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Quand les épines de la nuit
Pénètrent les cœurs en sommeil
Tombent les gouttes de pluie
D’un bonheur en veille
Sous les éclats de l’amer silence
Retentit le fatras des maux
Et la mélodie des sanglots
Ainsi s’élèvent les racines de la souffrance
Dans le pâle couchant s’étendent les ténèbres
Des âmes drapées de brume
Sans voix une marche funèbre
L’écho des écumes de l’amertume
Entre les larmes de cendre
Et la violence des ronces
Gèle à pierre fendre
Le chant des soupirs sans réponses
Point de reflets
Dans le clair-obscur tremblant
Des cimes de la mort
Le dernier couplet
Sur le gravier sanglant
Hurle l’horreur d’une nouvelle aurore

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