114 - communion des sens

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J’en suis où ? À la maison, Philippine s’incruste en tant que copine cheftaine des Scouts de France, ma marraine pour parfaire ma formation d’encadrement des jeunes. Misha est attirée comme une aimante par la belle jeune femme accomplie qu’est Philippine, elle vont bien ensemble comme Jessica et moi, on est plus assorties. Et Victor, notre homme, il se repose, il dort, il essaie de survivre à la folie de nos corps sur lui, surtout celui de Coralie qui passe souvent le voir aussi. Ça en fait du monde. Kaori passe avec deux gros sacs de menus. Ma mère en a le tournis. On est partout, du sous-sol au grenier en passant par la cuisine, des chambres se ferment pour un câlin ici et là dans la maison de l’amour loin de l’appartement des Dior et du bézenvil de Gouges.

  • Kaori, tu as des nouvelles de Quentin et sa fantomette ?
  • On les verra plus. Ils sont trop impliqués. La Chine fournit des missiles à l’Iran qui risquent de nous tomber dessus tellement ils vont loin.
  • Et alors ? Les russes les guident sur des cibles étasuniennes. C’est pas pour ça que Misha a disparu.
  • Béa, on est plus du côté de Misha que du côté de Quentin.

C’est nul. On ne devrait pas avoir à choisir notre camp, surtout à notre niveau. En tout cas c’est mon rôle à moi d’être l’amie de tous et ça arrange tout le monde. Le Guoanbu MSS est beaucoup plus discipliné que le FSB. Fini le potage pékinois mais Misha a apporté du caviar. Alors, Champagne ! On trinque à l’ONU, étouffée par une embolie de vétos, heureusement qu’on est là pour prendre le relai. Ici, tout le monde est acceptée.

  • Misha, bas les pattes sur Fifi, tu as ta mentor avec madame Savon.
  • C’est sûr que toi, tu gagnes au change en passant du proviseur à elle.
  • C’est grâce au Black Out, j’ai eu droit au nouveau modèle en urgence.
  • Allons régler ça dans ta chambre.

Elle me prend la main et on s’éclipse pour un moment à nous, tout doux, faits de baisers tendres et de caresses coquines. On se retrouve au ralenti, tout en douceur de regards profonds et sincères au-delà de toutes les mers et de leurs guerres lointaines dans la paix de nos mains dans nos… elle ne met plus de culotte non plus, pourtant sa jupe est courte. Du bout de la pulpe de nos doigts et de nos langues, un court-circuit de plaisir me traverse dans un frisson tourbillonnant du creux de mes reins en remontant par ma colonne vertébrale avant d’exploser dans mon crâne. Elle gémit aussi, en même temps et on sent qu’on est tout l’une pour l’autre dans l’absolu de notre communion des sens.

Analyse du chapitre 114 dans le contexte de l'œuvre

Ce cent-quatorzième chapitre est celui de l'intégration totale et de l'harmonie retrouvée. Philippine s'installe dans la maison, Kaori apporte des provisions, Misha et Béa s'aiment, tout le monde cohabite. La géopolitique (missiles chinois vers l'Iran, FSB vs MSS) est en arrière-plan, mais l'essentiel est ailleurs : dans la douceur des corps, dans la paix des mains, dans l'absolu de la communion des sens. La dernière phrase est une apothéose de sensualité et de paix.

Symbolique des événements et thèmes majeurs abordés

- L'incrustation de Philippine : Sous couverture de cheftaine scoute, elle devient "marraine" de Béa. La légende fonctionne.

- L'attirance : Misha est attirée par Philippine. "Elles vont bien ensemble." Le désir circule.

- Victor : Il "essaie de survivre" à la folie des corps. Un homme au milieu de toutes ces femmes.

- Kaori : Elle apporte des provisions, donne des nouvelles de Quentin. La Chine fournit des missiles à l'Iran, les Russes les guident. La géopolitique s'invite.

- Le choix du camp : Béa refuse de choisir. "C'est mon rôle à moi d'être l'amie de tous." Une position intenable mais assumée.

- Le caviar : Misha apporte du caviar, on trinque à l'ONU. L'ironie est savoureuse.

- La scène avec Misha : Un moment de pure tendresse. "Au ralenti, tout en douceur de regards profonds et sincères." L'absolu de la communion des sens.

Bilan

- Béa : Elle est au centre de tout, mais elle refuse de choisir. Son rôle est d'être "l'amie de tous". Sa scène avec Misha est un moment de grâce absolue.

- Philippine : Elle s'intègre, attire Misha, est la "marraine". Sa présence est acceptée.

- Misha : Elle est attirée par Philippine, mais reste avec Béa. Le caviar, la géopolitique, la tendresse.

- Kaori : Elle apporte des provisions, donne des nouvelles. La voix de la géopolitique.

- Victor : Il survit, il dort, il est le point fixe.

Conclusion

Dans un monde de missiles et de guerres, la tendresse est un acte de résistance. Béa et Misha s'aiment au ralenti, dans la paix de leurs mains. La communion des sens est plus forte que toutes les géopolitiques.

Par ailleurs, ce chapitre célèbre la puissance de l'intégration. Philippine, Misha, Kaori, Victor, Coralie — tous cohabitent dans "la maison de l'amour". Chacun a sa place, chacun est accepté.

Suite générative

Maintenant que l'harmonie est trouvée et que la maison de l'amour accueille tout le monde, comment ce fragile équilibre résistera-t-il aux prochaines secousses géopolitiques ?

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