2. Baiser

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— Cette planète est vraiment comme on me l'avait décrite. Je suis tellement heureuse qu'on ait choisi cette destination pour notre voyage de noce !
— Personnellement je trouve ça déroutant ce ciel vert et cette chlorophylle bleue, mais en même temps, ça donne un côté poétique.
— Ha ! Toi poète ! Laisse moi rire !
— Figure toi que oui, je sais avoir un cœur sensible.
— Laisse tomber ! Je te taquine grosse patate. Tu as raison. Tout est tellement différent de ce que nous connaissons, mais en même temps, tout est tellement similaire. Comme si la nature. C'est bête. Comme si la nature avait un schéma bien défini, et qu'elle faisait tout le suivre où qu'elle soit.
— Même les ornithorynques ?
— Les ornithorynques ? T'es bête ! Et bien, je dirai que tout le monde a le droit à l'erreur, d'expérimenter des choses...
— Élise, je te coupe, là-bas, entre les arbres laineux, ce ne serait pas notre hôtel ?
— Mais si ! C'est magnifique !

*silence*

— Arbres laineux ? C'est marrant comme description. Oui, ils sont bizarres ces arbres. Toute la végétation est bizarre.
— Allons voir de plus près, j'ai envie de savoir l'odeur qu'ils ont.

*bruits de pas heureux qui cours en cœur*

— Mmm ! Ça ressemble à un figuier !
— Cet endroit est le paradis !

*bruits de pas d'un inconnu*

— Vous êtes Élise et Basile ? Bienvenue à tous les deux dans notre établissement, et bienvenue à tous les deux sur notre planète. Akène, la planète marron. Suivez moi, je vais vous conduire à votre chambre.
— Merci beaucoup, nous sommes ravis de votre accueil et de votre planète. Nous vous suivons.
— Ah ! Tant que j'y pense, Élise, j'ai une lettre pour vous. La voici.

*bruit de papier*

— Qu'est ce que ? Bah. C'est une lettre de ma mère.
Bonjour les amoureux et encore félicitations pour votre mariage. C'était tout simplement exquis. Là, tout de suite, j'imagine ton regard perdu dans mes mots, ton doute suivi d'un froncement de sourcil. Oui, c'est bien moi qui écrit cette lettre, ta maman Pistache, tu vois, je connais tes petits mots, c'est bien moi.
Avec ton père, nous avons regardé un peu sur Externet à quoi ressemblait la destination de votre voyage de noce. Les images et les avis nous ont conquis ! Et tu sais, ton père est arrivé à sa retraite un an après votre union, son employeur lui a versé une coquette somme. Alors voilà, nous avons tout dépensé dans un billet ultra express pour Akène. Le voyage est allé si vite que nous n'avons pas été placé en hibernation. Je n'avais jamais vu ça, du personnel était à nos petits soins constamment. C'est donc cela être riche ? Bon, maintenant nous n'avons tout dépensé, mais il faut bien se faire plaisir ! On ne vit qu'une fois !
Voilà, je suis toujours très bavarde quand il s'agit d'écrire une lettre à ma fille adorée, mais je me suis promis de faire court cette fois-ci.
Alors un seul mot : profitez, profitez et profitez !
Nous avons hâte de vous revoir ! Tu vas me manquer ! Dire que quand nous serions rentré, tu ne seras pas encore arrivée.
Je ne préfère pas y penser.
Profitez !!
Plein de baisers à vous deux.
Papa et maman.

*Élise souriait*

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