Chapitre 1 - Une journée presque comme les autres (partie 4/4)
Charlie expira lourdement, un réflexe familier chaque fois que la contrariété la gagnait. Puis, fidèle à ce qui se passait toujours avec Laurent, elle ne parvint pas à se contenir. Tout finit par jaillir.
— Je me sens pas à ma place ici. Avoua-t-elle. Je vois tout le monde heureux, passionné, sûr de ce qu’ils font… et moi, je suis là, coincée, sans savoir ce que je veux.
— Tu n’as jamais aimé la médecine, mais tu as toujours suivi ce que papa et maman te disaient.
Elle abaissa les yeux, presque honteuse, jouant nerveusement avec le rebord de sa manche. La lumière tamisée de la cuisine projetait des ombres douces sur son visage, accentuant la tension qui crispait ses traits.
— Oui...
Laurent l’observa un instant, attentif, son regard profond fouillant le sien comme s’il pouvait y lire ce qu’elle ne disait pas.
— Tu veux faire quoi alors ?
Charlie serra la mâchoire, sentant un nœud se former dans sa gorge. Cette question, elle se l’était posée mille fois sans jamais trouver de réponse.
— Je… sais pas.
Un soupir s’échappa de ses lèvres alors qu’elle passait une main agitée dans ses cheveux, les ébouriffant davantage. L’exaspération qu’elle ressentait envers elle-même était presque palpable.
— Je veux juste… ressentir quelque chose. Vivre quelque chose qui me fait vibrer, tu vois ? Comme dans les films ou plutôt les livres.
Sa voix s’était faite plus basse, comme si elle avait honte d’admettre cette envie insatiable d’intensité, ce besoin d’échapper à la monotonie de son existence trop bien rangée. Elle s’arrêta, fixant un point invisible sur la table basse, ses pensées dérivant vers ce qu’elle avait vécu plus tôt dans la journée.
Puis, sans vraiment comprendre pourquoi, sans même y réfléchir, elle lâcha, presque dans un souffle.
— Aujourd’hui… j’ai eu un accident.
Laurent fronça aussitôt les sourcils, son expression se durcissant sous la surprise.
— Pardon ?!
Charlie releva la tête, croisant son regard inquiet, mais elle leva une main comme pour désamorcer immédiatement toute panique.
— C’était rien de grave. Elle marqua une pause, incertaine, son esprit s’égarant sur cet échange avec lui. Un frisson de contrariété lui parcourut l’échine. Mais… Elle hésita, le poids de ses souvenirs encore brûlants contre sa peau. Ce mec…
Sa voix se perdit dans le vide, incapable de mettre des mots sur ce qu’elle avait ressenti. Sur cette rage pure, ce défi, ce besoin irrépressible de l’affronter encore. Laurent, lui, attendait, silencieux, analysant chacun de ses gestes avec cette patience qui l’exaspérait autant qu’elle la rassurait.
Elle repensa à Yuri, et cette simple pensée suffit à faire grimper en flèche son irritation. Son visage se ferma, sa mâchoire se contracta légèrement, mais, sans qu’elle ne le contrôle vraiment, son ton changea. Sa voix se fit plus forte, plus affirmée, et une énergie nouvelle vibra dans ses mots, une passion inattendue qui fit légèrement froncer les sourcils de Laurent. Il la connaissait trop bien pour ne pas remarquer ce changement. Il l’avait rarement vue aussi émotionnellement impliquée.
— Il m’a rendue dingue.
Laurent haussa un sourcil, un léger sourire amusé effleurant ses lèvres.
— Dingue comment ?
Charlie expira brusquement, son regard s’illuminant d’une colère encore brute, presque incontrôlable.
— Dingue de rage !
Laurent se redressa légèrement, croisant les bras, à la fois intrigué et diverti par cette réaction qu’il ne lui connaissait pas.
— Et ?
