Acte manqué
Il est un temps où il est temps de supprimer sa vieille boîte mail devenue inactive depuis deux ans mais conservée pour au cas où … deux longues années c’est le temps utile pour se dire qu’il est inutile de la conserver si on n’y est jamais retourné. C’est un peu comme garder un vêtement qu’on espère remettre un jour … le jour où les kilos superflus seront partis… deux ans me semblaient être la bonne temporalité.
J’ai donc entrepris la suppression de la cinquantaine de milliers de mails avant de clore ce compte pouvant y laisser uniquement une phrase magique « écrivez-moi ici maintenant » (en réalité elle est un peu plus polie que si magique !).
Évidemment je n’ai pas cliqué sur chacun des mails envoyés / reçus mais fait ça par pans entiers de dossiers avant de supprimer définitivement les éléments de la corbeille … ah cette corbeille en papier qui nous amuse parfois à se rêver reine du basket (Messieurs je suis sure que vous aussi vous vous prenez parfois pour Mickael Jordan ou feu Kobe Bryant avec votre feuille A4 chiffonnée de rage après un coup de fil désagréable). Mais la corbeille informatique est moins drôle et surtout irrécupérable. La corbeille à papiers, une fois vidée, au pire on file dans la grande poubelle déjà sortie, voire jusque la déchèterie… il existe un moyen potentiellement possible de retrouver le jet par erreur. Informatiquement non. C’est irrécupérable car le cloud a oublié la déchèterie apparemment… je serais pourtant bien allée faire un tour de nuage quand même en vrai … ça doit être cool (ah oui ça c’est avec les avions éventuellement… ça tombe bien c’est l’acte 2 de cette série).
Donc si parfois à cliquer sur vider la corbeille j’ai des sueurs froides, là aucune car deux ans qu’elle ne m’a servi à rien cette messagerie.
Et ce n’est que le lendemain que j’ai réalisé … à ce compte étaient associées toutes mes notes logées dans mon tél (celles de mes codes, de mes numéros à savoir, de mes listes de courses, de mes écrits) … plus rien je n’ai plus rien de tout cela. Mes codes finiront par se retrouver, mes courses se feront quand même mais mes écrits … se sont envolés les précieux non publiables ici, les souvenirs non publiés mais qui faisaient chauds à lire parfois pour se remémorer le bon vieux temps, les délires à peine ébauchés mais avec l’envie de peaufiner ou garder l’idée du jeu de mots … après la stupéfaction la colère (que dis-je la rage) … je me dis que cet acte manqué est le plus clair des messages de l’univers : fais table rase du passé et avance !
jFA

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