12. Rendez-vous

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Le taxi attendait en bas, le chauffeur fumait sa cigarette avant de décoller.

— Vous êtes Élise ?
— Oui.
— Okay. Je finis ma cigarette et je vous emmène.

*et bonjour ?*

— Ça devrait aller, ça ne bouche pas trop le matin, juste au péage de la ceinture, mais là-bas il y a tout le temps du monde.
— Tant mieux alors.

*je préférai ne pas parler*

— Ça ne vous dérange pas si je mets de la musique ? J'écoute des chants guturaux anciens.
— Non. Pas de problème. Ça ne me dérange pas. De toutes façons, je pense que je vais somnoler pendant le voyage.
— Entendu. Je vous réveillerai un peu avant d'arriver. Je ne vais pas mettre la musique trop fort.

*tut, tut*
*be'lakor, the dream and the waking*

Élise sombra dans le sommeil à peine quelques secondes après avoir passé la rampe montante. Elle rêva à de grands arbres. Ils avaient des yeux et une bouche. Ils lui parlaient dans une langue incompréhensible mais universelle. Autant elle ne comprenait pas un seul mot, mais elle ressentait naturellement le sens général de chaque phrase. Les arbres formaient un demi-cercle devant elle. Dans leur dos un grand soleil qui brillait sans brûler, qui illuminait sans éblouir. Dans son dos, le vide, le néant, une zone inexplorée de son subconscient.
Le soleil se mit à souffler de la lumière, elle balançait les feuilles et les branches dans tous les sens. Elle éclaboussait tout ce qu'elle touchait : les troncs, le sol, le ciel, son visage et tout le reste derrière elle.
Elle se retourna. Écarquilla les yeux devant le spectacle qui se révélait à elle. Une vérité cachée.

— ..ame, ..adame, madame.
— Que ? Hmm. Oui. Qu'est-ce qu'il y a ?
— Nous sommes arrivés à destination. Ganymède vous attends.
— Ha. Déjà ? Merci. Je vous dois combien ?
— Rien du tout, tout à été payé par votre entreprise. Je vous reprend à la fin de la journée de référence. Dans huit heures ici ?
— Entendu. À toute à l'heure.

Élise regarda l'heure à son bracelet. Effectivement, les routes avaient été bien dégagées, elle avait presque vingt minutes d'avance. Elle en profita pour s'acheter la spécialité locale, des Ronds-Zeus, des gâteaux plats fourrés aux fraises de Melotte.
Le sucre gagne toujours face à l'humeur.

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