Charlie ouvrit la bouche, hésita, puis passa une main sur son visage en soufflant de frustration. C’était insupportable. ‘’Il était insupportable’’. Mais… Elle prit une inspiration plus profonde, comme si elle s’apprêtait à lâcher un aveu qu’elle-même peinait à formuler.
— C’était horrible. Elle marqua un silence, son regard se perdant un instant dans le vide, avant qu’un souffle ne lui échappe. Mais je me suis sentie… vivante.
Les mots résonnèrent dans l’espace entre eux. Un silence suivit, lourd de sens. Puis, à sa grande surprise, Laurent éclata d’un léger rire. Un rire non-moqueur, mais empreint d’une compréhension qu’elle n’était pas certaine d’apprécier.
— Alors tu devrais peut-être le revoir.
Charlie écarquilla les yeux avant de partir dans un éclat de rire nerveux, un rire brusque, presque forcé, qui trahissait plus de confusion qu’elle n’aurait voulu l’admettre.
— C’est impossible. Je le supporte pas. Elle secoua la tête, croisant les bras contre sa poitrine comme pour mieux ancrer son rejet catégorique. Un connard arrogant détestable. Même toi, tu ne trouverais rien de bien chez lui !
Elle s’attendait à ce que Laurent approuve, mais il la regardait avec cette expression légèrement pensive, un sourire énigmatique au coin des lèvres. Comme s’il savait quelque chose qu’elle-même refusait encore de comprendre.
Ils continuèrent à parler, Charlie lui raconta toute l’histoire dans les moindres détails, n’omettant rien, savourant chaque anecdote avec une exagération moqueuse. Ensemble, Ils se gaussèrent de Yuri, de son arrogance insupportable, de son attitude de « mâle dominant » tout droit sorti d’un cliché de mauvais film de série B. L’ambiance était légère, complice, empreinte de cette familiarité qu’elle avait presque oubliée.
Cela faisait longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi à l’aise avec Laurent. Sans même s’en rendre compte, elle mit de côté toute cette rancœur sourde qu’elle entretenait envers lui, ce poids de perfection qu’elle avait toujours associé à son image. Ici, ce n’était pas le chirurgien brillant et infaillible face à l’éternelle ‘’ratée’’ de la famille. Juste un frère et une sœur qui riaient ensemble. Et, pour la première fois depuis longtemps, elle se sentit bien.
Le dialogue coulait naturellement, fluide, sans gêne, sans effort, comme s’ils n’avaient jamais cessé d’être proches. Depuis combien de temps n’avait-elle pas parlé ainsi avec quelqu’un ?
Puis, sans qu’ils ne s’en rendent compte, la conversation dériva sur Eliott. Naturellement. Comme une évidence qui s’imposait à eux.
— Tu ne l’aimes pas.
Les mots de Laurent tombèrent comme une indéniable réalité, tranchants, inévitables. Charlie se tendit aussitôt. Son souffle se fit plus court, imperceptiblement, tandis qu’une vague de frustration familière lui nouait l’estomac. Tous ces doutes qu’elle s’efforçait de refouler, tout ce malaise qu’elle tentait d’ignorer depuis des années refaisait surface en une fraction de seconde.
— C’est pas si simple.
Sa voix était plus sèche qu’elle ne l’avait voulu. Elle détourna légèrement le regard, fixant un point quelconque sur le comptoir, comme si cela pouvait l’aider à éviter le poids du regard perçant de son frère. Laurent, lui, ne la quittait pas des yeux. Il pencha légèrement la tête, son expression calme, mais implacable.
— Pourquoi tu restes avec lui alors ? Il marqua une pause, cherchant ses mots avec cette précision chirurgicale qu’il appliquait à tout. Je t’ai jamais vu sourire avec lui. Je veux dire un vrai sourire, pas celui que tu fais pour être polie ou pour te caler sur les émotions des autres.
Charlie se crispa. Touchée.
