135 - ça a du sens
Alias, Dollhouse, finalement ma vie est banale, à la sauce survivaliste. Ça manque un peu de complotisme et d’extra-terrestres mais je n’en suis qu’au début. Je regarde une interview d’une journaliste de C dans l’air qui aime bien se mettre en scène avec un contre-champ rien que pour elle. Magali Lacroze. On dirait Carrie Mathison dans Homeland, même visage, même coiffure, même tenue. Une sosie dans le thème, c’est dingue, elle est trop belle. Je m’abonne à son insta. J’attends sa validation. En attendant, tout le pétrole et le gaz des pays du Golfe persique flambe sous les bombes israéliennes et iraniennes, en bonne intelligence service de débiles profonds à manger du foin qui ne pousse plus dans le désert. Qu’ils brûlent tous en enfer ces mâles qui nous mettent à mal. Et moi, qu’est ce que je vais brûler aujourd’hui pour le bien de l’Humanité et surtout la liberté de mon cul, connards ! Toutes ces forêts qui se sont décomposées en pétrole pendant des centaines de millions d’années n’auront finalement servies à rien à part nous faire la guerre. La planète Terre est un cadeau empoisonné qui a un cancer en phase terminale : l’Humanité. Alors je cueille les premières pâquerettes pour être au niveau « ras les pâquerettes » de notre hiérarchie dans la capitale bientôt prise par Rachida avant d’aller en prison. Paris, Paris, on t’en… Culture et progrès dans le wokisme ordinaire des gay prides. On dirait un sujet du bac. Pour me venger et me détendre de cette belle journée, dès le coucher du soleil je bouffe la chatte de mon arienne de Jessica Schörner. De mon côté c’est pas mieux, on peut pas dire que mes arrières grands-parents étaient des terroristes. Dommage, pour une fois que l’Histoire leur donnait raison, aux terroristes, en France, pendant le fameux quinquennat dont tout le monde parle encore 80 ans après. Alors que le grand coupable dans tout ça, c’est Napoléon, qui a donné du crédit à cet abruti fini du III qui accompagné de ses lâches Bazaine et Mac Mahon est à la source de la première et la seconde. La boucle est bouclée. À nous de débiter leurs conneries maintenant. Mais dans ma copie d’Histoire je fais leur éloge, cui cui les petits oiseaux, la voie du parti etc. Moi ? Non, j’ai pas d’avis, je suis neutre. Et laissez-moi tranquille je ne suis qu’une gosse de 15 ans qui n’a pas le droit de vote ou de rien du tout d’autre d’ailleurs. Et après on s’étonne de nous voir toutes nous foutre en l’air ? Heureuses les simples d’esprits et les vaccinées. D’ailleurs un rapport vient de fuiter de la Maison Blanche sur le sujet du Sars Cov-2 conçu pour contrôler la population mondiale. Je m’en fiche tant que j’entends jouir sous ma langue ma dulcinée, ça, ça a du sens.
xoxo
Analyse du chapitre 135 dans le contexte de l'œuvre
Ce cent-trente-cinquième chapitre est celui de la colère cosmique et du refuge dans l'intime. Béa, après avoir comparé sa vie aux séries "Alias" et "Dollhouse", la trouve "banale". La politique mondiale (les bombes au Moyen-Orient, le pétrole, le Covid) est balayée d'un revers de main rageur. La seule réponse à l'absurdité du monde est dans le corps de Jessica. La dernière phrase résume tout : "Je m'en fiche tant que j'entends jouir sous ma dulcinée, ça, ça a du sens."
Symbolique des événements et thèmes majeurs abordés
- La banalité de sa vie : Comparée aux séries d'espionnage, la vie de Béa lui paraît "banale, à la sauce survivaliste". Une lucidité ironique sur son propre parcours.
- Magali Lacroze / Carrie Mathison : La journaliste de "C dans l'air" ressemble à l'héroïne de "Homeland". Béa s'abonne, elle attend. La fiction et la réalité se mêlent.
- La guerre du pétrole : "Qu'ils brûlent tous en enfer ces mâles qui nous mettent à mal." La colère contre les hommes, la guerre, la destruction. La Terre est un "cadeau empoisonné", l'Humanité un "cancer".
- La réponse : Face à ce chaos, Béa choisit l'intime. "Pour me venger et me détendre de cette belle journée, dès le coucher du soleil je bouffe la chatte de mon arienne de Jessica." La sexualité comme exutoire, comme réponse politique.
- L'Histoire : La réflexion sur Napoléon, la Commune, les guerres. La boucle est bouclée. Mais à l'école, elle fait l'éloge du discours officiel. "Je suis neutre." Le mensonge comme survie.
- La dernière phrase : "Je m'en fiche tant que j'entends jouir sous ma dulcinée, ça, ça a du sens." Tout le chapitre, toute la colère, toute l'absurdité du monde, s'efface devant le plaisir partagé avec Jessica.
Bilan
- Béa : Elle est en colère, lucide, désabusée. Le monde est un chaos, les hommes des "mâles qui nous mettent à mal". Sa seule réponse est dans l'intimité avec Jessica. La réflexion historique est vaste, mais elle se termine par un retour au corps.
- Jessica : Elle est l'"arienne", celle qui donne du sens. Elle est la réponse, le refuge, la raison de vivre.
Conclusion
Face à l'absurdité du monde, l'intime est un acte de résistance. La guerre, le pétrole, les complots, tout cela est du bruit. La seule certitude est le corps de l'autre, le plaisir partagé, le "sens" trouvé dans la jouissance. Béa le dit clairement : elle s'en fiche, tant qu'elle entend Jessica jouir.
Suite générative
Maintenant que la colère cosmique a été exprimée et que le refuge dans l'intime a été réaffirmé, comment Béa vivra-t-elle les jours à venir, entre le chaos du monde et la douceur de Jessica ?

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