Chapitre 22

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Le lendemain matin, Eva et Sarah Baxter se rendirent au marché du bord de plage pour faire les derniers achats pour le repas du midi qu'Eva aiderai à préparer.

Arrivée dans la maison, elle attrapa German qui était au téléphone par le bras pour le mener jusqu’à la cuisine où elle commença à s’afférer et à lui donner des conseils, non plutôt des ordres pour la préparation.

La mère de German qui s'affairait aussi aux préparations, les regardait avec tendresse. Elle avait rarement vu son fils aussi complice avec quelqu'un, et le regard qu’il portait sur Eva était celui d’un homme amoureux, elle en était sûre. Il avait déjà eu cet air bien des années avant pour la petite Rébecca, son amour de jeunesse qui n’avait pas survécu à l’université.

Le repas prêt tout le monde se mit à table et dégusta le gigot d’agneau et le gratin préparé par Eva avec délectation.

Puis tout le monde se retrouva dans le jardin pour commencer la chasse aux œufs, préparée pour Axel. German aidait l’enfant par des « chauds-froids » et Eva le regardait avec tendresse. Des images de la nuit dernière lui revinrent en mémoire ramenant des frissons de plaisir sous sa peau où elle pouvait encore sentir les suaves caresses de German. Elle savait au fond d’elle-même que ce week-end était une sorte de parenthèse et que le retour à la réalité, demain, amènerait forcément ses complications, mais elle ne voulait pas y penser maintenant.

Julia qui assise à côté d’elle et berçant Louisa dans sa poussette, la sortit de sa rêverie inquiète :

- German est un oncle extra.

- Oui, je vois ça.

- Il fera un père vraiment formidable.

- Sûrement dit Eva pas très sûre de ce que voulait lui dire Julia.

- Tu sais Eva, votre situation est certainement compliquée, mais honnêtement, je n’ai jamais vu German regarder une femme comme toi.

Eva resta bouche bée ne sachant pas vraiment quoi répondre. Julia rit de bon cœur de sa gêne.

German, qui s’était approché avec Axel qui le panier rempli d’œuf en chocolat, un sourire remonté jusqu’aux oreilles, s’empressa de montrer ses trésors à sa mère, se pencha sur Eva, qui le regarda comme horrifiée, et l’embrassa tendrement sur les lèvres. Personne ne parut étonné par ce geste intime et Eva piqua un fard si énorme, ses yeux affolés se posant sur chacune des personnes environnantes. Cela fit rire Wyatt :

- Pas de panique Eva. German confirme juste ce que nous avons tous déjà remarqué.

Wyatt avait un sourire tout aussi désarmant que son frère, elle lui sourit en retour et se détendit.

German et Eva prirent le chemin du retour en fin d’après-midi. Arrivés dans le parking de l’immeuble d’Eva, la voyant hésitante, il lui dit un sourire aux lèvres :

- Si tu ne me dis pas de monter, je vais devoir faire quelque chose de très indécent dans cette voiture.

Eva leva les yeux au ciel et sortit de la voiture attendant qu’il la suive. Arrivés devant la porte de son appartement, German l’embrassant dans le cou, la distrayait de ses mains et elle avait du mal à trouver le trou de la serrure.

Peter passa la tête à travers sa porte et German et Eva se retournèrent en même temps.

- Salut Eva.

- Salut Peter.

- German dit Peter sur un sourire narquois.

- Peter répondit celui-ci un peu gêné.

- Je voulais juste savoir comment s’était passé ton week-end ? A priori très bien et je ne crois pas avoir besoin de plus d’informations. On s’appelle demain ? Dit-il en refermant la porte.

Eva qui avait enfin réussi à ouvrir sa porte, partie dans un rire nerveux et German la suivit dans l’appartement.

- Mon Dieu, je ne sais pas comment je vais gérer ça. Dit-elle une main sur son visage.

German ne lui laissa pas le temps d’en dire plus. À cet instant, il avait très envie d’elle et il prit son visage entre ses mains et l’embrassa profondément, lui faisant oublier toute pensée pragmatique. Toujours, accroché à sa bouche, il s’assit sur le canapé et la jucha sur ses genoux passant ses mains sous ses vêtements dégrafant son soutien-gorge afin de pouvoir profiter de la douceur de sa poitrine. Il passa son sweat par-dessus sa tête et descendit sa bouche dans son cou, suivant la courbe de son épaule, la renversant sur le dossier du canapé, sa poitrine s’offrait à lui sans aucun rempart. Elle était juste magnifique comme cela alanguie dans ses bras, les yeux mi-clos voilés par le désir. Il se pencha sur son sein pour le happer. Il en profita pour déboutonner le jean d’Eva et glisser ses doigts sous le coton de sa culotte. Eva gémit plus fort. Puis elle arrêta sa main se levant devant lui à demi nue et fit glisser sensuellement son pantalon sur ses hanches. Elle se mit à genoux et commença à défaire le pantalon de German qui l’aida en soulevant les hanches, toujours plongés dans les yeux l’un de l’autre. Son boxer subit le même sort et Eva remonta à califourchon sur les genoux de German qui d’une poussée la pénétra. Il laissa Eva conduire le rythme et s’occupa de ses seins magnifiques, redoublant son plaisir qui l’enserra avec force.

Au petit matin, une sonnerie de téléphone sortit German de son sommeil. Il tapota sur la table de chevet à côté de lui pour trouver l’objet du supplice ; son téléphone et arrêta la sonnerie tonitruante du réveil. Il embrassa la tempe d’Eva et la secoua par l’épaule pour la réveiller. Cette nuit avait encore été fatigante d'érotisme et ils n’avaient pas beaucoup dormi. Eva grogna et se retourna. German se colla à son dos pour lui murmurer :

" Mlle Aguilar, vous savez que votre patron ne supporte pas les retards.

Elle émit un son entre le rire et le grognement :

- Je suis sûre qu’il comprendra cette fois. Dit-elle en s’étirant contre son corps. "

German caressa son dos et se leva à regret pour prendre une douche. Quand il sortit une serviette autour de la taille, Eva lui tendit une tasse de café. Il l’a bu d’un trait et l’embrassa avant de s’habiller et de partir pour le bureau. Ils avaient le comportement d’un parfait petit couple, et cela était très étrange.

Eva se demanda comment gérer cette nouvelle relation. Mélanger le travail et la vie privée avec son boss n’allait pas être une mince affaire. Elle avait le chic pour se mettre dans des situations impossibles.

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