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Syvantha avait été facilement mise hors de cause lors de son interrogatoire en faisant ressortir le fait qu’elle avait, avec l’aide de Maxime, réparé la faille de sécurité du système de communication et élevé des barrières pour contrer une nouvelle attaque. Les deux amis, une fois libérés, s’étaient réfugiés dans un petit hôtel de banlieue, bien décidés à ne pas en sortir avant d’avoir terminé la programmation du malware.
Il leur fallut une semaine pour terminer et vérifier leur programme. Ils décidèrent d’« inoculer » le virus le 1er juillet, à cinq heures du matin et de diffuser un même temps un message d’avertissement sur l’effet du virus, sans prendre la peine d’en informer le Conseil Mondial de la Résistance Puciphobe. L’urgence de la situation et le risque d’être pris avant d’avoir pu terminer justifiait l’acte à leurs yeux. Syvantha se chargea de rédiger le message d’avertissement à transmettre.
A toute la population et à tous les dirigeants de la planète.
Nous vous informons que nous avons saboté tous les systèmes électroniques qui seront tous en panne définitive le 7 juillet à zéro heure. Plus aucune communication sera possible. Nous vous demandons, pour éviter des accidents et des pertes humaines, de ne pas rouler en voiture et de ne pas faire voler d’avions. Nous souhaitons que les peuples se révoltent et reprennent leur liberté et leur destin en main.
Syvantha envoya le message sur un serveur programmé pour le diffuser simultanément sur tous les moyens de communications, à partir du 1er juillet afin de toucher toute la population et pas seulement les dirigeants. L’origine du message était indétectable et rien ne pourrait interrompre sa diffusion qui devait se répéter toutes les heures jusqu’à l’heure de la panne.
Tout était prêt, il ne restait plus qu’à passer à l’acte, plus question de reculer.

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