient la norme maintenant de dépasser effrontément de manière
aussi cynique les limitations de vitesse", pensais-je.
D'ailleurs, non loin de là, je remarquais une camionnette, et des
ouvriers qui passaient la tondeuse au bord de la route, et qui affamés
se mirent soudain à courir vers la cantine pour échapper à la
circulation bruyante.
La belle serveuse de la cantine, au décolleté chatoyant, était séduisante et serviable, et les
ouvriers qui la regardaient avec insistance étaient tous aux
anges. Mais ils n'en perdaient pas l'appétit pour autant.
Néanmoins, de temps à autre, ils jacassaient, tout
en éternuant, perturbés par la pollution et par les foins.
Un ouvrier à part peignait tout seul dans son coin sur un
chevalet en bois selon son inspiration du moment.
Les ouvriers des espaces verts mangeaient sans prendre le
temps de contempler la nature, contrairement à l'ouvrier qui
s'improvisa peintre.
Dehors, leurs outils et leurs pelles s'entassaient de manière désordonnée, dans la remorque de la camionnette.
Les ouvriers des espaces verts semblaient nager dans le
bonheur en mangeant. Leurs regards croisaient le regard de la
charmante serveuse, et subrepticement, ils regardaient un
cheval qui trottait dehors sur le bas-côté de la route. Le
cheval était "fier comme Artaban", mais paraissait tout de
même bien élevé.
Le cheval, (qui n'est pas "souple comme un gant"), à la belle
crinière, (qui lui va "comme un gant", ) trottait gaiement sur
des feuilles mortes.
Les ouvriers en espaces verts, finissant précipitamment leur
dessert, sautèrent sur l'occasion de pouvoir aller ramasser les
feuilles. "Vous avez raison les gars, pas besoin de café ça vous dit de boire plutôt un panaché?", lança soudain un farfelu qui venait de faire ses débuts en ESPACES VERTS!!! Les autres collègues ne l'entendirent même pas, ils étaient obnubilés par les feuilles mortes !!!
Leur but était de les déverser ensuite, avec leurs pelles, dans
la benne bleue destinée aux déchets végétaux et de se
remettre ensuite à leurs travaux de tonte.
Ils devaient certainement être très courageux.
En effet, grimper par cette chaleur accablante, en prenant appui sur les barreaux soudés sur la benne bleue, sans stresser, en se
concentrant, - sans penser aux lascars du quartier sensible où
ils logeaient, qui allaient probablement leur pourrir la soirée à
squatter dans la montée d'escaliers de leur immeuble
délabré, - tout en supportant leur pochette noire en
bandoulière, exigeait une force herculéenne. Du moins, c'est
ce sentiment d'admiration que les passants novices devaient
éprouver.
En plus, ils devaient à tout prix éviter de parler, et se
concentrer, dans le but de ne pas tomber, "à la renverse".
Voilà enfin des gens sérieux qui ont envie de travailler !!! Voici des ouvriers sérieux qui ne parlent pas en travaillant !!
L'ouvrier décalé, qui débutait en ESPACES VERTS lança soudain à qui voulait bien l'entendre : "Le travail, c'est la santé. Ne rien faire, c'est la conserver".
Mais il n'y a que lui qui parlait et les autres ouvriers travaillaient en silence, sans lui répondre !!!
La conclusion à cette histoire, la morale de cette histoire est QU'IL
FAUT MIEUX EVITER DE PARLER EN TRAVAILLANT. Ou
bien, inversement, QU'IL FAUT MIEUX EVITER DE
TRAVAILLER EN PARLANT. Cette dernière expression arrangera
certainement les fainéants loquaces, ou bien inversement, les
loquaces fainéants! BON VENT !!!

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