Chapitre 3 : Le cauchemar ( Solveig )
Je serre les poings, incapable de cacher ma panique.
— T’es sûre que tu ne l’as pas vu quelque part ? — me demande ma mère, la voix tremblante.
Je secoue la tête, mais mon cœur bat à tout rompre.
— Oui… je suis sûre de moi.
Je devrais me sentir responsable, parce que c’est mon collier, celui que ma grand-mère m’avait offert avant de mourir… et maintenant, il a disparu.
— Ma chérie, ça fait une heure qu’on cherche dans la maison, — soupire ma mère.
Elle avait raison : on avait fouillé chaque recoin de la maison de location, mais rien. Le collier restait introuvable.
— Si ça se trouve, tu l’as perdu pendant la randonnée d’hier, — dit Ida, ma petite sœur, d’un ton inquiet.
L’idée de ne jamais le retrouver me serre la poitrine et me noue l’estomac. Chaque souvenir de ma grand-mère semble s’échapper avec lui, et la douleur devient presque insupportable.
— Non… non, c’est impossible, — murmurai-je, la voix tremblante.
— Ma chérie… — soupire ma mère, incapable de cacher son inquiétude.
— Je… je vais le retrouver, — dis-je en sanglotant, — sinon je ne me le pardonnerai jamais.
Je montai dans ma chambre pour me reposer et m’assis sur mon lit. Je fermai les yeux, essayant de réfléchir, mais le sommeil m’emporta rapidement, profond et implacable.
Dans mon rêve, je me retrouvai dans le jardin de ma grand-mère. Tout était flou, comme dans un brouillard épais. Je la voyais sourire, mais ses yeux étaient tristes, et ses mains se tendaient vers moi.
— Ne perds jamais ce qui est précieux… — murmurait-elle, sa voix résonnant dans le vent.
Je regardai autour de moi, et je compris que le collier n’était plus là. Une panique glaciale m’envahit. Je courus, mais le jardin s’allongeait à l’infini, et chaque fois que je tendais la main, le collier disparaissait.
Je me réveillai en sursaut, le cœur battant à tout rompre, les larmes aux yeux, incapable de me débarrasser de l’impression que je l’avais vraiment perdu.
À côté de mon lit, je vis un plateau avec de l’eau et des pâtes. Ma mère avait dû le poser pendant que je dormais.
Quand je voulus descendre, je me rendis compte qu’il faisait nuit noire. Je sortis mon téléphone de ma poche : il était deux heures du matin.
Je retournai dans ma chambre et restai éveillée, incapable de dormir. Toute la nuit, je réfléchis à la façon de retrouver le collier, imaginant chaque recoin de la maison, chaque instant de la randonnée d’hier. L’angoisse me tenaillait, mais je refusais de céder au désespoir.
Puis, je me rappelai ce garçon… celui qui m’avait fait de l’effet, avec qui j’avais partagé un regard passionné. Soudain, mon cœur s’apaisa, comme si un souffle de chaleur venait adoucir l’angoisse qui m’avait tenaillée toute la nuit.
Et je m’endormis en pensant à lui, son visage et son sourire me réconfortant après cette nuit d’angoisse. Pour la première fois depuis des heures, mon esprit trouva un peu de paix.

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