Chapitre 7 – Administration et patronage
Puisque j’évoquais une administration bien huilée, parlons-en.
Les sources — que je choisis toujours avec la plus grande précaution — m’indiquent qu’elle acheva de renforcer l’État ainsi que la vie religieuse.
Après le fort de Warangal, place au prestige et au spirituel. Elle encouragea ainsi la construction de temples śaiva, et fit de généreux dons en argent ou en terres aux brahmanes et aux sanctuaires régionaux.
Intelligente et pragmatique, elle promut l’agriculture ainsi que le commerce dans le royaume, et stabilisa l’impôt foncier.
Enfin, chose peu commune, Rudrama Devi recruta des guerriers non issus des familles nobles ou influentes. Un changement banal en apparence, mais qui, à l’époque, ne manqua pas de provoquer quelques grincements de dents. D’autant que ce recrutement s’accompagna de largesses fiscales en échange de la loyauté.
Il existe, je suppose, plus puissant encore que l’épée pour s’attirer soutien et fidélité : l’argent.

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