— Et puis, tu n’en parles jamais. Tu ne dis jamais ce que vous faites ensemble… Sa voix se fit plus lente, plus mesurée, comme s’il articulait une vérité qu’elle refusait d’admettre. En vrai, je suis sûr qu’ensemble, vous ne faites rien. Tu devrais être avec quelqu’un qui chamboule ta vie.
Charlie ouvrit la bouche, prête à répliquer, mais aucun mot ne vint. Un silence pesant s’installa. Elle hésita, gênée, cherchant quoi dire, mais tout ce qu’elle trouva fut un haussement d’épaules vaguement fatalistes, puis une phrase à laquelle elle ne croyait même pas.
— Il vaut mieux être avec lui que seule.
Un frisson de malaise parcourut son corps dès qu’elle entendit sa propre voix prononcer ces mots. ‘’C’est pathétique’’. Laurent fronça les sourcils, son expression se durcissant légèrement.
— C’est ça que tu veux ? C’est ça ta vision de l’amour, du couple ?
Charlie ouvrit la bouche, mais aucune réponse ne vint. Parce qu’elle n’en avait pas. Parce qu’elle n’avait jamais vraiment réfléchi à ce qu’elle voulait, à ce qu’elle attendait d’une relation. Parce qu’elle s’était juste laissée porter, sans jamais remettre quoi que ce soit en question.
Elle hésita, son regard fuyant instinctivement celui de son frère, mais elle savait. Elle savait qu’il avait raison.
— Nos parents sont ensemble depuis toujours, et ça marche bien, non ? Et ils s’aiment de cette façon, je les ai jamais vu passionnés, ou éperdument amoureux…
— Ils s’aiment. C’est simple, oui, mais sincère, pas juste une envie de pas être seuls, ils s’aiment vraiment ! La vie n’est pas toujours un film. Et puis ils ont vieilli, si tu t’intéressais un peu plus à eux, tu aurais pu entendre de sacrées histoires qu’ils ont vécues ensemble dans leurs jeunesses. Mais tu es tellement dans ton monde que tu as jamais demandé… Désolé, mais tu aurais remarqué que non, ils ne s’aiment pas de cette façon. Certes c’est pas la romance d’un de tes livres, mais c’est un très bel amour. Un amour que je souhaite à ceux que j’aime… Tiens, Tu savais que papa avait traversé toute la planète pour retrouver maman pendant leurs études ? Ils ne s’étaient pas vus pendant 3 semaines, ça parait peu, mais ils se manquaient trop. Alors il a pris un avion, l’a retrouvé au Etats-Unis, mais elle y était plus, vu qu’il voulait faire une surprise, il l’a cherché à l’ancienne, sans utiliser son pad, tu te rends compte ? Puis on lui a dit qu’elle était au Japon… Attends, histoire de fou ! Il y est allé, et on lui a encore dit qu’elle était repartie. Il s’avait pas du tout où elle était. En parallèle maman était rentée en France le retrouver au même moment, pour la même surprise ! C’est dingue non, ils se sont loupés comme ça plein de fois et au final ils se sont retrouvés par hasard à une escale en Inde. C’est l’une de mes préférés, cette histoire, je la trouve romantique et en même temps chaotique.
— Sérieux ? C’est assez fou.
— Et oui ! Et pourtant ils se sont disputés, fort dans l’aéroport !
— Pourquoi ? C’est stupide…
— Non ça ne l’ai pas ! Ils avaient eu peur, utilisés tellement d’énergie, et il a suffi d’une remarque pour que ça explose, c’est ça l’amour. Tu crois vraiment qu’avec Eliott c’est comparable ?
— Et toi alors ? Répliqua Charlie sans répondre à la question. Avec Simon, vous vous engueulez tout le temps, vous finirez par plus être ensemble.
Sa voix était légèrement provocatrice, cherchant une faille, une preuve que l’amour n’était qu’un jeu fragile, voué à s’éroder avec le temps. Mais Laurent ne mordit pas à l’hameçon. Il se contenta de sourire, ce sourire à la fois amusé et empreint de cette assurance tranquille qui l’exaspérait autant qu’elle la fascinait.
