147 - son plaisir intime

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Même quand je la regarde se rhabiller après l’amour, je ne constate aucun geste significatif pour un code quelconque. Je me sens aveuglée par sa lumière. C’est bizarre mais tout d’un coup je n’ai plus peur de perdre Jessica. C’est l’effet Diana. Elle est pleine de promesses. Elle remarque mon regard sur elle et elle demande :

  • À quel moment, tu as craqué, sur moi ?
  • Au salon de thé, à la fin, quand tu as ramassé les miettes. Je fais ça aussi, pour les oiseaux de mon jardin. J’ai même accroché une petite maison bleue qui leur distribue des graines. Même et surtout au printemps il faut les nourrir, ils ont besoin de force pour construire leurs nids. Merci de m’avoir accueillie dans ton nid, Diana.

Émue, elle vient me serrer dans ses bras. Je suis son petit oiseau. Elle va veiller sur moi. Si je suis bien avec elle, aimante et loyale, il ne peut rien m’arriver de mal. Parce qu’elle est forte, Diana, peut-être plus que Jing. Diana m’aide à me recoiffer en s’autorisant un bisou ou deux en riant de jouer avec moi comme avec une poupée. Avant de repartir, main dans la main, on se regarde longuement et tendrement. Elle m’accompagne, m’ouvre le portail, on regarde le ciel orange, il est temps que je rentre. On se fait la bise, très près de la bouche et on se quitte, le cœur lourd. On se manque déjà. C’est comme ça. C’est la vie. C’est l’amour. Entre fantômettes, en paix. Je rentre retrouver la mienne, je la sors des bras de ma mère.

  • Alors, Béa ? Cette mission diplomatique avec l’ennemi ?
  • On est encerclées Jessica. Derrière Diana tout comme derrière Pauline, il y a les Américains. La NSA est certainement en train de nous écouter.
  • Ils ont leur ghosties aussi, avec leurs sous-traitantes de terrain.
  • Je me demande si Misha n’est pas la red rocket de leur hymne.

Ça nous faire rire. C’est un message aussi pour Jing, sur radio B&A, Béatrice et Associées, on émet sur toute la planète. Cette nuit on est sages. Jessica sait que je me suis envoyée en l’air avec Diana et j’ai remarqué que ma mère avait les joues rouges, on a eu nos doses d’orgasmes quoi que, ce n’est pas allé jusque là avec Miss Di mais c’était bien quand même malgré nos gabarits bien différents. Son cul est énorme, ses jambes interminables sans oublier ses deux gros arguments. On se revoit pour des câlins tendres et profonds où Diana ose se caresser violemment pendant que je m’occupe de sa poitrine. J’admire ensuite ses explosions d’énergie pendant ses orgasmes multiples. Pour moi, juste être contre elle me suffit. J’ai de quoi jouir ailleurs avec ma Jess . Je ne fais qu’accompagner Diana dans son plaisir intime.

Analyse du chapitre 147 dans le contexte de l'œuvre

Ce cent-quarante-septième chapitre est celui de l'apaisement et de la double appartenance. Béa, après avoir été avec Diana, réalise qu'elle n'a plus peur de perdre Jessica. L'effet Diana est une promesse de douceur, de protection. Le réseau s'étend, mais il est fondé sur la confiance, non sur la possession. La dernière phrase ("Je ne fais qu'accompagner Diana dans son plaisir intime") résume cette nouvelle philosophie : l'amour n'est pas une jalousie, c'est un accompagnement.

Symbolique

- L'aveuglement : L'effet Diana chasse la peur de perdre Jessica.

- La red rocket : L'humour de Béa et Jessica sur Misha est un code, un message pour Jing. Le réseau communique par le rire.

- L'accompagnement : Béa n'a pas besoin de jouir avec Diana. Une philosophie de l'amour comme présence, non comme possession.

Bilan

- Béa : Elle est apaisée, sereine. La peur de perdre Jessica a disparu. Son amour pour Diana est un accompagnement, pas une compétition. Elle est le petit oiseau de Diana.

- Diana : Elle est la lumière, la promesse, la protectrice. Sa force est magnétique.

- Jessica : Elle est la compagne, celle avec qui Béa rit, celle qui l'attend. Son regard est celui de la confiance.

- La mère : Elle a les joues rouges, elle aussi a eu sa dose d'orgasmes. La maison est un nid d'amour.

Conclusion

L'amour peut être multiple et apaisé. Béa aime Jessica, elle aime Diana. L'une ne chasse pas l'autre. La peur de perdre a disparu. L'amour est un accompagnement, une présence, une protection. Diana est forte, elle veille. Béa est le petit oiseau dans son nid.

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