14 juillet 

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Tu vois on célèbre la Révolution et tout ce qui s'en suivit. Un jour de sang. J'admire cette révolution dans tout ce qu'elle a de plus bestiale, la cruauté, la violence, la rage, ces puissances qui ont détruit un ancien système par folie. Seulement par folie. Un coup de fureur. Nous étions courageux. Qui voudrait faire la révolution de nos jours, qui pourrait rassembler autant d'hommes et renverser un gouvernement ? Quand le pain est au service, nul besoin d'aller trop loin. Nous sommes lâches, des lâches résignés, des esclaves qui acceptent leur condition d'esclave humain. Nous manifestons notre agacement, notre colère. Ne sois pas dupe, personne d'autre que toi ne t'entends, vraiment. Vraiment, crois-tu que tu fasses trembler le système bien huilé d'oppression et de répression ? Non, le système t'assimiles, te gobes tout entier dans ses rouages. Soit tu sers d'huile de moteur, soit tu sers de rouage. Dans tous les cas le travailleur pas content que tu es, range son marteau. Tu ne sais pas battre le fer quand il est froid, surtout depuis bien trop longtemps déjà. On te l'a appris, alors souviens-t'en !
Et puis sans mentir, cette révolution, entre-nous, elle a échoué oui ou non ? Vous savez la réponse. Ce fut une erreur. Une Terreur ! crient sur tous les toits les bourgeois et les idiots d'aujourd'hui. Que croyez-vous sérieusement ? Qu'une révolution est une fête ? Un rassemblement de gentilshommes ? Courtois et sans blessure ? Pourquoi Monsieur fus-ce une erreur ? L'argent est bien plus puissant que les vieilles mœurs obsolètes. Pauvres de vous. Vous ne pouvez rien contre ce nouveau Culte, que vous-même vénérez, petit esclave dorloté et ébouillanté. De toutes façons, une erreur ou une autre, l'humain est fait pour emboîter erreur sur erreur. C'est son don ! Sa capacité de survie la plus adaptée à son environnement. Sans erreur il se dévorerait lui-même.
Allons, changeons d'époque, après ça le déluge des modernes. L'aboutissement de la civilisation, où ataraxie est comprise et viable seulement dans l'ennui. Les barbares en perdent leur latin des grecs. Comme d'accoutumée, ces latins ont tout travesti pour la réal politique et ont tout déféqué dans leurs orgies et leurs ennuis... Les porcheries du lendemain ! Transition dite ; saut dans le temps, une époque impérieuse où le peuple méditerranéenne eut l'audace de conquérir le monde. Ils furent adorés, ne le cachons point, pour leur Grandeur Totalitaire. L'aigle qui fascine tant par sa majesté. L'élégance de l'art vous dites ? Réveillez-vous ! Nulle place pour ces trucs de grecs. La guerre ; ensuite la logorrhée politicarde à en gerber.
Entrez dans la ronde à la queue-leu-leu ! Enfants de la Patrie, allons, allons, marchons !

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