— On s’aime passionnément. Il haussa légèrement les épaules, attrapa son verre et le fit tourner entre ses doigts, pensif. Je pourrais parcourir le monde pour lui… et l’engueuler pour avoir fait ça.
Charlie éclata de rire, secouant la tête devant l’évidence de cette réponse. ‘’C’est tellement eux’’. Simon et Laurent, un équilibre étrange entre l’amour et la confrontation, entre l’ombre et la lumière. Mais au fond, elle n’était pas sûre de comprendre. Elle haussa les épaules, son expression se teintant d’un mélange de cynisme et de curiosité sincère.
— C’est quoi, l’amour passionné ? C’est ça ? C’est vraiment si bien ?! Ça dure si longtemps ? Et ça sert à quoi, si c’est pour finir comme papa et maman, dans une routine bien huilée, sans éclats, sans frissons ?
Laurent reposa doucement son verre sur la table, croisant les bras, puis la fixa avec cette sérénité qu’elle lui enviait toujours. Il ne cherchait pas à convaincre, juste à lui montrer une vérité qu’elle refusait encore de voir.
— L’amour passionné, c’est un ouragan.
Sa voix était posée, mais chaque mot résonnait avec une intensité qui força Charlie à l’écouter plus attentivement.
— C’est ce feu qui te brûle de l’intérieur, ce chaos qui bouleverse tout sur son passage, ce quelque chose qui t’attire, te consume, et pourtant te fait revenir encore et encore. C’est vouloir tuer quelqu’un un jour et être incapable d’imaginer une vie sans lui le lendemain. C’est cette contradiction folle entre vouloir fuir et vouloir rester.
Il marqua une pause, son regard ancré dans le sien, cherchant une réaction, une faille où planter ses mots.
— C’est une guerre et une danse, une blessure et une guérison, un combat et une étreinte. C’est deux âmes qui s’entrechoquent si fort qu’elles laissent des cicatrices, mais qui finissent toujours par se retrouver, par besoin, par folie, par instinct.
Charlie ne bougeait plus. Son cœur battait légèrement plus vite, pas par amour, mais par cette sensation étrange qu’il parlait d’une chose qu’elle n’avait jamais connue.
— Jeune ou vieux, au bout d’une semaine ou après trente ans, ça ne change rien. L’amour passionné ne s’éteint pas. Il change de forme, il évolue, il prend des chemins inattendus. Mais il reste là, quelque part, caché dans un regard, dans un frisson, dans une dispute qui finit contre un mur ou dans un rire échappé au mauvais moment.
Il esquissa un léger sourire, cette douceur dans ses traits qui le rendait parfois si insaisissable.
— L’amour passionné, c’est le seul qui te fait sentir vivant.
Charlie déglutit.
— C’est celui qui te fait vibrer à chaque instant. Cette complicité qui illumine ton réveil et cette tension qui assombrit tes journées, cette douceur qui réchauffe tes nuits et cette mélancolie qui hante ton sommeil. Mais tu sais, les autres formes d’amour son tout aussi bien, unique, et multiples, chaque couple est différent, mais ils ont un point commun : ils s’aiment. Faire semblant, ce n’est pas aimer…
Un silence presque solennel s'installa. Laurent n’attendait pas de réponse, il savait qu’elle n’en avait pas. Charlie détourna les yeux, troublée. Son frère parlait d’un amour qu’elle n’avait jamais effleuré, d’un feu qu’elle n’avait jamais ressenti. Pour la première fois, elle se demanda si elle était passée à côté de quelque chose.
Un frisson lui parcourut les bras. Jamais personne ne lui avait parlé d’amour de cette façon. Jamais elle ne s’était demandé si, au fond, c’était exactement ça qu’elle cherchait. Elle réfléchit. ‘’Est-ce que c’est ce que je veux ? Et si oui… comment le trouver ? Ou plutôt, comment le faire durer ?’’. L’amour passionné sonnait beau en théorie, mais dans la réalité, c’était compliqué. Eliott ne méritait pas de souffrir juste parce qu’elle voulait plus, sans même savoir quoi.
