Réponse à "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?".
Christine
Il y a quelques mois, une personne chère à mon cœur nous quittait brutalement. Une femme hors du commun qui a marqué mon existence, autant par nos échanges que sa disparition.
Elle était d'une gentillesse sincère et d'une rare bienveillance. Elle savait dispenser ses mots pour soutenir, aider, soigner, peu importe qui vous étiez. Et en même temps, elle menait ses combats en silence, toujours souriante, le cœur prêt à supporter encore un peu de votre peine, par pure bonté d'âme.
Une femme, une mère, une fille, une épouse, dont la vie s'est éteinte, aussi brusquement que l'eau dévore les flammes.
Et c'est dans ces instants de grande tristesse que j'ai compris :
La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne.
Car le bonheur n'est qu'une construction sociale, une utopie que la société nous pousse à traquer sans relâche pour nous permettre de supporter cette vie que nous n'avons pas choisie de vivre. Oui, ne soyez pas dupe, un état de bonheur permanent est impossible.
L'existence n'est pas linéaire, c'est un parcours chaotique, une route qui zigzague, avec des hauts et des bas, plus ou moins importants, mais une constance gênante.
L'existence n'a pas de but, de finalité propre. La seule chose dont nous pouvons être certains, c'est qu'elle a un début et une fin, pour chacun d'entre nous.
Reste à faire en sorte que ce laps de temps entre les deux ait eu de l'importance…
Pour nous, ou pour les autres…

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