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Alexandre avait craqué. Il avait pratiquement atteint la banque de France quand le général annonça que le Dragon Rouge était à terre. Il n’avait pas hésité une seule seconde et avait rebroussé chemin. Il ne pouvait pas ne pas intervenir. Il ne pouvait pas laisser Axel comme ça. Pas lui. Il représentait trop aux yeux du jeune homme. En fait, il ne comprenait même pas pourquoi les autres n’en avaient pas fait autant. Il avait couru dans Paris sans ménager ses forces jusqu’à retourner aux champs Élysées, et blêmit. Là, au milieu de la boue des clones et à côté d’un cratère de bitume fondu, gisait son mentor, inerte.

Il courut jusqu’à lui avant de s’arrêter en glissant dans la boue, et le retourna pour l’allonger sur le dos avant de se figer. La partie gauche de son masque était arrachée, et son visage était méconnaissable. Lèvre fendue, nez en sang, arcade et pommette ouvertes, œil poché. Le combat avait dû être d’une violence inouïe. Il se pencha vers lui et écouta en silence avant de sourire. Axel respirait, il l’avait entendu. Il était soulagé. Il activa alors ses communications en pleurant de joie.

— ici Taser. Dargon Rouge est vivant. Je répète, Dragon Rouge est vivant.

Il s’attendait à entendre des cris de joie, mais ce fut la douche froide. Link répondit, sévère.

Taser, tu as une mission ! Laisse-le et va neutraliser Goliath !

Le jeune homme dut se retenir de hurler.

— Non ! On doit évacuer Axel d’abord. Il a besoin de soins médicaux en urgence ! J’emmerde Goliath !

— Moi aussi, je t’emmerde, gamin.

Taser releva la tête en urgence, en proie à la panique, alors que Link lui répondait sans qu’il l’entende. Goliath était là, à une centaine de mètres de lui. C’était un géant tout en muscle. Il devait mesurer presque trois mètres de haut, pour au moins deux de large. Lycan paraîtrait ridiculement petit comparé à lui. Et son visage. Dur, droit, carré, taillé à la serpe, au regard mauvais et au rictus haineux. Tout en lui respirait la puissance dévastatrice. Taser porta une main tremblante à son oreillette.

— Les gars… C’est Goliath qui est venu à moi… Je veux bien un peu de renforts…

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