Silencieusement
Le silence
Ce mot qui ne dit rien
Qui ne veut rien dire non plus sauf à celui qui le reçoit et l’interprète à sa façon pendant que l’expéditeur du silence peut en avoir une toute autre conception et réalité.
Pour illustrer cette forme de silence :
Écrire à son crush et constater le silence abyssal de quelques heures alors que normalement il devrait répondre. Se poser mille questions, passer par toutes les phases de l’inquiétude à la colère pour conclure que ça y est, il l’a larguée.
Sauf que deux heures plus tard : « ma souris, mon père a eu un accident il est en réanimation. Je t’appelle asap. » le silence est rompu et non le couple.
Le silence est aussi celui qui s’impose quand la boulette vient d’être faite, la phrase de trop qu’il ne fallait pas prononcer ou pas ici ou pas si fort. La répartie face à cela est réservée aux meilleurs, le silence est pour les autres … plus ou moins long, plus ou moins gênant mais il est là. La personne qui le rompt est rarement celle blessée ou la maladroite.
Le silence a son utilité parfois pour se souvenir. La minute de silence pour un ou des défunts récents sert aussi à se souvenir durant ces soixante secondes de tous nos morts qu’on peine à oublier ou qu’on oublie trop et trop vite. Dans certains cas, ce silence est communicatif, il attire les larmes de l’un, fait sortir les mouchoirs de l’autre mais surtout il rassemble et apporte la paix et la sérénité… ne vaudrait-il pas mieux des heures de silence finalement ?
jFA

Annotations