du hasard ou le destin

5 minutes de lecture

J'étais au supermarché en bas de chez moi et je faisais la queue à la caisse quand mon attention fut attiré par une affiche scotchée sur un mur d'annonce, je plissais les yeux pour regardé ce qui étais écrit et lu à voix basse:

"URGENT — Recherche écrivain(e)

Suite à une pénurie mondiale de personnes émotionnellement stables, nous recrutons un(e) écrivain désespéré(e).

Profil idéal :
— convaincu(e) que personne ne comprend son génie (y compris soi-même)
— capable de réécrire la même phrase 47 fois pour finalement revenir à la première version
— annonce régulièrement « cette fois j’abandonne l’écriture » avant d’ouvrir un nouveau document 6 minutes plus tard
— attachement émotionnel inquiétant envers des personnages fictifs

Expérience requise :
✔ fixer le plafond en attendant l’inspiration (non rémunéré)
✔ transformer un simple regard en 3 pages de tension dramatique
✔ souffrir volontairement pour le réalisme artistique

Conditions de travail :
— horaires inexistants
— sommeil optionnel
— estime de soi fluctuante selon le nombre de vues/likes

Rémunération :
une dopamine fragile, des lecteurs silencieux et l’illusion d’avoir le contrôle sur quelque chose dans la vie.

Poste à pourvoir immédiatement.
De toute façon, vous étiez déjà en train d’écrire au lieu de faire ce que vous deviez faire."

Eh bien, le destin est bien joueur, c'est exactement ce qu'il me faut, je pris la décision de rédiger un Cv une fois chez moi. Mes mains tremblaient tellement fort que je n'arrivais pas à écrire droit et surtout j'avais la flemme d'écrire, depuis maintenant 1 ans j'essaie d'écrire une histoire mais à cause de ma flemme j'en suis à peine au titre. Donc je me mis à rédiger (de force et après trois pauses café) mon Cv et en vrai, je sus doué quand je veux, je le relisencore une fois pour vérifier:

"hey, hola, salut, hello, moi c'est Don satan aussi appelé la texas rangeur de la creuse (parce que je ne suis jamais lu).

Mon objet fétiche? des manuels techniques, je trouve ça euh éducatifs? (on essaie de paraitre intelligente comme on peut hein).

Oh, passons à mon type de lecteurs, bien sur que ce sont les intelligences artificielles qui s'ennuient le dimanche soir, grace a moi, ils ne s'ennuient jamais et au moins ils ne me critique jamais (sous peine d'etre désinstaller, hihi)

Je m'engage solennellement à supprimer sans état d'âme mon paragraphe préféré si celui-ci ne sert pas l'histoire, car un auteur qui s'aime trop est un auteur mort. ( meme si je pense que mon engagement tinedras le temps d'une résolutions du nouvel an)

Mon atout premier? Je veux que mon nom soit imprimé quelque part, car j'ai peur que si je disparais demain, la seule trace de mon passage sur Terre soit mon badge d'accès au parking de l'entreprise. sniff sniff, la place de parking elle meme était trop cher.

et voici le moment ultime, voici mon argument incroyable pour lequel vous devrez me prendre: "Je ne cherche pas à devenir célèbre, je cherche juste à ne plus avoir honte quand je relis mes propres textes le lendemain matin. Aidez-moi à ne plus me détester." (e,fin, si j'ai la célébrité en bonus je dis pas non)"

Bon, c'est pas mal, pas parfait mais bon à part les stars de télé rien n'est parfait de toute façons. J'ai envoyé ma lettre le lendemain, espérant au moins qu'ils répondent vite (deviner quoi? ils sont tout sauf rapide). Cela faisait des heures que je tournais en rond, une balade pour me vider la tête, j'ai dormi,et je décide enfin de sortir écrire.

J’étais assise dans un parc en pleine nuit, mon ordinateur comme seule source de lumière. Ma maladie avait été normalement contrée grâce à des médicaments anti-flemme. Mon but ? Terminer ce titre maudit.