Le dîner prit fin. Les étreintes chaleureuses, les adieux familiers. Chacun reprit sa route. Charlie, elle, observa un instant la nuit parisienne s’étendre devant elle. Les lumières des gratte-ciel clignotaient au loin, la ville ne dormait jamais. Elle soupira, lasse.
Lorsqu’elle rentra chez elle, Eliott était là, allongé sur son lit, profondément endormi. Elle ne s’y attendait pas. Elle n’avait pas envie qu’il soit là. Mais il y était. Sur l’oreiller à côté de lui, un cadeau soigneusement emballé l’attendait, accompagné d’un simple mot : « Bon anniversaire Charlie, je t’aime. ». Elle le prit du bout des doigts, le regarda un instant, puis le posa sur la commode sans l’ouvrir. Ça ne lui faisait rien.
Dans la pénombre tamisée de l’appartement, Charlie l’observa un instant. Cet homme qui partageait sa vie, qui disait l’aimer depuis des années. ‘’Eliott. Vingt-sept ans. Interne en médecine. L’homme parfait en théorie’’. Grand, environ un mètre quatre-vingt-cinq, élancé, mais musclé, toujours soigné. Ses cheveux, brun clair, presque blond, toujours impeccablement coiffés, encadraient son visage aux traits harmonieux. Un teint clair, une peau sans défaut, des yeux marron profonds, chaleureux, mais insondables. Il dégageait cette aura de confiance tranquille, de stabilité rassurante, comme une évidence pour tous ceux qui croisaient son chemin.
Un homme doux, prévenant, attentif, apprécié de tous. Sociable sans être envahissant, réfléchi, posé. Jamais un mot plus haut que l’autre. Jamais un faux pas. Un homme qui savait toujours quoi dire et comment le dire, au point que Charlie s’était souvent demandé si ce qu’il disait était vraiment ce qu’il pensait, ou juste ce qui devait être dit.
Elle fronça légèrement les sourcils en le regardant. ‘’Est-il sincère ?’’. Il lui disait qu’il l’aimait, mais était-ce vrai ou simplement logique. Il la couvrait de cadeaux romantiques qu’elle n’aimait pas, lui offrait des gestes tendres qu’elle n’attendait pas. Et pourtant, il ne semblait jamais douter. Comme s’il ne voyait pas, ou refusait de voir, que rien de tout cela ne l’atteignait réellement.
Il était propre sur lui. ‘’Trop. Lisse. Parfait’’. Et ce besoin permanent de maîtrise sur son image la troublait parfois. ‘’Je le connais pas si bien, au fond.’’. Il montrait ce qu’il voulait montrer. Il se contenait, même dans ses sourires. Rien ne dépassait. Mais à quoi bon savoir en réalité. ‘’C’est mieux que rien’’. Eliott l’aimait. Elle le savait, parce qu’il le disait. Mais elle ? Était-elle seulement capable d’aimer ? ‘’Et à quoi bon tout arrêter ? Pour quoi ? Pour qui ?’’.
Le vide lui répondit.
Elle s’allongea à côté de lui, éteignit son pad d’un mouvement de poignet et ferma les yeux. Son esprit dériva sur cette journée. D’ordinaire, elles se ressemblaient toutes. Rien ne changeait, tout était prévisible, identique, monotone. Mais aujourd’hui… Aujourd’hui, ce n’était pas tout à fait pareil. Une journée presque comme les autres. ‘’Ou peut-être, finalement… pas’’.
Elle s’endormit en repensant à sa conversation avec Laurent. Puis, à cet homme. ‘’Yuri...’’. Sans savoir que le monde qu’elle connaissait allait bientôt basculer.

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