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Syvantha s’efforçait par tous les moyens de renforcer l’organisation de la résistance.
La première étape avait consisté à créer de petites cellules de cinq personnes au maximum, l’un des membres en étant le responsable. Chaque cellule ignorait l’existence des autres cellules et le secret était la règle absolue : des personnes d’une même famille pouvaient appartenir à des cellules différentes sans le savoir.
Il y avait, au-dessus des cellules de base, les cellules de superviseurs composées elles aussi de cinq membres, dont l’un était le chef ; chaque superviseur recevait des informations ou transmettait des ordres aux responsables de cinq cellules.
Les chefs superviseurs rendaient des comptes au responsable régional et les responsables régionaux était réunis au sein du Conseil Fédéral. Un représentant de chaque Conseil Fédéral siégeait au sein de Conseil Mondial de la Résistance Puciphobe (CMRP).
Un des problèmes majeurs qu’il avait fallu résoudre rapidement était celui des communications.
Le téléphone n’existant plus, un système de boite aux lettres avait été mis en place qui donnait satisfaction mais était très lourd et ne prenait pas en compte les urgences. Maxime avait mis au point un appareil qui permettait de réactiver la puce pendant une fraction de seconde, le temps de provoquer une vibration signifiant qu’un message urgent se trouvait dans la boite aux lettres.
La situation était loin d’être excellente. Les autorités avaient ouvert la chasse aux puciphobes : la dénonciation était recommandée et très généreusement récompensée. Les ordinateurs tournaient à plein régime à la recherche de propriétaires de puces déconnectées ou infectées par le virus. La répression était féroce et les prisons se remplissaient.
Les puciphobes capturés étaient torturés pour livrer des informations sur le CMRP, ses adhérents et surtout ses dirigeants. Ensuite, une puce spéciale leur était implantée qui en faisait de véritables robots, obéissant sans broncher aux ordres reçus par l’intermédiaire de cette puce.
Malgré tous leurs efforts, Syvantha et Maxime n’avaient pas réussi à pirater cette puce pour la désactiver ou la modifier.
Le CMRP recrutait, était plutôt populaire, mais il avait besoin d’élaborer une doctrine, un programme et une stratégie.

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