Le curseur clignotait.

Lentement.

Régulièrement.

Avec une insolence presque provocante.

Je fixais l’écran comme on fixe un adversaire.
Nous étions deux. Lui et moi.
Et aucun de nous ne voulait céder.

Je tapai une lettre.

Puis je l’effaçai.

Trop engageant.

Je tapai un mot.

Je le relus.

Trop définitif.

Un frisson me parcourut. Pas à cause du froid. Non. À cause de cette sensation familière. Celle qui précède la rechute.

La Flemmite Aiguë Chronique.

Je sentis mes épaules devenir lourdes. Mes paupières hésiter. Mes doigts perdre toute volonté. Les médicaments anti-flemme perdaient de leur effet. L’ennemi revenait. Plus sournois. Plus puissant.

Une petite voix dans ma tête murmura :

— Tu pourrais juste écrire “Titre” et revenir demain…

Tentant.

Terriblement tentant.

Le vent fit frémir les feuilles autour de moi. L’écran vacilla légèrement. La batterie affichait 12%.

Le destin me lançait un ultimatum.

Soit j’écrivais ce titre maintenant.

Soit cette histoire rejoindrait les archives poussiéreuses de mes “Projets Prometteurs Abandonnés”.

Je redressai le dos.

Je pris une inspiration dramatique.

Mes doigts frappèrent le clavier avec la détermination d’une héroïne en fin de saga.

Lettre après lettre.

Mot après mot.

Je n’osais pas regarder.

Quand enfin je levai les yeux…

Il était là.

Magnifique.

Imposant.

Irrévocable.

« Histoire »

Je restai immobile.

Le silence du parc sembla m’applaudir.

Puis je soupirai.

Bon.

Ce n’était pas le meilleur titre du siècle.

Mais c’était un titre.

Et pour ce soir… c’était une victoire.

Le lendemain, même shéma,

moi et lui

un adversaire de taille contre moi

aujourd'hui l'un deux nous deux capitulera et ce ne sera sûrement pas moi

une lettre, ouf c'est épuisant mais il me faut la suite

encore une, je sens mes forces s'épuiser

allez encore une, allez courage

et enfin la dernière lettre, j'ai gagné

et voici mon titre: (F.A.C.E)

Après ce long et pénible effort, je prends la sage décision de rentrer chez moi, j'étais quasi arrivée quand je vis le facteur devant ma boite au lettre, premièrement j'étais perplexe, les facteurs passent en pleine nuit?; possible, mais je n'avais pas de courriers à attendre pourtant. Je décide de me coucher épuisé par toute ces reglexions très profondes.

Le lendemain, je pars voir ma boite au lettre, je l'ouvre et tombe nez à nez avec un billet d'avions, qui a pu me l'envoyer? Réflechis Don, tata Isabelle a pas les moyen, maman, surement elle a peur pour moi, papa peut etre mais je pens pas qu'il m'enverrait en autralie, c'est peut etre tonton jack. Soudain, je vis une lettre qui accompagnée le billet, je la lis attentivement, elle stipuler que j'étais prise pour une mission qui était d'enqueter sur un fantome, ah oui je me rappelle c'était le truc d'écrivains auquel j'avais postuler, oh putain j'ai été prise!!

Bon, direction l'Australie, arrivé là bas, une voiture (ou plutôt une poubelle) m'attendait, je fis quelque kilomètre avant de tomber en panne, je rencontrai ensuite Opale et de fil en aiguille je réussi à me sortir de ce bourbier, mais bizarrement dans la voiture d'Opale j'avais fait un étrange rêve qui ne collait pas avec la raison de mon rapatriement, apparement quelqu'un avait prouvé que c'était une légende mais mon rêve disait l'inverse. Cette phrase ne me quittait plus, c'est l'homme de mon rêve qui l'avait prononcé: "ce n'était pas un accident, ils m'ont tuer"

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