Prologue

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- Tiens, tiens, deux âmes sœurs ! C’est plutôt rare, affirma Salèp.

- Où va-t-on les envoyer, Maître ?

- Sur Terre.

- Ok, c’est comme si c’était déjà fait !

- S’il faut, ils vont peut-être se rencontrer, Rotten !

- C’est tout ce que je leur souhaite, Maître.

- Je l'espère aussi... car c’est toujours terrible de les voir souffrir ainsi.

- Je sais bien, maître Salèp…

Le maître et régent du champ des âmes et son second avait là la preuve que les âmes sœurs étaient toujours dans ce circuit des réincarnations. Ce haut lieu où les âmes venaient et partaient était un site céleste de la Création. Il était interdit d’en parler. Or, à ce jour, j’étais libre de pouvoir en parler sans grande conséquence. Situé entre les mondes dans une dimension parallèle du nom de Célée, les champs des âmes étaient nombreux et celui-ci était fait pour les âmes les plus pures. Situé au plus haut des dimensions, on racontait même que les plus grands guerriers passaient par Célée pour voir de nouveau le jour dans des mondes où ils seraient libres de penser et de croire ce qu’ils voulaient. Parfois même, ils avaient encore accès à leur pouvoir, et parfois, leur destinée restait tout aussi sublimée.

Néanmoins, l’histoire d’Emilio allait commencer en étant dans le ventre de sa mère, dont l’identité était la mère du clan des âmes sœurs, qui se nommait Maria Zulay del Rosario. L’histoire était en train de se répéter. Elle enfanta quatre enfants. Seul le cadet fut une âme sœur. Moi, le narrateur de cette présente histoire. Du côté de mon âme sœur, à cette période de l’année elle n’était pas encore née, mais pour sûr son père oui. Le grand Zantonio de Wisteria Lane était là lui aussi comme si cette malédiction allait enfin se terminer, car nous savions que nous étions tous maudits. Salèp le maître, avait vu juste en envoyer mes parents sur Terre et aussi dans le même pays la Colombie. Je naquis un cinq septembre, mille neuf cent quatre-vingt-sept à trois heures trente-sept du matin.

Or, la malédiction était toujours opérante, ma pauvre mère souffrait d’un trouble mental qui ne lui avait pas permis de garder ses enfants et moi-même. Ce fut ainsi que j’avais été mis à l’adoption. Je savais que j’allais être adopté par une famille française, cependant, je refusais de laisser ma mère seule, alors, j’avais commencé à brûler – une manière de pleurer qui pouvait endommageait mon âme et mon corps – et ainsi je fus projeté dans la vacuité loin de tout, laissant derrière moi mon âme mon corps, mon esprit qui c’était diviser en quatre parties distinctes. De brûler de la sorte, m’avait malheureusement dissocié. Ce voyage m’avait porté loin dans la Création. Un lieu que personne ne pourrait soupçonner. La vie y était douce et allègre où la vie quelle qu’elle soit y était félicitée.

J’avais atterri dans un lieu si sacré que personne de vivant sur Terre ne pourrait fouler le pied sans y avoir été invité au préalable.

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